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  • Entreprises et développement durable : sondage BVA

    26443_fr_sondage.pngLe Ministère de l'Economie vient de publier les résultats d'un sondage BVA,  réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 701 entreprises du 26 mai au 10 juin 2010. Analyse de l'intérêt exact de cette enquête.

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  • Climat : que se passe-t-il aux Etats-Unis ? (et ailleurs?)

    Obama Pete Souza.jpg

    Au lendemain de la conférence de Barcelone, où les groupes de négociations se retrouvaient pour la dernière fois avant le sommet de Copenhague en décembre prochain, c'est la désolation. La plupart des observateurs dénoncent le manque d'ambition, le jeu de cache-cache entre Etats et, plus que tout, sont manifestement déçus par la faiblesse des propositions de Barack Obama, attendu pourtant comme le messie.

    Pour ma part - ce n'est qu'un avis - j'ai trés peu d'intérêt pour la théorie de l'homme providentiel. J'imagine qu'une démocratie adulte n'a pas besoin d'un père ou d'une mère mais comprend des citoyens enclins à régler eux-même les affaires de la cité par des mécanismes de représentation et de participation où la délibération s'avère constructive. Je ne mésestime pas ce que Barack Obama pouvait incarner au delà même de son discours, dans l'histoire des Etats-Unis. Cependant, les attentes dont il a été l'objet sont peut être aussi disproportionnées que les déceptions qu'il suscite moins d'un an aprés son entrée à la Maison Blanche.

    En réalité, Barack Obama n'a pas de baguette magique et l'opinion publique américaine ne se passionne pas pour les négociations climatiques, loin s'en faut. Pour preuve, cet article dont je vous recommande la lecture dans le dernier numéro de "The Economist". Le titre  : "Climate change and public opinion: (Not yet) marching as to war"(p 59). 

    L'article révèle qu'un sondage d'opinion réalisé par le "Pew Research Centre" basé à Washington indique que le pourcentage de personnes interrogées qui pensent que l'élévation du niveau global des températures est une réalité est passé de 71% en avril 2008 à .... 57% le mois dernier. Dans le même temps seulement 36% des personnes sondées croient à la responsabilité de l'homme dans le phénomène de changement climatique. L'article suggère que la situation serait pire en Australie : "In both America and Australia the public seems to be growing more doubtful even as policymakers feel more certain of the need for action."

    Et en Europe ? La mobilisation citoyenne est-elle plus importante ? Pour le savoir, il est utile de consulter l'Eurobaromètre, dont le dernier rapport date de juillet 2009. Celui-ci précise qu'en un an - crise économique oblige - le pourcentage de personnes interrogées qui citent le changement climatique comme étant le problème mondial le plus grave est passé de 62% à 50%. Dans le même temps, le total de personnes s'estimant suffisamment informées ne progresse pas et reste à peine supérieur à 50%. 75% pensent que les "bio fuels" permettent de réduire les émissions de GES. Bien entendu, d'autres chiffres sont réconfortants. Ainsi une grande majorité d'européens pensent que la gravité de la crise climatique n'est pas exagérée et que la lutte contre les émissions de GES peut avoir un impact économique positif.

    L'un des résultats les plus intéressants tient à l'optimisme des personnes interrogées, même dans un contexte de crise économique trés dure. Ainsi, 62% des personnes sondées estiment que le processus de changement climatique peut être stoppé. Conclusion dans le même sens de "The Economist" : "research suggests that people react well to a positive message, one that portrays a happy low-carbon future of electric cars, well-planned towns and affordable transport. They also like the idea that citizens as well as politicians have a choice between eco-disaster and a greener, better world."

    Mon interprétation personnelle des résultats précités est - peut être - qu'un discours constructif, encourageant est plus efficace et attendu pour créer une mobilisation citoyenne qui sera sans doute la clé des négociations.

    Pour revenir aux Etats-Unis, il semble illusoire de focaliser sur les propos et gestes de Barack Obama dés l'instant où l'opinion publique américaine est mobilisée sur d'autres priorités comme la crise économique ou la réforme du système de santé. De plus, le Congrès américain n'aura peut être pas voté la loi qui permettrait au Président de disposer d'un mandat clair. (photo : White House/Pete Souza)

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  • Sondage Taxe carbone : le sommet de la bêtise a été atteint...

    sondage.jpgCa y est c'est sûr : les français(es) sont presque tous opposé(e)s à la taxe carbone.
    Ce n'est plus la peine continuer à débattre de ce sujet.
    Plus la peine de pedre du temps ou de penser. Mais oui on vous le dit : plus la peine de réfléchir, le peuple a décidé et il a décidé que la taxe carbone, il n'en veut pas.

    Les élections, le débat, l'argument, le contradictoire....rangeons tout cela au placard et écoutons ce que les oracles sondagiers ont à nous dire avant de retourner à nos occupations habituelles.

    Rappel des faits : deux sondages ont été réalisés, l'un pour Europe 1, l'autre pour l'association l'UFC Que Choisir. Ces sondages concluent tous deux que les 2/3 des français sont opposés à la taxe carbone.

    Où va-t-on ? Comment est il possible que certains médias puissent colporter de telles âneries et enchainer sur des micro trottoirs qui démontrent par A+B que le promeneur est lui aussi contre la taxe carbone ?

    C'est consternant. C'est affligeant. Personne n'a osé commenté ces deux sondages et démontrer l'opération de manipulation qui se cache derrière. Personne alors je me rappelle de  mon cours de sociologie politique en première année de fac de droit : le résultat d'un sondage est aussi et peut-être d'abord fonction de la question que l'on pose et du contexte dans lequel il est réalisé....

    Changez la question et vous n'obtiendrez pas la même réponse...

    Etudions le sondage SOFRES pour Europe 1 pour démontrer que la ficelle est un peu grosse. Pour le lire : c'est ici

    Je précise tout d'abord que je ne met pas en cause l'utilité des sondages et le sérieux des instituts qu les réalisent. En réalité c'est la pauvreté ou l'absence de commentaires de ces sondages par certains éditorialistes et journalistes qui est renversant.

    Observation n°1 : page 5 du sondage on apprend que 43 % des sondés qui ont entendu parler de la taxe carbone voient "vaguement" de quoi il s'agit.

    Lorque l'on sait que les personnes sondées préfèrent généralement se déclarer bien informées et intelligentes que sous cultivées et sous douées, on comprend tout de suite que des sondage sur un sujet aussi complexe que la taxe doivent être pris avec précaution.

    Observation n°2 : page 6 du sondage, la question incontournable : "Vous-même, pensez-vous que cette taxe carbone serait très efficace, plutôt efficace, plutôt pas efficace ou pas du tout efficace pour diminuer la consommation d’énergie en France ?"

    Réponse attendue : 66 % des sondés sont plutôt ou tout à fait opposés à la taxe carbone. Pourquoi était ce une réponse attendue ? Tout simplement parce que la question comporte les mots "taxe carbone" qui sont clairement devenus des gros mots au fil des réactions de multiples responsables politiques qui, de l'extrême droite à l'extrême gauche fustigent ce "nouvel impôt" qui va "carboniser" le pouvoir d'achat. La question passe par ailleurs sous silence tout ce qui peut être positif ou en faveur de la taxe carbone à commencer par la redistribution de son produit.

    Surtout, le terme seul de "taxe" suscite toujours le rejet, a fortiori en période de crise. Clairement, la question de ce sondage a été posée en fonction de la réponse attendue. Cette question aurait été posée avant les déclarations de Ségolène Royal et sans le mot taxe : la réponse n'aurait évidemment pas été la même.

    Je vous parie que si la question avait été  : "pensez vous que pour nos enfants échappent à une crise climatique sans précédent il soit utile de modifier notre fiscalité de manière à ce les pauvres soient protégés de l'explosion à venir des prix de l'énergie et aidés à investir dans des produits et activités durables qui ne sont pour l'heure accessibles qu'aux plus riches"......la réponse n'aurat pas été la même !

    Bref, la manière dont ont été diffusés et repris les résultats de ce sondage démontre que la simplification et la manipulation restent de mise pour habiller en analyse objective ce qui n'est qu'un point de vue subjectif de la part de ceux qui écrivent contre la taxe carbone.

    Si le sondage devient définitivement la méthode infaillible de débattre en démocratie : au secours....

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