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  • Climat : que se passe-t-il aux Etats-Unis ? (et ailleurs?)

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    Au lendemain de la conférence de Barcelone, où les groupes de négociations se retrouvaient pour la dernière fois avant le sommet de Copenhague en décembre prochain, c'est la désolation. La plupart des observateurs dénoncent le manque d'ambition, le jeu de cache-cache entre Etats et, plus que tout, sont manifestement déçus par la faiblesse des propositions de Barack Obama, attendu pourtant comme le messie.

    Pour ma part - ce n'est qu'un avis - j'ai trés peu d'intérêt pour la théorie de l'homme providentiel. J'imagine qu'une démocratie adulte n'a pas besoin d'un père ou d'une mère mais comprend des citoyens enclins à régler eux-même les affaires de la cité par des mécanismes de représentation et de participation où la délibération s'avère constructive. Je ne mésestime pas ce que Barack Obama pouvait incarner au delà même de son discours, dans l'histoire des Etats-Unis. Cependant, les attentes dont il a été l'objet sont peut être aussi disproportionnées que les déceptions qu'il suscite moins d'un an aprés son entrée à la Maison Blanche.

    En réalité, Barack Obama n'a pas de baguette magique et l'opinion publique américaine ne se passionne pas pour les négociations climatiques, loin s'en faut. Pour preuve, cet article dont je vous recommande la lecture dans le dernier numéro de "The Economist". Le titre  : "Climate change and public opinion: (Not yet) marching as to war"(p 59). 

    L'article révèle qu'un sondage d'opinion réalisé par le "Pew Research Centre" basé à Washington indique que le pourcentage de personnes interrogées qui pensent que l'élévation du niveau global des températures est une réalité est passé de 71% en avril 2008 à .... 57% le mois dernier. Dans le même temps seulement 36% des personnes sondées croient à la responsabilité de l'homme dans le phénomène de changement climatique. L'article suggère que la situation serait pire en Australie : "In both America and Australia the public seems to be growing more doubtful even as policymakers feel more certain of the need for action."

    Et en Europe ? La mobilisation citoyenne est-elle plus importante ? Pour le savoir, il est utile de consulter l'Eurobaromètre, dont le dernier rapport date de juillet 2009. Celui-ci précise qu'en un an - crise économique oblige - le pourcentage de personnes interrogées qui citent le changement climatique comme étant le problème mondial le plus grave est passé de 62% à 50%. Dans le même temps, le total de personnes s'estimant suffisamment informées ne progresse pas et reste à peine supérieur à 50%. 75% pensent que les "bio fuels" permettent de réduire les émissions de GES. Bien entendu, d'autres chiffres sont réconfortants. Ainsi une grande majorité d'européens pensent que la gravité de la crise climatique n'est pas exagérée et que la lutte contre les émissions de GES peut avoir un impact économique positif.

    L'un des résultats les plus intéressants tient à l'optimisme des personnes interrogées, même dans un contexte de crise économique trés dure. Ainsi, 62% des personnes sondées estiment que le processus de changement climatique peut être stoppé. Conclusion dans le même sens de "The Economist" : "research suggests that people react well to a positive message, one that portrays a happy low-carbon future of electric cars, well-planned towns and affordable transport. They also like the idea that citizens as well as politicians have a choice between eco-disaster and a greener, better world."

    Mon interprétation personnelle des résultats précités est - peut être - qu'un discours constructif, encourageant est plus efficace et attendu pour créer une mobilisation citoyenne qui sera sans doute la clé des négociations.

    Pour revenir aux Etats-Unis, il semble illusoire de focaliser sur les propos et gestes de Barack Obama dés l'instant où l'opinion publique américaine est mobilisée sur d'autres priorités comme la crise économique ou la réforme du système de santé. De plus, le Congrès américain n'aura peut être pas voté la loi qui permettrait au Président de disposer d'un mandat clair. (photo : White House/Pete Souza)

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  • Climat : l'Europe, en ordre dispersé, dialogue avec les Etats-Unis

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    Le Premier ministre suédois, dont le pays préside actuellement l'Union européenne, a rencontré ce lundi Barak Obama. Selon l'AFP, ce dernier aurait déclaré : "Nous sommes confiants: si tous les pays voient (dans la conférence de Copenhague) une chance unique, nous pouvons parvenir à un accord important, non pas un accord qui résolve tous les problèmes, mais qui constitue une avancée importante et crée les conditions de nouveaux progrès à l'avenir".

    A la suite de Yvo de Boer, Secrétaire exécutif de l'UNFCC, le Président américain confirme donc l'hypothèse selon laquelle il n'y aura pas de protocole de Copenhague pour remplacer celui de Kyoto.

    L'Europe quant à elle continue de parler d'un accord juridiquement contraignant et Angela Merkel devrait appeler aujourd'hui les Etats Unis, à l'occasion d'un discours devant le Congrès à s'engager plus avant. Problème, Mme Merkel a contribué au blocage de la position de l'Union européenne, s'agissant de la ventilation du financement européen de l'aide à accorder aux pays pauvres pour l'adaptation au changement climatique.

    M. Reinfeldt a, pour sa part, a affirmé la nécessité de la coopération entre l'Union européenne et les Etats-Unis sur le climat. Une nouvelle preuve de ce que les négociations climatiques donneront lieu à plusieurs accords, non pas un seul "grand" mais plusieurs accords de coopération à l'instar de ceux déjà signés entre la Chine et l'Inde ou entre la Chine et les Etats-Unis. De son côté, la France par l'intermédiaire de Jean-Louis Borloo tente de participer à ce mouvement de régionalisation de l'enjeu climatique mais...personne n'en parle.

     (Photo : M Obama et M Reinfeldt lors de leur rencontre de ce lundi).

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  • Climat: une majorité de citoyens du monde espèrent un accord à Copenhague (AFP)

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    Lu cette dépêche AFP intéressante ce matin. Selon une enquête de l'Observatoire climatique de la banque HSBC, les deux tiers (65%) des citoyens interrogés dans le monde espèrent un accord international sur la lutte contre le changement climatique, avec une forte motivation dans les grands pays émergents". Cette enquête a été menée dans 12 pays auprés de 12 000 personnes

    A priori ces résultats sont encourageants. Ainsi, au Brésil (86%) et au Mexique (83%) "l'attente est particulièrement forte", et parmi les pays industrialisésse démarquent, la France (73%) et l'Allemagne (70%) paraissant les plus motivés.

    Toutefois, aux Etats-Unis, seuls 45% des citoyens interrogés espèrent un accord. Autant dire que l'indifférence à l'enjeu climatique est donc assez forte. De plus, l'étude témoigne de ce que, en un an et en raisin de la crise économiqe,  "le changement climatique est passé de la 3e à la 4e place des principales préoccupations".

    La mobilisation citoyenne est donc inégale en fonction des pays et insuffisante aux Etats-Unis qui sont pourtant un acteur clé du sommet de Copenhague. La situation est tendue. Un an aprés son élection, la côte de popularité du nouveau président est chahutée et l'attention de l'opinion publique est largement accaparée par la réforme du système de santé. En outre, le Sénat ne s'est pas encore prononcé sur le projet de loi qui doit/devrait permettre au Président Obama de disposer d'un mandat clair pour les négociations climatiques.

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  • Smart grids : Barack Obama annonce un plan d'investissement de 3, 4 milliards de dollars

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    Il faut aussi parler des bonnes nouvelles. Le président Barack Obama doit ainsi annoncer aujourd'hui, à l'occasion d'un déplacement à Arcadia (Floride) un plan d'investissement de 3,4 milliards de dollars dans la rénovation du réseau électrique américain. Il s'agit de passer aux "smart grids", c'est à dire aux technologies qui permettent une meilleur efficacité énergétique du réseau.

    Des subventions de 200 à 400 millions de dollars vont être attribuées pour doter les Etats-Unis d'un "réseau électrique intelligent". Ce dernier, actuellement qualifié de "vétuste" par l'administration américane n'aura plus pour seule fonction de transporter l'électricité mais aussi et surtout de l'économiser. Plusieurs techniques permettent d'ajuster ou de réduire les niveaux de consommation dans le sens d'une meilleure efficacité.  

    Ainsi que le précise le site Bloomberg : "One of the largest grants being announced is $200 million for Constellation Energy Group Inc.’s Baltimore Gas and Electric Co. to provide new electric meters to 1.1 million households that will allow real-time monitoring of electricity use and help customers adjust their usage during peak times.

    Sempra Energy’s San Diego Gas & Electric Co. will receive $28.1 million to build a wireless system to link the utility’s 1.4 million meters and monitor other equipment across the electrical grid."

    Comme le précise l'AFP, "L'administration met en avant une analyse menée par l'Institut de recherche sur l'énergie électrique selon laquelle l'utilisation d'un nouveau réseau de technologies vertes doit permettre de réduire la consommation d'électricité de 4% d'ici à 2030, ce qui représente une économie de 20,4 milliards de dollars".

    (photo : White House Photo, Pete Souza, 10/23/09)

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