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négociations climatiques

  • Copenhague : vers un accord juridiquement consternant ? (terra eco)

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    Ma chronique de ce matin sur le site Terra Eco est intitulée "Copenhague : vers un accord juridiquement consternant".

    Vous pouvez la lire ici.

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  • Le Sommet de Copenhague se passe-t-il à Copenhague ? (Terra Eco)

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    Retrouvez ma chronique quotidienne sur le sommet mondial du climat de Copenhague sur le site de TERRA ECO.

    Aujourd'hui, la titre de la chronique est "Le Sommet de Copenhague se passe-t-il à Copenhague ?"

    Pour la lire, c'est ici.

     

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  • Texte de la Position commune de la France et du Brésil sur le changement climatique

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    Vous trouverez ci-dessous le texte de la "Position commune de la France et du Brésil sur le changement climatique" qui a été signée hier à Paris, à l'occasion d'une visite du Président Lula.

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    La France et le Brésil réitèrent leur conviction que le changement climatique est  l’un des défis les plus urgents auxquels nous faisons face aujourd’hui et qu’il exige une réponse globale immédiate guidée par les principes de justice et d’équité. Les deux pays soulignent que la lutte contre le changement climatique est un impératif qui doit être entièrement compatible avec une croissance économique durable et l’éradication de la pauvreté. Ils souscrivent aux conclusions scientifiques du Quatrième rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et soutiennent l’objectif de limitation de la hausse de la température moyenne mondiale à 2°C au-dessus des niveaux pré-industriels. Le respect de cet objectif implique un pic des émissions mondiales le plus tôt possible et une réduction des émissions mondiales d’au moins 50% d’ici à 2050 par rapport à 1990.

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  • Climat/Copenhague : le G 20 aboutit à une déclaration d'intention à Saint Andrews

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    Les Ministres des finances du G20 se sont réunis hier à Saint Andrews en Ecosse. Cette réunion était particulièrement importante à deux titres : d'une part parce que l'enjeu du financement est au centre des négociations climatiques en cours, d'autre part parce que le G20 se réunissait pour la dernière fois avant le sommet de Copenhague qui s'ouvre le 7 décembre prochain.

    La lecture du communiqué officiel publié à l'issue de cette réunion n'incite pas à l'optimisme. Ce communiqué peut être consulté ici.

    Le paragraphe relatif à l'enjeu climatique est le suvant, il "mérite" d'être reproduit en intégralité : "We committed to take action to tackle the threat of climate change and work towards an ambitious outcome in Copenhagen, within the objective, provisions and principles of the United Nations Framework Convention on Climate Change (UNFCCC). We discussed climate change financing options and recognised the need to increase significantly and urgently the scale and predictability of finance to implement an ambitious international agreement. Public finance can leverage significant private investment. Increasing the scope of carbon markets would depend on policy frameworks of developed and developing countries and on the depth of emission reductions on the part of developed countries. To deliver this financing, coordinated equitable, transparent and effective institutional arrangements will be needed.
    Coordination of support for country-led plans and reporting of this support should be ensured across all financing channels, multilateral, regional and bilateral. We discussed a range of options and, recognising that finance will play an important role in the delivery of the outcome
    at Copenhagen, we commit to take forward further work on climate change finance, to define financing options and institutional arrangements
    .

    En résumé : le G20 souhaite un "accord ambitieux" à Copenhague mais ne donne aucun chiffre ni ne prend aucun engagement sur le dossier du financement. Au contraire, il souligne l'importance des importances privés et des efforts à réaliser par les Etats développés ou en voie de développement. Bref, le chemin paraît encore long alors que Copenhague : c'est demain.

    A ce rythme là, ce n'est pas un accord politique qui sera signé mais une simple déclaration d'intention.

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  • Climat : que se passe-t-il aux Etats-Unis ? (et ailleurs?)

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    Au lendemain de la conférence de Barcelone, où les groupes de négociations se retrouvaient pour la dernière fois avant le sommet de Copenhague en décembre prochain, c'est la désolation. La plupart des observateurs dénoncent le manque d'ambition, le jeu de cache-cache entre Etats et, plus que tout, sont manifestement déçus par la faiblesse des propositions de Barack Obama, attendu pourtant comme le messie.

    Pour ma part - ce n'est qu'un avis - j'ai trés peu d'intérêt pour la théorie de l'homme providentiel. J'imagine qu'une démocratie adulte n'a pas besoin d'un père ou d'une mère mais comprend des citoyens enclins à régler eux-même les affaires de la cité par des mécanismes de représentation et de participation où la délibération s'avère constructive. Je ne mésestime pas ce que Barack Obama pouvait incarner au delà même de son discours, dans l'histoire des Etats-Unis. Cependant, les attentes dont il a été l'objet sont peut être aussi disproportionnées que les déceptions qu'il suscite moins d'un an aprés son entrée à la Maison Blanche.

    En réalité, Barack Obama n'a pas de baguette magique et l'opinion publique américaine ne se passionne pas pour les négociations climatiques, loin s'en faut. Pour preuve, cet article dont je vous recommande la lecture dans le dernier numéro de "The Economist". Le titre  : "Climate change and public opinion: (Not yet) marching as to war"(p 59). 

    L'article révèle qu'un sondage d'opinion réalisé par le "Pew Research Centre" basé à Washington indique que le pourcentage de personnes interrogées qui pensent que l'élévation du niveau global des températures est une réalité est passé de 71% en avril 2008 à .... 57% le mois dernier. Dans le même temps seulement 36% des personnes sondées croient à la responsabilité de l'homme dans le phénomène de changement climatique. L'article suggère que la situation serait pire en Australie : "In both America and Australia the public seems to be growing more doubtful even as policymakers feel more certain of the need for action."

    Et en Europe ? La mobilisation citoyenne est-elle plus importante ? Pour le savoir, il est utile de consulter l'Eurobaromètre, dont le dernier rapport date de juillet 2009. Celui-ci précise qu'en un an - crise économique oblige - le pourcentage de personnes interrogées qui citent le changement climatique comme étant le problème mondial le plus grave est passé de 62% à 50%. Dans le même temps, le total de personnes s'estimant suffisamment informées ne progresse pas et reste à peine supérieur à 50%. 75% pensent que les "bio fuels" permettent de réduire les émissions de GES. Bien entendu, d'autres chiffres sont réconfortants. Ainsi une grande majorité d'européens pensent que la gravité de la crise climatique n'est pas exagérée et que la lutte contre les émissions de GES peut avoir un impact économique positif.

    L'un des résultats les plus intéressants tient à l'optimisme des personnes interrogées, même dans un contexte de crise économique trés dure. Ainsi, 62% des personnes sondées estiment que le processus de changement climatique peut être stoppé. Conclusion dans le même sens de "The Economist" : "research suggests that people react well to a positive message, one that portrays a happy low-carbon future of electric cars, well-planned towns and affordable transport. They also like the idea that citizens as well as politicians have a choice between eco-disaster and a greener, better world."

    Mon interprétation personnelle des résultats précités est - peut être - qu'un discours constructif, encourageant est plus efficace et attendu pour créer une mobilisation citoyenne qui sera sans doute la clé des négociations.

    Pour revenir aux Etats-Unis, il semble illusoire de focaliser sur les propos et gestes de Barack Obama dés l'instant où l'opinion publique américaine est mobilisée sur d'autres priorités comme la crise économique ou la réforme du système de santé. De plus, le Congrès américain n'aura peut être pas voté la loi qui permettrait au Président de disposer d'un mandat clair. (photo : White House/Pete Souza)

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  • Position de l’Europe pour Copenhague : faites ce que je dis, pas ce que je fais (FNE)

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    Communiqué de Presse France Nature Environnement –  Vendredi 30 octobre 2009

     

    Après d’âpres négociations engagées hier soir et achevées ce matin, les Chefs d’Etat et de Gouvernement de l'Union Européenne, réunis à Bruxelles, sont arrivés à une position commune pour Copenhague. Selon les termes du Premier ministre suédois, l’Europe se dote ainsi d’un « mandat fort » pour les négociations à venir et encourage les autres pays à la suivre. Réaction de FNE.

    Le financement de l’aide à la lutte contre le changement climatique est l'un des principaux enjeux des négociations internationales en cours. Deux questions étaient posées : celle du montant global de cette aide, et celle de la contribution de l’Europe à celle-ci. Les Chefs d’Etat et de gouvernement ont bien répondu à la première, pas à la seconde.

    L’Union Européenne s’est en effet accordée sur les montants devant peser sur l’ensemble de la communauté internationale : le financement international de la lutte contre le changement climatique est estimé à 100 milliards d’euros par an d’ici 2020, et la part fournie par le financement international public (entendu, les Etats) est chiffrée entre 22 et 50 milliards d’euros par an.

    Le premier ministre suédois a simplement précisé que la contribution de chaque Etat membre au financement de la lutte contre le changement climatique ferait l'objet d'un groupe de travail.  « On attendait de l’Europe un engagement sur des chiffres ambitieux et précis », rappelle Gaëlle Cognet, Chargée de mission Climat à l’International : « au final, elle fixe bien des objectifs pour l’ensemble de la communauté internationale, mais ne s’engage pas sur l’effort à fournir pour leur réalisation. Quel est exactement l’exemple à suivre pour les autres pays : effet d’annonce et attentisme ? ».

    Arnaud Gossement, porte-parole de FNE ajoute : " Fausse joie. A la veille de Copenhague, les bonnes intentions ne suffisent plus : il faut se donner les moyens de ses ambitions et arrêter de jouer à cache cache entre pays dits développés. L'Europe a manqué aujourd'hui l'occasion de devenir leader sur le climat. N'oublions pas que ne pas lutter contre le dérèglement climatique coutera bien plus cher que de s'engager dés aujourd'hui ".

    Conclusions du Conseil Européen à lire ici.

     

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  • Climat : qu'est ce qu'un accord juridiquement contraignant ?

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    A quelques jours du sommet de Copenhague, le débat fait rage quant à l'objet même de ceet évènement. D'un côté les partisans d'un "accord juridiquement contraignant" souhaitent qu'un "protocole de Copenhague" succède au protocole de Kyoto de 1997.

    Dans les coulisses, chacun admet que cette option apparaît de plus en plus hypothétique. Yvo de Boer a lui-même admis qu'un tel accord ne verrait pas le jour et l'ONU s'en tient à demander "le plus haut niveau d'accord", ce qui signifie concrètement qu'elle craint qu'i n'y ait pas d'accord du tout.

    De l'autre côté, les partisans de la realpolitik climatique prônent une simple déclaration politique commune qui ouvrirait la voie à un train de négociations post Copenhague. Il faudra alors espérer que ces nouvelles négociations aboutissent rapidement car le protocole de Kyoto ne produira plus d'effets à compter de 2012. En retranchant le temps nécessaire aux ratifications, il faudrait que le nouveau protocole intervienne fin 2010 dans une hypothèse optimiste. 0

    En réalité, du point de vue du juriste, le blocage ne tient pas qu'à la seule recherche d'objectifs communs et individualisés de réduction des émissions de gaz à effet de serre, ni au seul montant de l'aide à l'adaptation que le Nord devrait verser au Sud.

    Le problème tient également à ce qu'il est difficile de définir précisément ce que l'on nomme "accord juridiquement contraignant" en droit international. Si cette expression renvoie à l'idée de sanctions qui pourrait être ordonnées par une juridiction, les négociations climatiques risquent de durer encode des décennies. Mettre la barre trop haut pourrait en réalité revenir à donner un argument aux climatosceptiques qui ne rêvent pas d'un succès à Copenhague. Descendre la barre dés maintenant pourrait aussi revenir à donner une prime aux réalistes et rendre crédible l'hypothèse d'une déclaration générale.

    Pour se convaincre du problème, il suffit de lire le Mémorandum de la France pour Copenhague intitulé "Vision d'un accord de Copenhague ambitieux et équilibré". La première partie - "Attentes générales sur ce que doit être l'accord de Copenhague" - précise que la France souhaite "un accord juridiquement contraignant". 

    Plus loin, il est écrit : "FORME JURIDIQUE DE L'ACCORD DE COPENHAGUE : Au vu de ces exigences, l'accord de Copenhague doit prendre la forme d'un nouveau protocole à la Convention Climat, le « Protocole de Copenhague », reprenant et intégrant l'acquis et les engagements des Parties au Protocole de Kyoto, tout en allant plus loin sur les points qui le nécessitent. Ce nouveau protocole constitue l’instrument de convergence unique de l'ensemble des négociations onusiennes engagées dans le cadre de la Feuille de Route de Bali (dans le cadre des deux groupes de travail AWG-KP et AWG-LCA à la fois). Le Protocole de Kyoto existant est rendu caduc par ce nouveau protocole."

    Ainsi, le mémorandum ne définit l'expression "accord juridiquement contraignant" que par référence au contenant, soit l'instrument que représente le protocole. Rien n'est dit du contenu et des conditions de sanction de la méconnaissance de ce contenu. Le problème reste donc entier. Et si l'on parle de sanctions : desquelles ? Qui infligera des sanctions, par exemple à la Chine ?

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  • Un Code mondial de l'environnement ?

    balance justice.jpgLes négociations climatiques qui s’achèveront à Copenhague du 7 au 18 décembre 2009 sont la preuve qu’il faut complètement changer notre manière de concevoir la protection de l’environnement au niveau international. 

    Le changement climatique implique un changement juridique fondamental, aussi fondamental peut-êre que fut hier, la rédaction d'un code civil.

    Or, ce changement n’a toujours pas eu lieu et n’est même pas réellement envisagé. Dans cette perspective, j’emprunte cette idée, qui n'est pas de moi mais qui m'a été exposée par mon confrère Christian Huglo : un Code mondial de l’environnement.

    Le monde a en effet changé de telle manière qu’il devient inacceptable de tenter de l’organiser avec les instruments d’hier. Or, le droit international de l’environnement n’est absolument pas adapté aux défis d’aujourd’hui.

    Pourtant, les négociations internationales se caractérisent encore par une logique diplomatique et par le monopole des exécutifs nationaux dans leur conduite. La principale conséquence de cette situation est la rédaction de textes aussi nombreux qu’imprécis et inapplicables

    Au final, la succession et l’empilement de traités, déclarations et autres conventions n’est plus un moyen  de prévenir et de lutter contre la crise écologique qui menace la survie même de l’humanité. Cette situation est en réalité source de confusion et ne profite qu'à ceux qui auront les moyens de profiter des failles de cette montagne de papier.

    L’idée qu’une nouvelle régulation des échanges internationaux, qu’ils soient commerciaux ou culturels n’est pas nouvelle. Des ONG et des responsables politiques ont déjà défendu la création d’une Organisation mondiale de l’environnement. Des juristes et écologistes ont déjà défendu la création d’une Cour mondiale de l’environnement.

    Toutefois, ces discours sont restés….des discours.

    Il manque certainement une clé de voute à cette réflexion sur la manière de concevoir une nouvelle gouvernance de l’écologie. Un Code mondial de l’environnement est susceptible de l’incarner.

    L’arme du droit. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, de nouveaux instruments juridiques ont été créés de manière à prévenir le retour de la barbarie. Convention et Cour européenne des droits de l’Homme, Organisation des Nations Unies et, un peu plus tard, Communauté économique européenne. Ces institutions ont des points communs : l’idée que le périmètre de l’Etat nation n’est pas suffisant pour régler tous les problèmes du monde et que le droit est une arme.

    En matière d’environnement, inutile de rappeler cette phrase fameuse mais vraie : il faut « penser global et agir local ». Or, « penser global » suppose que cette pensée soit un jour ou l’autre couchée par écrit et connue voire partagée du plus grand nombre.

    Un Code mondial de l’environnement peut remplir cette fonction et ainsi :

    • Offrir une réponse globale et claire à des problèmes globaux et complexes
    • Décliner une idée clé dans un contexte de mondialisation : celle de responsabilité 
    • S'écarter d'une conception carbo centrée de la crise écologique et lui apporter une réponse d'ensemble et dans tous les domaines : eau, mer, pollutions industrielles etc..
    • Changer la gouvernance actuelle des négociations environnementales en cassant le monopole des exécutifs nationaux
    • Asseoir la légitimité et le fonctionnement d’une organisation mondiale de l’environnement qui dépasse le cadre d’un simple programme
    • Assurer l’accès et la connaissance du droit pour tous les citoyens et responsables du monde, ce que ne permet pas la collection actuelle de traités
    • Clarifier les droits et obligations des opérateurs économiques tout en assurant la sécurité juridique de leurs investissements.
    • Contraindre les Etats à coopérer 

    Je ne fais là que proposer quelques pistes de réflexion. Je n’ignore pas que la rédaction et l’effectivité d’un code mondial de l’environnement connaîtront bien des obstacles. Ceux-ci ne me paraissent cependant pas insurmontables et les avantages semblent bien l'emporter sur les inconvénients éventuels.

    Ecologie et droits de l’Homme. Je lis et entends actuellement des messages de militants des droits de l’homme qui s’inquiètent de ce que l’attention soit plus soutenue pour les droits de la planète que pour ceux des Hdmmes. Après avoir convaincu de ce que l’écologie n’est pas l’ennemie mais la condition d’une économie supportable, les écologistes doivent désormais reprendre ce chantier qui consiste à articuler défense de l’environnement et défense des droits de l’homme.

    Pour une Organisation mondiale de l’environnement. Le théâtre des négociations climatiques actuelles, d’Aquila à Bonn et de Bangkok à Copenhague est assez affligeant lorsque l’on a à l’esprit les enjeux auxquels il convient de faire face.

    Les élus et réprésentants de la société civile sont exclus d'un processus dont la conclusion est écrite par avance : il y a aura bien un accord mais un accord sur le constat plus que sur les moyens d'y répondre. des objectifs seront fixés au cours de la dernière nuit de négociation que tout le monde s'empressera d'oublier dés le lendemain. Les mécanismes de Kyoto perdureront aprés 2012.

    Restera alors à bâtir l'aprés Copenhague en faisant ce qu'il aurait fallu faire avant Copenhague : changer de gouvernance, se demander comment se prennent les décisions avant de penser à leur contenu :

    • Institutionnaliser le processus de négociation de manière ce qu'il devienne permanent, ce qui renvoie aux réflexions sur la démocratie continue
    • Impliquer les élus, ce qui renvoie aux réflexions sur les limites actuelles de la démocratie représentative
    • Impliquer les représentants des corps intermédiaires de la société civile plutôt que de les contraindre à de la gesticulation médiatique,
    • ce qui renvoie aux réflexions sur la démocratie participative

    Pour atteindre ces objectifs - et bien d'autres - l'OME devra ne surtout pas être composée des seuls représentants diplomatiques des Etats nations. Penser à l'équivalent - en bien plus performant - d'un conseil économique, social et environnemental au sein de cette OME sera un atout. Des représentants de syndicats et d'ONG, triés en fonction de critères de représentativité pourraient alors siéger sans que leur légitimité ne soit confondue avec celle que procure bien entendu le suffrrage universel.

    Pour une Cour mondiale de l’environnement. La construction d’un droit mondial de l’environnement dont le Code sera le vecteur ne pourra faire l’économie d’une réflexion sur l’application et donc la sanction de ce droit.

    Traditionnellement (je résume à très grands traits), le droit international est critiqué pour son manque d'effectivité. La norme est conçue comme pouvant recevoir une sanction pour exister. Dés lors, quelle sera l'autorité de la chose jugée par une Cour mondiale de l'environnement ? Un vaste chantier existe ici que je n'ai pas la prétention de clore avec ce petit texte.

    Et maintenant ? Lancer de grandes idées c'est bien, penser à leur mise en oeuvre c'est mieux. Je ne prétend pas détenir la solution, loin de là et me limite donc à quelques propositions.codes.jpg

    La première étape de la rédaction d'un code mondial de l'environnement sera sans doute un travail de spécialistes : il faut tout d'abord codifier et consolider la galaxie des textes et principes qui composent déjà le droit international de l'environnement. Mais ces spécialistes ne se réuniront que si une initiative citoyenne l'exige. De même, des moyens seront nécessaires pour effecuter des recherches, mener des auditions etc...

    La deuxième étape devra permettre de dépasser une codification à droit constant. La création d'une Organisation mondiale qui ne soit pas exclusivement composée des représentants des Etats sera indispensable pour achever le travail de rédaction du Code mondial de l'environnement.

    J'arrête ici l'analyse de qui n'est pas une solution miracle mais un levier intéressant. Le principe est posé, j'attends de voir s'il convainc. 

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  • Climat : les négociations vont dans le mur

    climat.jpgLa réunion de Bonn n'a pas davantage permis aux négociations climatiques d'avancer que celle d'Aquila. Elle a même été ajournée sur un constat d'échec, les Etats n'étant d'accord sur rien.

    C'est évidemment dramatique car la conférence de Copenhague, censée définir les conditions d'une baisse drastique des émissions mondiales de gaz à effet de serre pour l'aprés 2012, accouchera sans doute d'une déclaration sans contenu ni valeur juridique.

    Ce qui est également dramatique tient à ce que personne ne s'interroge sur la gouvernance de ces négociations qui virent à la bataille d'égos entre Chefs d'Etat. Comme d'habitude, les pouvoirs exécutifs nationaux maîtrisent complètement la conduite des négociations. les parlementaires ne sont pas associés et je ne parle même pas des corps intermédiaires comme les syndicats ou les associations, réduits au rôle de spectateurs.

    Quant aux opinions publiques, je crains fort que nombre de citoyen(ne)s ne soient pas trés informés ni même intéressés par ces négociations alors que se joue l'avenir du monde.  

    Ci dessous : le communiqué de presse publié par la fédération France Nature Environnement et l'un des rares articles de presse sur le ratage des négociations de Bonn (associated press).

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  • Climat : chronique annoncée d'une catastrophe à Copenhague ?

    obama-sarkozy-debarquement.jpgUne information d'une extraordinaire importance vient de tomber : un véritable coup de tonnerre...

    Lors d'une réunion préparatoire au sommet du G8 qui se tiendra demain à Aquila, les Chefs d'Etat et de Gouvernement ne sont pas parvenus à s'entendre sur un objectif de réduction par 4 de nos émissions de gaz à effet de serre de 1990 à 2050.

    C'est une catastrophe qui en annonce sans doute une autre : l'échec des négociations à Copenhague qui doivent avoir lieu en décembre prochain pour définir le monde de l'aprés Kyoto.

    Il est plus que temps de tirer les leçons de cet échec et d'identifier les responsabilités.

    L'échec du storytelling. Le film des négociations climatiques ressemble malheureusement un peu trop à une série de télé réalité où le débat est personnifié à outrance.

    On nage en plein storytelling (cf. l'excellent bouquin de Christian Salmon). Je suis atterré de voir jouer ce feuilleton où Nicolas Sarkozy donne des leçons à Obama, lequel tape sur l'épaule de Borloo en promettant de faire ses "homeworks" etc....etc...

    Il est tout de même sidérant que les négociations en cours ne procédent pas d'une réflexion sur leur gouvernance. Quelle est l'implication des populations ? De leurs élus ? De leurs corps intermédiaires comme les associations ? En réalité, ces négociations sont devenues une bataille d'experts et de personnes et les citoyens sont tenus à l'écart au motif toujours fallacieux qu'ils ne peuvent pas comprendre.

    Et le droit dans tout ça ? J'entend aussi qu'il y a urgence- ce qui est vrai - et donc pas le temps pour un processus vraiment démocratique où seuls les exécutifs nationaux sont impliqués. L'argument ne tient plus depuis ce matin : l'échec des négociations en cours nous fera perdre un temps considérable faute de s'être posés au début les bonnes  questions : quelle aceptabilité sociale du processus ? Quelle gouvernance ? Quelle implication citoyenne ?

    Last but not least : s'est-on posé la question de la portée de l'accord à intervenir ? En clair : quelle sera sa valeur et sa qualité juridique ? S'agira--t-il d'une déclaration d'intention rédigée de manière à ce que chaun y rouve ce qu'il a envie d'y trouver ?

    Mais attention, ne nions pas la part de responsabilité collectivité. Mettre la pression sur Sarkozy pour qu'il mette la pression sur Obama pour qu'il fasse ses homeworks n'est pas la baguette magique. C'est à nous toutes et tous de nous mobiliser, en faisant circuler l'info, en écrivant à nos élus, en adhérant à des associations, en écrivant partout sur internet et ailleurs, en sensibilisant dans nos familles, écoles et entreprises....Le climat n'est pas un nouveau snobisme c'est l'affaire de chacun...

    Pendant ce temps....la Terre se réchauffe....

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    AFP : Climat: Les principaux pollueurs renoncent à diviser par 2 leurs émissions 

     
    L'AQUILA, 08 juil 2009 (AFP) - Les principales économies qui représentent 80% des émissions mondiales de gaz à effet de serre ont renoncé à leur objectif de les diviser par deux d'ici 2050, a indiqué mercredi une source européenne.
    Cette décision a été prise mardi soir, lors d'une réunion à Rome des représentants des dirigeants du MEF, le Forum des économies majeures, dont le sommet est prévu jeudi à L'Aquila.
    "Il y a un très fort engagement (de leur part) à réduire de façon substantielle les émissions mondiales d'ici 2050, mais il n'y a pas de 50%", a précisé ce responsable à l'AFP.
    "Sur la date à laquelle les émissions devraient culminer, ils disent qu'elle devrait intervenir dès que possible, mais sans mention explicite. De notre point de vue, si la lutte contre le changement climatique doit se fonder sur la science, les émissions devraient culminer en 2020 (puis baisser) afin de limiter le réchauffement à 2°C", a-t-il poursuivi.
    Le MEF serait d'ailleurs décidé à conserver, dans sa déclaration finale, cet objectif d'un réchauffement maximal à 2°C supplémentaires par rapport aux niveaux pré-industriels, a indiqué un négociateur occidental. Mais sans préciser comment ils entendent y parvenir.
    Pour l'Union européenne, il s'agit d'un revers: "Nous poussons pour avoir davantage, nous poussons pour des objectifs ambitieux (de réduction) à moyen terme, et nous poussons pour une division par deux des émissions" mondiales, a souligné le responsable européen.
    Dans un précédent projet de déclaration, le MEF "soutenait l'objectif de réduire les émissions mondiales de 50% d'ici 2050", sans toutefois préciser l'année de référence par rapport à laquelle cette division devait s'opérer.
    Le MEF rassemble les seize principales économies de la planète, les huit pays les plus industrialisés du G8 et les grands émergents comme la Chine, l'Inde, la Corée du Sud ou le Brésil.

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