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uranium

  • Nucléaire : AREVA priée de mieux surveiller les anciennes mines d'uranium (Les Echos)

    Plusieurs associations de défense de l'environnement comme France Nature Environnement, Sources et Rivières du Limousin, se sont battues, notamment en justice pour obtenir d'Areva (et de l'ex COGEMA) une gestion rigoureuse de ces déchets uranifères. Ces derniers ont été souvent employés en remblais et on en retrouve encore un peu partout sur le territoire français comme une récente émission de France 3 a pu le démontrer.

    Ce combat associatif a fini par produire des résultats et déclencher l'intervention des pouvoirs publics comme le relate cet excellent article de Julie Chauveau publié dans Les Echos (ci derssous)

    Lorsque vous entendez les publicités d'Areva vantant les mérites du nucléaire, présupposé ne pas émettre de CO², n'oubliez jamais que cette énergie coûte très cher, est gérée de manière bien peu démocratique et produit des déchets extrèmement dangereux dont nous allons laisser la charge aux générations futures.. Une bien drôle de conception de la justice..

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    Le groupe prié de mieux surveiller les anciennes mines d'uranium (Les Echos)

    [ 10/08/09  ]

    Une circulaire a été envoyée aux préfets sur la gestion des 210 anciennes mines d'uranium françaises. Areva a trois ans pour faire un bilan, organiser la concertation avec les riverains et répertorier les lieux sur lesquels des remblais rocheux ont été réutilisés.

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    Le passé nucléaire de la France refait surface. Fin juillet, le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, a envoyé une circulaire à l'ensemble des préfets sur la gestion des anciennes mines d'uranium en France. Cette activité, répartie sur 210 sites dans 25 départements, a permis de fournir une partie du combustible des cen­trales nucléaires. La dernière mine, située à Jouac, en Haute-Vienne, a fermé en mai 2001.

    Après des années de protestation de l'association France ­Nature Environnement, le gouvernement reconnaît dans cette circulaire que la connaissance des anciens sites est « perfectible », qu'il faut « améliorer » les études sur l'impact environnemental et sanitaire, et créer des mécanismes de concertation avec les habitants voisins. Enfin, le texte s'attaque à la difficile question des « stériles ». Ces terres et ces roches excavées pour accéder aux couches de minerais contenant l'uranium, ou jugées à l'époque de l'exploitation comme insuffisamment riches en uranium, étaient considérées, avant 1984, comme de simples remblais. Elles étaient donc réutilisées pour combler les routes ou boucher des trous. « Il s'agissait d'une pratique couramment admise »,affirme la circulaire. Mais ces stériles présentent un marquage radioactif et se trouvent aujourd'hui encore présents dans les régions autour des mines. Ces derniers mois, on en a notamment retrouvé puis enlevé sous un parking dans le Forez. L'Autorité de sûreté nucléaire a également refusé, en mai dernier, une demande d'utilisation par une entreprise de Vendée, propriétaire d'un stock de 1,2 million de tonnes.

    Etat des lieux sous trois ans

    Tout en considérant qu'il ne faut pas remettre en question les utilisations passées - 200 millions de tonnes de matériaux ont été produits par l'exploitation minière -, les pouvoirs publics veulent interdire tout nouveau projet de valorisation des stériles. Depuis 1984, les exploitants devaient garder la trace des lieux où ceux-ci étaient déposés, et Areva, qui gère l'ensemble des mines, a cessé depuis 1992 d'en vendre à l'extérieur. Aujourd'hui, le gouvernement demande à la société de recenser les lieux sur lesquels les stériles ont été entreposés.

    Un plan d'action a été proposé par les pouvoirs publics. Areva va ainsi survoler en hélicoptère le Limousin, une région qui compte de nombreuses mines, afin de détecter la présence de radioactivité. Environ 1.000 kilomètres carrés devraient être couverts cette année. La circulaire précise qu'Areva procédera au recensement pour l'ensemble des mines sous deux ans et que les informations seront mises à disposition du public dans les communes concernées. En cas de radioactivité incompatible avec l'usage des sols, l'opérateur informera l'administration et devra au cas par cas retirer les matériaux.

    Ce travail de mémoire qui mélangera survol et épluchage des archives a commencé pour les ­mines elles-mêmes. L'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire a lancé en 2004 un premier fichier baptisé « Mimausa » (Mémoire et impact des mines d'uranium : synthèse et archives). Il est disponible sur Internet depuis un an et précise, pour chaque mine, chaque site de broyage et de stockage, la localisation et les quantités d'uranium extrait. Reste à vérifier que les riverains sont bien informés. Sous trois ans, un état des lieux devra avoir été effectué et Areva devra avoir mis en place les procédures de concertation.

    JULIE CHAUVEAU

     

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