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dérèglement climatique

  • Réfugiés climatiques : soirée spéciale sur France 5 le 24 novembre 2009

    réfugiés climatiques.jpg

    C'est la première fois que je recommande une émission de télévision mais il convient ici de faire une exception. Le 24 novembre prochain, France 5 consacre sa soirée au dossier des réfugiés climatiques. Le dérèglement climatique n'est pas qu'un phénomène scientifique, il a également et déjà des conséquences humaines dramatiques.

    A noter la présence, sur le plateau du débat animé par Jean-Marie Cavada, de Christel Fournil, Maître de conférences en droit dont je vous recommande la lecture des articles consacrés à ce sujet.

    Le dossier de presse de l'émission peut être téléchargé ici.

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  • Voiture électrique : le mythe de la lutte contre les changements climatiques ! (FNE)

    voiture à pédale.jpgCommuniqué FNE - mercredi 16 septembre 2009 

    A la veille du salon Frankfort, la voiture électrique est partout et est présentée comme la solution miracle au dérèglement climatique. FNE remet les pendules à l’heure et publie son analyse.

    Pas de solution miracle. Pour Sébastien Genest, Président de FNE : « Pour passer d’une civilisation automobile à une civilisation écomobile, la voiture électrique n’est pas la solution miracle. Pour l’heure, la voiture électrique est surtout une gigantesque campagne de communication dont le premier résultat n’est pas de baisser les émissions de gaz à effet de serre mais d’augmenter les financements publics des constructeurs automobiles ! »

    Evitons les faux débats. Pour Michel Dubromel, responsable transports de FNE : « La question n’est pas d’être pour ou contre la voiture électrique ! La vraie question est de savoir où, quand et comment on pourrait utiliser intelligemment une voiture tout court, y compris électrique. Et pour nous la réponse est : pas n’importe où, pas n’importe quand et pas n’importe comment ! »

    Communication : la voiture propre écrase tout. La voiture électrique est partout : vedette du salon de Frankfort, priorité du grand emprunt national, superbonus de 5000 euros et d’un grand plan annoncé le 23 septembre, achat de quads électriques à La Poste… Seul problème : la voiture électrique n’est nulle part !

    Arnaud Gossement, porte parole de FNE, ajoute : « Sa commercialisation à grande échelle est annoncée depuis des décennies. Mais ce sont des fonds publics monstrueux qui seraient nécessaires à sa mise en circulation, notamment car il faut des infrastructures de recharge. Cessons de mettre sous perfusion une industrie automobile qui n’en a guère besoin. Le chantage à la protection de l’environnement et à l’emploi doit cesser.»

    La voiture propre : un mythe ? FNE publie aujourd’hui un dossier qui démontre que la voiture propre est aussi un slogan publicitaire. Pour FNE, la priorité est de repenser l’usage de la voiture pour la remettre à sa place…et sa place ne doit plus être au cœur de notre modèle économique et social.

    Céline Mesquida, chargée de mission Transport de FNE précise : « La voiture électrique est un objet de fantasme ! Malheureusement, elle pollue elle aussi. Non seulement la production d’électricité émet toujours du CO2 à un moment ou un autre mais la voiture soi disant propre suppose aussi des embouteillages, des routes et génère des déchets. L’urgence est donc de repenser l’usage de la voiture. »

    Télechargez le dossier de presse

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  • Climat : Menons la bataille du climat, pas de la communication ! (FNE)

    css.jpgCommuniqué FNE - jeudi 9 juillet 2009

    Des engagements internationaux flous, Des engagements nationaux insuffisants.

    Pas d’accord au Forum des économies majeures mais accord au G8 sur un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre ? Réaction de FNE.

    « L’accord du G8 sur le climat ne peut pas être l’arbre qui cache la forêt. Méfions-nous des effets de manche : ce n’est pas une bataille de communication mais la guerre contre le dérèglement climatique qu’il faut mener. Cet accord ne peut pas masquer les désaccords persistants entre Etats qui sont autant d’embûches sur la route de Copenhague. » s’inquiète Sébastien Genest, Président de France Nature Environnement.

    Pas d’accord au MEF. Les 17 pays les plus pollueurs du monde, réunis mardi soir lors d’une réunion préparatoire au Forum des Economies Majeures, ont renoncé à l’objectif de 50% de réduction des émissions de gaz à effet de serre en 2050 par rapport à 1990.

    Sauf surprise, la déclaration qui sera publiée aujourd’hui jeudi 9 ne comportera que l’objectif d’un maximum de +2°C de réchauffement.

    Accord a minima au G8. Même si les dirigeants du G8, dont le sommet s’est ouvert hier, ont manifesté une volonté d’engagement apparemment forte, beaucoup de travail reste à faire pour une mobilisation conjointe des pays développés et des pays émergents.

    La volonté affirmée par les pays du G8 de parvenir au moins à une division par 2 des émissions mondiales de gaz à effet de serre en 2050 par rapport à 1990 et une réduction de plus de 80% des émissions des pays industrialisés n’est que le minimum vital et sera probablement insuffisante pour atteindre l’objectif des 2°C. « Les dirigeants se félicitent des progrès réalisés mais ceux-ci sont encore symboliques. L’année de référence pour les réductions d’émission n’est pas fixée avec précision [1] ce qui enlève beaucoup de leur sens aux objectifs. Il n’est pas non plus fait mention d’objectifs intermédiaires à l’horizon 2020 : on déclare des ambitions, mais qu’en est-il des moyens de s’y tenir ? » s’interroge Arnaud Gossement, porte parole de France Nature Environnement.

    Des engagements nationaux insuffisants. Un article, publié dans la revue Nature[2] de juillet 2009, fait le point sur tous les engagements nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les résultats sont catastrophiques. Dans le meilleur des cas, les politiques actuelles de tous les pays aboutiraient à plus qu’un doublement des émissions mondiales en 2050… très loin de l’objectif minimal de -50% ! Cette projection alarmante relève à la fois de la responsabilité des pays émergents et de celle des pays développés.

    En effet, les engagements des pays émergents n’aboutiraient qu’à une réduction de 4% de leurs émissions en 2020 par rapport au scénario « sans politiques climatiques ». Ceci est très loin des besoins estimés par le GIEC qui préconise une réduction de 15 à 30% en 2050 par rapport au scénario « sans politiques climatiques ».

    Les pays développés sont également responsables. A l’heure actuelle, leurs engagements n’aboutiraient qu’à une réduction de 8% à 14% de leurs émissions en 2020 par rapport à 1990, alors que le GIEC estime nécessaire une réduction de 25 à 40% en 2020 !

    Parlons des moyens, pas uniquement des objectifs. Les pays du G8 sont à la fois les plus riches et les responsables historiques des émissions : ils doivent assumer, c'est-à-dire débloquer les moyens nécessaires. L’Agence Internationale de l’Energie rappelle que les besoins d’investissements sont importants (400 milliards par an) et que « beaucoup reste à faire ». Rappelons que lors de la réunion du 18 juin, les ministres des finances de l’Union Européenne ont repoussé à l’automne les modalités concrètes concernant les financements nécessaires pour soutenir les pays en développement dans la lutte contre le changement climatique. S’ils veulent vraiment affirmer leur volonté et rassurer les pays émergents, les membres du G8 doivent débloquer immédiatement les premiers moyens.

    Balayons devant notre porte. Dans ce contexte, l’accord sur les 2 °C est un progrès… Mais il restera illusoire et sans fondement tant qu’il n’y aura pas d’objectifs chiffrés crédibles pour la réduction des émissions. Il faut prendre en compte les responsabilités de tous. Pour que les pays émergents s’engagent, il faut que les pays industrialisés se fixent des objectifs véritablement à la hauteur des enjeux à la fois sur leurs émissions, sur leurs politiques nationales et sur les financements nécessaires. En clair, l’Europe doit aller plus loin : plus de réductions et de l’argent sur la table !

    L’urgence d’une nouvelle gouvernance. Le mode de gouvernance actuel sur la question climatique montre ses limites. Face à l’urgence et à la gravité de la situation, il faut dépasser la personnification et la mise en scène des débats pour parvenir à un accord qui préserve les biens communs de l’humanité. La mobilisation des citoyens et le rôle des associations qui s’en font le relai doivent être renforcés.
     
    [1] http://www.g8italia2009.it/static/G8_Allegato/G8_Declaration_08_07_09_final,2.pdf
    Article 65 : “… compared to 1990 or more recent years.”
    [2] « Halfway to Copenhagen, no way to 2°C », J. Rogelj et al., in Nature Reports Climate Change, Vol 3, July 2009.

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  • G8 d'Aquila : le storytelling continue...

    Aquila Sarkobama.jpgMardi dernier, à Rome, les membres du Forum des Economies Majeures (MEF : 16 Etats + UE) n'ont pas réussi à s'entendre sur un objectif de réduction par deux des émissions de gaz à effet de serre, et ce, à la veille du sommet de Copenhague..

    Heureusement, dés le lendemain, soit mercredi, Nicolas Sarkozy et Barack Obama nous ont racontré une autre histoire : ils sont arrivés à Aquila, lieu d'un grave tremblement de terre, et ont sauvé les négociations climatiques avant, pourquoi pas, de sauver la terre.

    Grâce à eux : un accord a été conclu, tant pis pour le MEF. On comprend dés lors leurs mines réjouies sur les photographies de l'évènement.

    Quelques journalistes m'ont cependant fait part de leur doutes : accord ou pas accord ? Bonne ou mauvaise nouvelle ?

    Ce matin, à l'heure du pétit déjeuner, certaines chaines d'information avaient fait leur choix : sourires rayonnants de nos dirigeants qui ont remis le monde sur les bon rails.

    Oui mais voilà.....l'histoire n'est pas tout à fait celle-ci. A lire de prés de la déclaration d'Aquila, celle-ci est encore bien imprécise. Ainsi l'objectif affiché d'une réduction des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050 n'a pas d'année de référence. On ne sait donc pas exactement sur quelle période doit être opérée cette réduction.

    Quant au moyens d'y arriver....De même, se donner un objectif pour 2050 c'est bien, fixer un objectif intermédiaire en 2020, c'est mieux.

    Plus grave, la Chine était absente, la délégation russe a remis en cause l'accord sitôt signé et le Brésil en souligne à son tour l'inutilité....

    C'est pas gagné !

    AFP : Réduire les émissions de 80% en 2050 "pas crédible" sans objectif 2020

    L'AQUILA (Italie) - La réduction de 80% des émissions polluantes des pays industrialisés en 2050 n'est "pas crédible" sans objectif intermédiaire en 2020, a jugé jeudi le responsable brésilien des négociations climat, Luiz Alberto Figuereido Machado.

    "Nous ne pouvons pas nous contenter d'un seul objectif à long terme sous peine de perdre toute crédibilté", a déclaré M. Machado à la presse, en marge du sommet G8+G5, entre pays industrialisés et émergents.

    "Nous ne pouvons accepter cet objectif de 2050 que dans le cadre d'un engagement solide à moyen terme, il nous faut des objectifs de réduction forts et profonds jusqu'en 2020", a-t-il insisté.

    Les huit pays les plus industrialisés ont décidé mercredi de réduire les émissions mondiales de 50% et celles des pays industrialisés d'au moins 80% d'ici 2050, par rapport aux niveaux de 1990 ou d'une année plus récente.

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  • Climat : un accord au G8 ?!

    aquila.jpgLe film des négociations climatiques ne fait que commencer et promet bien des rebondissements !

    Alors que le Forum des économies majeures n'a pas réussi hier à conclure un accord sur la réduction des émissions de gaz à effet, le G8 réuni à Aquila a réussi.

    En effet, l'AFP vient de l'annoncer : le sommet du G8 réuni en ce moment à Aquila en Italie serait finalement parvenu à un accord sur l'objectif de réduction des émissions des gaz à effet de serre d'ici 2050.

    Trés concrètement, l'objectif d'un réduction de 80% s'imposerait pour les pays les plus industrialisés, de 50% pour les autres. Vu sous cet angle, c'est une grande avancée !

    Restent cependant bien des questions sans réponse...

    Première question  : Si le G8 se met d'accord aujourd'hui, le MEF à 16 d'hier n'a pas réussi à le faire. Que va-t-il se passer lorsque tous les Etats participant aux négociations de Copenhague seront réunis ? Le G8 ne représente plus le monde entier loin s'en faut.

    Deuxième question  : cet objectif de réduction est il assorti de contreparties ? Je n'ai pas la déclaration finale d'Aquila sous le nez mais il faut faire attention à ce que le terme "réduction" ne cache ceux de "compensation" ou de "séquestration" du CO².....Le projet de loi américain dont on parle tant consacre son premier volet à la capture et au stockage de carbone. On peut en penser ce que l'on veut mais ce n'est pour moi pas de la réduction à la source.

    Troisième question : Quelle sera la valeur juridique de l'accord de Copenhague ? Certes le mémorandum français prévoit un "accord juridfiquement contraignant mais n'explique pas du tout en quoi il le serait..... Si Copenhague accouche d'une déclaration sans contrainte, constitué des expressions et termes diplomatiques que l'on retrouve dans la déclaration d'Aquila, on sera confronté au même problème de traduction dans les faits que pour le protocole de Kyoto....

    Quatrième question : celle-ci reste entière...quelle est limplication des citoyens, de leurs représentants et des corps intermédiaires ? Même le meilleur des acccord ne sera d'aucune utilité s'il n'est pas réceptionné et porté par les populations et les acteurs politiques, économiques dans le monde. Là dessus, le problème reste entier.

    Dépêche Reuters ici.

    Dépêche AFP ci dessous

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  • Climat : chronique annoncée de la mort de Copenhague ? (FNE)

    css.jpgCommuniqué France Nature Environnement

    Climat : chronique annoncée de la mort de Copenhague ? L'urgence absolue d’une nouvelle gouvernance climatique

    A la veille du sommet du G8 à Aquila, les 8 pays membres du Forum des Economies Majeures, responsables de 80% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, ont renoncé à diviser par quatre leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050 par rapport à 1990. Réaction  de FNE.

    Pour Sébastien Genest, Président de France Nature Environnement, fédération de 3000 associations de protection de la nature et de l’environnement : « Cet échec terrible est peut être la chronique annoncée de la mort du sommet de Copenhague. Nous sommes en colère car nous réclamons depuis longtemps une vraie réflexion sur la manière de négocier avant même de s’interroger sur le contenu des négociations. Cela fait des mois que nous tirons la sonnette l’alarme sur le problème de la gouvernance démocratie de ces négociations. Rien n’a été fait ! »

    Sébastien Genest poursuit : « Qui a pensé à l’implication citoyenne ? Qui a pensé à la concertation avec les élus et les corps intermédiaires comme nos associations ? Qui a tiré les leçons des limites du Protocole de Kyoto ? Qui a pensé à la valeur juridique et à l’acceptabilité sociale de l’accord à signer à Copenhague ? Aujourd’hui, alors que l’urgence climatique n’a jamais été aussi pressante, nos dirigeants sont encore incapables de s’accorder sur le plus petit dénominateur commun».

    Coup de tonnerre : les pays les plus pollueurs renoncent aux 50 % de réduction. Les leçons du protocole de Kyoto, dont les effets s’achèveront en 2012, doivent être tirées : il faut un objectif contraignant réellement ambitieux. L’objectif minimum et contraignant de 50% de réduction ne devrait même pas faire l’objet de discussions.

    Les données scientifiques sont alarmantes : tout s’accélère tandis que la communauté internationale reste bloquée, incapable du minimum. Dans le projet de déclaration du MEF, l’objectif a été maintenu de limiter le réchauffement à +2°C par rapport au niveau pré-industriel. Or, d’après les données du GIEC, pour espérer atteindre l’objectif entre 2°C et 2,4°C, il faudra réduire les émissions mondiales de 50 à 85%. Pour espérer être en dessous des 2°C, il faudra réduire les émissions mondiales de plus de 85%. L’engagement perd donc tout son sens et toute sa crédibilité : soit les dirigeants des pays du MEF mentent, soit ils ne comprennent pas l’enjeu !

    Eteindre la télé-réalité et changer de braquet.  FNE déplore la personnification du débat actuel sur le dérèglement climatique qui n’est pas une question de personnes mais une question de démocratie. Pour FNE, le problème n’est pas de savoir qui fait pression sur qui mais bien quelle est l’implication des citoyens de ce monde en péril.

    « Le film des négociations actuelles fait parfois penser à une mauvaise série de télé réalité. Le débat est personnifié à outrance sur quelques grands dirigeants qui se tapent sur l’épaule,  promettent de faire leurs « homeworks » mais sont incapables de s’entendre ! On nage en plein storytelling ! Eteignons la télé réalité et regardons la réalité ! Seule la mobilisation citoyenne permettra de sortir de l’impasse et de tourner la page de Kyoto » déclare Arnaud Gossement, porte parole de France Nature Environnement.

    FNE demande à ce que les citoyens ne soient pas les spectateurs mais les acteurs de la question centrale du dérèglement climatique. Il faut s’assurer du portage et de l’acceptabilité sociale des négociations en cours.

    L’urgence absolue d’une nouvelle gouvernance climatique.  Les négociations climatiques ne doivent pas être l’objet de petits marchés entre gouvernants et experts en oubliant les Parlements, les ONG, les citoyens dans leur ensemble : la méthode a largement montré ses limites.

    Les négociations doivent prendre en compte des modes de gouvernance plus larges qui unissent Parlementaires et élus de la République, citoyens, organisations non gouvernementales et associations dans un effort commun pour stopper cette baisse d’ambition dramatique.

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