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congrès

  • Sarkozy devant le Parlement: les écologistes de FNE restent sur leur faim (AFP)

     congres-versailles1.jpgCi dessous deux dépêches AFP qui font état des réactions des associations à la suite du discours de Nicolas Sarkozy devant le Congrès

    Sarkozy devant le Parlement: les écologistes de FNE restent sur leur faim

    PARIS, 22 juin 2009 (AFP) - Les écologistes de la fédération France Nature Environnement ont déclaré "rester sur leur faim" et attendre toujours le "New deal écologique", après l'intervention du chef de l'Etat devant le Parlement réuni lundi en Congrès à Versailles.
    Deux ans après le discours de clôture du Grenelle de l’environnement, dans lequel Nicolas Sarkozy avait placé l’écologie parmi les priorités de l’Etat, le président "aurait dû faire de l’écologie non plus une priorité parmi d’autres mais la clé de voûte des choix publics", estime FNE dans un communiqué.
    "Nicolas Sarkozy a certes souligné son attachement à un modèle de développement durable (mais) l’écologie n’est toujours pas au coeur des politiques publiques", a regretté le président de la fédération (3.000 associations), Sébastien Genest.
    Pour Arnaud Gossement, porte-parole de FNE, le président "ne nous a pas expliqué comment l’Etat compte faire pour donner une même réponse à la crise économique et sociale, dans un contexte où bien des responsables continuent d’opposer économie et écologie".

    Sarkozy au Congrès: les espoirs déçus de l'environnement (PAPIER D'ANGLE)

    PARIS, 22 juin 2009 (AFP) - Le discours du président à Versailles a douché les espoirs dans le monde de l'environnement, après les attentes fortes suscitées par le score historique des écologistes aux élections européennes.
    Un mot sur la taxe carbone, un salut au Grenelle de l'environnement, un signe à la croissance verte... mais ni annonce, ni calendrier devant le Parlement réuni à Versailles pour ce discours annoncé comme historique.
    "Une compilation d'annonces déjà vues", a regretté la secrétaire nationale des Verts Cécile Duflot.
    "On attend toujours le New Deal écologique, on reste sur notre faim", a commenté la fédération France Nature Environnement (FNE, 3.000 associations).
    "C'est vrai qu'il aurait pu être plus explicite. Dans l'absolu on voulait plus, mais c'est vrai sur tous les sujets!" a reconnu un proche du ministère du Développement durable.
    "Mais pour lui sans doute, l'essentiel a été posé et il n'était pas besoin d'en rajouter".
    Le chef de l'Etat a ainsi exprimé sa détermination à "aller le plus loin possible sur la taxe carbone. Plus nous taxerons la pollution, plus nous allègerons les charges pesant sur le travail", a-t-il insisté sans autre précision sur sa mise en oeuvre.
    "Il ne pouvait pas en dire plus, alors que la conférence d'experts est prévue début juillet, ni donner plus d'orientations et risquer de frustrer les personnalités invitées à débattre", justifie ce proche du ministère.
    Dans l'entourage du ministre, Jean-Louis Borloo, on veut s'attacher aux coups de chapeau décernés au Grenelle: "une révolution verte", "rentable" et qui va donner "une avance considérable à la France", a insisté le chef de l'Etat.
    "Ce n'est pas rien, mais comment on convertit l'économie? comment on crée l'élan?", se demande Serge Orru, directeur du WWF-France.
    Nicolas Sarkozy a certes souligné son attachement à un modèle de développement durable (mais) l’écologie n’est toujours pas au coeur des politiques publiques", a regretté le président de FNE Sébastien Genest.
    Si les attentes sont déçues, c'est qu'elles avaient été attisées par les proches du président après les plus de 16% de voix conquis par la liste Europe-Ecologie. Au soir du 7 juin et dans les jours qui suivirent, l'environnement et le climat apparaissaient comme les nouveaux chevaux de bataille du gouvernement.
    Le président lui-même assurait trois jours plus tard devant les sénateurs UMP qu'il n'avait "pas attendu les Verts pour savoir que l'environnement est important".
    Son entourage avait laissé entendre que le sujet figurerait en bonne place dans la liste des "priorités" politiques qui devaient être annoncées par M. Sarkozy.
    Ces attentes sont désormais reportées sur le remaniement ministériel qui sera annoncé mercredi.
    La secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno, a brièvement évoqué l'idée d'un vice-premier ministre chargé du développement durable, mais la suggestion a été bien vite rengainée.
    De nombreuses personnalités - dont le photographe Yann Arthus-Bertrand, Serge Orru, ou Allain Bougrain-Dubourg de la Ligue pour la protection des oiseaux - estimaient lundi dans Libération que l'essentiel se jouera dans "la sanctuarisation" du ministère du développement durable avec son périmètre actuel (énergie, transports et aménagement du territoire). Et sur la nomination du nouveau ministre de l'Agriculture et de la pêche.

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  • Discours de Nicolas Sarkozy : l’écologie n’est toujours pas la clé de voûte des politiques publiques

    Communiqué de presse France Nature Environnement

    Le Président de la République vient de prononcer un discours fixant les priorités de la seconde partie du quinquennat dans un contexte de crise économique, écologique et sociale très grave. Réaction de FNE qui reste sur sa faim.

    Où en est le New Deal Ecologique ? A la veille de la crise économique, lors de son discours de clôture du Grenelle de l’environnement, Nicolas Sarkozy avait placé l’écologie parmi les priorités de l’Etat en annonçant un « New Deal Ecologique ».

    Deux ans plus tard, du discours prononcé devant le Congrès, FNE attendait l’acte II de ce New Deal Ecologique qui aurait dû faire de l’écologie non plus une priorité parmi d’autres mais la clé de voûte des choix publics.

    Pour Sébastien Genest, Président de FNE : « Nicolas Sarkozy a certes souligné son attachement à un modèle de développement durable et nous ne pouvons que nous en féliciter. Mais l’écologie n’est toujours pas au cœur des politiques publiques. Si le Chef de l’Etat tient compte de la crise écologique, elle n’est toujours pas la clé de voûte de ses choix. ».

    Sébastien Genest poursuit : « Après le Grenelle de l’environnement, nous attendons toujours l’Acte II de cette révolution verte annoncée. Certes des décisions importantes ont été prises comme le moratoire sur les OGM ou les investissements dans le bâtiment mais depuis la présentation du plan de relance en janvier, le Grenelle a été mis à mal. Le discours de Nicolas Sarkozy était l’occasion de redonner du souffle au Grenelle : nous restons sur notre faim ».

    Et les moyens ? Pour Arnaud Gossement porte parole de FNE : « Si Nicolas Sarkozy a évoqué le Grenelle de l’environnement, il ne s’est presque pas prononcé sur les moyens à mettre en œuvre pour traduire en faits les engagements de son discours d’octobre 2007. Seule la taxe carbone est évoquée. Sur le plan de la gouvernance à 5, de la mécanique gouvernementale, du développement massif des greentechs, Nicolas Sarkozy ne nous a pas expliqué comment l’Etat compte faire pour donner une même réponse à la crise économique et sociale, dans un contexte où bien des responsables continuent d’opposer économie et écologie ».

    Où sont passés les partenaires environnementaux ? Le Président de la République a annoncé une grande consultation des acteurs du pays dans le domaine syndical, éducatif ou culturel par exemple pour définir les priorités nationales. Toutefois, les associations de défense de l’environnement n’ont pas été citées alors même que le Président de la République s’était engagé à instituer une « gouvernance à 5 ».

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