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greenwashing

  • Le Comité Paritaire de la Publicité (CPP) rend un premier avis pour combattre les pratiques de greenwashing

    ARPP Pollution.jpgCommuniqué de presse Fondation Nicolas Hulot - France Nature Environnement - 2 avril 2009

    Le Comité Paritaire de la Publicité (CPP) rend un premier avis pour combattre les pratiques de greenwashing


    La Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme et la fédération France Nature Environnement, ONG membres du CPP se félicitent de l’avis transmis à l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP) le 2 avril 2009. Celui-ci concerne le renforcement des principes relatifs à la publicité utilisant l’argument écologique. Elles resteront très vigilantes sur la suite des travaux.

    Suite au Grenelle de l’environnement, les ONG avaient obtenu une modification du dispositif de régulation publicitaire, pour faire face au constat de dérives trop importantes dans l’utilisation de l’argument écologique dans la publicité. Si elles n’avaient pas obtenu tout ce qu’elles demandaient (co-régulation par la société civile), la réforme allait dans le bon sens.

    Ainsi, l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité, qui a succédé au Bureau de Vérification de la Publicité, s’est dotée :
    1. D’un Conseil Paritaire de la Publicité, composé de professionnels du secteur, des associations de consommateurs et d’associations de protection de l’environnement, dont France Nature Environnement et la Fondation Nicolas Hulot. Sa mission consiste à participer à l’élaboration de règles déontologiques, à alerter l’ARPP sur toute publicité pouvant poser problème et à évaluer, chaque année, l’application des règles professionnelles.
    2. D’un Jury de la Déontologie Publicitaire, que chacun peut saisir pour se plaindre de publicités ne respectant pas les règles déontologiques (http://www.jdp-pub.org/Deposer-une-plainte.html ).

    Dans le cadre du Comité Paritaire de la Publicité (CPP), un premier chantier pour améliorer le dispositif de contrôle et combattre les pratiques de greenwashing a été lancé en octobre dernier. France Nature Environnement et la Fondation Nicolas Hulot notent avec satisfaction les résultats des premiers échanges qui devraient permettre un meilleur encadrement publicitaire.

    Thierry Libaert, qui y représente la FNH, déclare : « Nous avons obtenu des avancées. Ainsi, les nouvelles règles proposent une clarification de l’utilisation des éco-labels et auto-proclamations environnementales, des allégations prétendument scientifiques. Elles dénoncent des messages contournant la réglementation, discréditant les préoccupations environnementales ainsi que le recours à un avantage partiel (par exemple, un message indiquant que le produit a une faible empreinte carbone alors que le produit en question est issu de ressources en voie d’épuisement) ».

    L’avis publié marque une étape vers une clarification et un renforcement des principes. Il devrait désormais servir de base à une nouvelle recommandation de l’ARPP vers les professionnels du secteur que les deux associations appellent rapidement. Un premier bilan du nouveau dispositif pourra alors être effectué à l’automne 2009.

    « Si la nouvelle autorité commence à démontrer sa capacité à faire modifier certaines campagnes publicitaires, beaucoup reste à faire. Chaque mois apporte son lot de publicités qui, soit incitent à contourner la réglementation, soit se targuent de pseudo-vertus écologiques » déclare Bruno Genty, représentant de FNE au sein du CPP. Il ajoute : « Au-delà de ces nouvelles règles, la question cruciale reste celle des moyens pour les faire réellement respecter. »

    Retrouvez l’avis rendu par le CPP sur : http://www.cpp-pub.org/Avis-publicite-eco-responsable.html

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  • E 10 : pas de publicité verte pour un carburant pas si vert

    francebetterave.jpgDepuis ce 1er avril, en pleine semaine du dévelopement durable, le carburant E 10 est progressivement distribué dans les stations services françaises. Il s'agit en fait de SP 95 à 90% et d'éthanol de betteraves.

    Il n'est pas nécessaire de revenir une nouvelle fois sur le fait que personne n'a demandé d'E 10, ni les consommateurs, ni même les pétroliers qui sont très tièdes. Quant à la planète.... Sans aucun intérêt économique et écologique : pourquoi a-t-on autorisé l'E 10 ? Question posée par un journaliste ce matin.

    Un début de réponse se trouve dans cet avis rendu le 19 mars dernier par le Jury de déontologie publicitaire. Pour mémoire ce Jury est une entité de l'autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP) créée au lendemain du Grenelle de l'environnement. Des associations comme France Nature Environnement ou la Fondation Nicolas Hulot siègent à l'ARPP qui constitue une expérience de "co régulation" aprés l'expérience malheureuse d'auto régulation menée par l'ancien Bureau de vérification de la publicité.

    Le dit Jury de déonotlogie publicitaire a donc été saisi par plusieurs associations d'une plainte dirigée contre une affiche réalisée par "France Betteraves" qui assure la promotion de l'E 10, soit ce carburant qui n'est pas très vert. Problème, l'affiche est - elle -  trés verte et représente un baril d'essence repeint..... en vert. Repeindre un bidon en vert, c'est la définition même du greenwashing.

    J'ai hésité à reproduire ici ladite affiche car d'une certaine manière je participe à sa diffusion.....dans le même temps, difficile d'en parler sans la montrer...

    Je vous recommande la lecture de l'avis de ce jury et je reproduis ici le passage relatif non pas au fond mais à la forme du message et que je trouve très intéressant :

    "Sur le visuel de l’affiche

    France Betteraves soutient que l’utilisation de la couleur verte est légitime puisque son activité ressort du secteur agricole à laquelle elle est traditionnellement associée. Elle ne se rattache pas à l’innocuité du produit mais à son origine. Elle justifie la présence de la coccinelle et des papillons par le fait que le baril est situé dans un champ ou la présence de ces insectes est commune.

    Le Jury relève, toutefois, que ces éléments de couleur et de faune associés sont de nature à induire l’idée qu’au-delà de la production agricole de la betterave dont l’éthanol est issue, celle-ci s’effectue selon les règles de l’agriculture biologique ce qui n’est pas exact et que sa production est totalement inoffensive pour l’environnement, ce qui n’est pas non plus démontré.

    Il relève que la documentation produite par France Betteraves comme permettant de justifier ses affirmations n’apporte aucun argument sur la réalité de l’affirmation relative à la contribution à la diversité biologique.

    Il considère en conséquence que l’affiche ne respecte pas les Recommandations rappelées ci-dessus en ce qu’elles précisent que la publicité doit proscrire toute déclaration de nature à tromper directement ou indirectement le consommateur sur la réalité des avantages ou propriétés écologiques des produits ainsi que sur la réalité des actions que l’annonceur conduit en faveur de l’environnement."

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