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  • 2012 : Nicolas Hulot relance l'idée d'une "chambre du futur"

    cese.jpgDans un entretien accordé à Ouest-France, Nicolas Hulot propose la création d'une "troisième chambre". Une tentative nécessaire de déplacer le débat public des querelles de personnes à une discussion utile sur la réforme de l'Etat et les conditions d'élaboration du droit de l'environnement

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  • Remaniement - Vice Premier ministre : le débat est lancé !

    Je vous invite à lire cette réaction, recueillie par l'AFP, du Président de France Nature Environnement

    Sébastien Genest roquelaure.jpg "Vice-Premier ministre au développement durable": les doutes des écologistes

    PARIS - La création d'un vice-Premier ministre chargé de l'Ecologie et du développement durable, évoquée comme l'une des pistes possibles du remaniement à venir, serait source de confusion, a estimé mardi France Nature Environnement (FNE).

    "Cela ne nous semble pas une bonne chose. Cela reviendrait à introduire une concurrence supplémentaire entre les ministres et de la confusion en matière de responsabilités", juge Sébastien Genest, président de la fédération écologiste qui rassemble 3.000 associations.

    Inscrite dans le Pacte écologique de Nicolas Hulot lancé lors de la dernière campagne présidentielle, cette idée a été relancée il y a une dizaine de jours par la secrétaire d'Etat à l'EcologieChantal Jouanno.

    "Faut-il reprendre l'idée d'un vice-Premier ministre qui aurait le poids nécessaire pour imposer à tous les ministères les principes écologiques?", s'est interrogée Mme Jouanno. "C'est sans doute une excellente idée", a-t-elle indiqué, soulignant qu'il s'agissait d'une piste parmi d'autres.

    FNE plaide pour que le Meeddat (Ministère de l'Ecologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire) soit chargé d'une "véritable coordination interministérielle" afin de "changer de braquet" sur le Grenelle de l'environnement.

    "Il faut en finir, en 2009, avec l'étape législative puis mettre le curseur plus loin", estime Sébastien Genest, qui plaide pour la création d'"ambassadeurs du Grenelle" sur des thématiques ciblées.

    "Le point concret sur lequel on peut avancer vite est la fiscalité", estime-t-il. Saluant le débat en cours sur la contribution climat-énergie (taxe carbone), il a regretté que la logique du bonus-malus, qui s'applique à l'automobile et "devait être élargi à plusieurs dizaines de gammes de produits", ait été "totalement bloquée".

    Le gouvernement vient de lancer une consultation sur la mise en place d'une contribution climat-énergie (CCE), prélevée sur les émissions de CO2 liées notamment aux transports et à l'habitat, qui pourrait être mise en place à partir de 2011.

    (©AFP / 16 juin 2009 17h20)

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  • Remaniement ministériel : un Vice Premier ministre pour quoi faire ?

    pacte écologique livre.jpgChantal Jouanno, Secrétaire d'Etat à l'Ecologie a récemment prononcé un discours, lors d'un déplacement au siège de l'ADEME à Angers, au cours duquel elle a fait référence à la possible désignation d'un Vice Premier ministre en charge du développement durable.

    En ces temps de remaniement ministériel post électoral où bruissent les rumeurs, l'idée que Nicolas Sarkozy puisse verdir son action en nommant un Vice premier ministre fait son chemin.

    Le Pacte écologique de Nicolas Hulot. Lors de la dernière campagne présidentielle, Nicolas Hulot avait réussi à récolter les signatures de presque tous les candidats au bas de son "Pacte écologique", lors d'une cérémonie organisée au Musée des Arts Premiers du quai Branly.

    Parmi les propositions du Pacte écologique figurait la création d'un poste de Vice Premier ministre. La fonction première de ce nouveau personnage aurait été de contrôler la compatibilité de toute décision gouvernementale avec les exigences d'une véritable politique de développement durable.

    A quoi sert un VPM ? Vaste question, aussi vaste que celle qui s'attache au contenu exact du concept de développement durable popularisé par le rapport de Gro Harlem Bruntland. Sauf à modifier la Constitution, le VPM n'a pas d'existence juridique mais seulement politique ce qui n'est pas déjà pas si mal. Concrètement, le VPM n'aura pas de pouvoir propre de décision mais pourra bien entendu émettre des avis un peu à la manière d'un sage.

    Le principal problème afférent à l'exercice de cette fonction concerne le référentiel du contrôle qui sera exercé par le VPM. Le seul référentiel disponible est constitué des 273 engagements du Grenelle de l'environnement....mais leur gardien était jusqu'à présent Jean-Louis Borloo...dont le Grenelle est en quelque sorte le bébé !

    Un risque de concurrence entre le VPM et le MEEDDAT ? Il est bien entendu que le VPM doit nécessairement être une personnalité politique de premier plan pour avoir l'autorité nécessaire pour peser sur les choix publics. Toutefois, un choc de poids lourds n'est pas à écarter entre le VPM et le Ministre d'Etat à l'Ecologie qui était présenté jusqu'alors comme l'équivalent du VPM. C'est d'ailleurs pour cela que Jean-Louis Borloo était Ministre d'Etat avec le rang protocolaire de n°2 du Gouvernement.

    Le Discours du 22 juin. Pour la première fois depuis le début de son mandat et à la grâce d'une révision constitutionnelle, Nicolas Sarkozy va s'exprimer, le 22 juin, devant le Congrès, soit la réunion à Versailles de l'Assemblée nationale et du Sénat.

    Selon les messages émis par les conseillers de l'Elysée, ce discours aurait une finalité doctrinale et non pratique. En clair, le Président ne devrait pas annoncer le nom des heureux nouveaux titulaires de charges ministérielles mais dépeindre les grandes lignes de sa politique pour la deuxième partie de son quinquennat. Pourquoi pas. Borloo avec poupée.jpg

    Un nouveau souffle ? L'un des enjeux de ce discours sera relatif à la relance du Grenelle de l'environnement. A l'heure où le projet de loi "Grenelle I" est quelque peu malmené à l"Assemblée nationale, un nouveau souffle serait le bienvenu. Ce n'est pas seulement en nommant deux ou quatre secrétaires d'Etat à l'écologie que l'on y arrivera mais bien en créant une révolution culturelle parmi nos responsables publics et privés.

    A titre personnel, plus il y a aura de personnes compétentes susceptibles de prendre en charge l'urgence climatique au sein du Gouvernement, plus je serai heureux. Il convient cependant de rester trés attentif au mécanisme qui sera mis en place pour que l'administration de l'écologie ne soit pas affaiblie à la suite de divisions et de concurrences intra gouvernementales qui ont déjà fait tant de mal.

    Surtout, il faut rappeler que l'avenir du Grenelle dépend de nous tous, pas que des ministres dont c'est la fonction. Il serait d'ailleurs souhaitable que les auteurs du Pacte écologique, à commencer par Nicolas Hulot mais aussi les associations, interviennent publiquement pour peser sur la configuration du remaniement.

    Quid du Parlement ? Et aussi : la protection de l'environnement ne concerne pas que le Gouvernement mais aussi le Parlement.

    Il est essentiel que l'opposition en général, à la suite du succès d'Europe écologie, élabore enfin sa doctrine d'un développement soutenable. Il serait à ce titre intéressant de donner la présidence de la future commission environnement de l'Assemblée nationale à une personnalité de l'opposition.

     

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