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  • OGM : suite du feuilleton

    Suspendra ou suspendra pas ? Le feuilleton de la clause de sauvegarde paraît presque sans fin et rebondit chaque jour. Petit retour en arrière. Lors du Grenelle de l'environnement, M Borloo annonce que le Gouvernement, en application de l'article 23 de la directive 2001/18 sur les OGM, suspendra la commercialisation et donc la culture du MON 810. Peu de temps aprés, Mme Kosciusko-Morizet annonce à son tour que cette décision de suspension dite "clause de sauvegarde", interviendra avant la fin du mois de novembre 2007. Finalement, le 5 décembre, le Ministre de l'agriculture prend un arrêté qui suspend la culture de cet OGM jusqu'au 9 février 2007, soit pour une période où il n'est pas cultivé. Colère des asssociations, dont certaines quittent le comité de préfiguration de la future Haute autorité sur les OGM qui sera définitivement mise en place par la loi, actuellement en discussion au Sénat. A quoi sert ce Comité ? A émettre un avis sur l'état des connaissances scientifiques relatives au risque lié à la culture du MON 810. Il n'est donc plus question de prendre ladite clause avant que ledit comité ne se soit prononcé. Colère de José Bové qui entame une grève de la faim pour protester contre le fait que le politique se retranche derrière l'avis de l'expert. Pourtant, le Président de la République lui-même avait annoncé cette suspension dans son discours de clôture du Grenelle. Certes, mais il a aussi annoncé la tenue d'une expertise. Raison avancée : un Etat ne peut déroger à l'autorisation de mise en culture du MON 810 délivrée par la Commission européenne en 1997 sans de solides motifs et sans faire la preuve de l'existence d'un risque nouveau. C'est donc le comité de préfiguration qui est chargé de rapporter cette preuve et le politique pourra, à la suite de son avis, traduire par écrit une décision dont le principe a été arrêté lors du Grenelle. Oui mais voilà, il se dit ici ou là que le Ministère de l'agriculture fait de la résistance et que l'intervention de la clause avant le début du débat en séance du projet de loi au Sénat, soit le 15 janvier, n'est plus garantie. Nouvelle intervention du Président de la République ce jour qui déclare : "Si la haute autorité sur les OGM, qui se prononce demain, soulève des doutes sérieux sur les OGM actuellement cultivés en France, je suis disposé à recourir à la clause de sauvegarde, jusqu'à ce que la Commission européenne tranche le problème". Qu'en penser ? Clause ou pas clause ? Une chose est sûre, pendant que l'on débat de la clause qui ne concerne que le court terme, la discussion du projet de loi qui vaut pour le long terme, avance en silence. D'ailleurs, M Borloo et Mme Kosciusko-Morizet sont auditionnés aujourd'hui au Sénat sur ce texte et il sera intéressant de savoir s'ils reprennent à leur compte certaines des propositions d'amendements présentées par les associations. Revenons à l'affaire de la clause. M Borloo a déjà parlé de "risque de contamination" à ne pas courir. Le groupe de travail sur les OGM, a, lors du Grenelle, indiqué que l'évaluation du risque est insuffisante. En outre, il ressort des débats au sein du Comité de préfiguration que les experts ne sont pas d'accord d'où : une incertitude dont le Président de la République est certainement informé. Ce dernier a donc probablement annoncé l'intervention prochaine de la clause au nom du principe de précaution. Un retour en arrière paraît impossible. Au contraire, la déclaration du Président annonce un progrès : la supension serait valable jusqu'à ce que la Commission se prononce et non jusqu'au vote de la loi, lequel vote ne doit plus intervenir avant le 9 février puisque le texte ne sera plus discuté en urgence. Petit bémol : la Commission n'aura pas à se prononcer tout de suite puisque l'autorisation du MON 810 arrive à échéance. Par ailleurs, pourquoi avoir levé la déclaration d'urgence au Parlement ? Peut être parce que plusieurs sénateurs sont peu convaincus par les arguments des anti-OGM et sensibles aux arguments des pro. Vous avez tout suivi ? Rendez vous au prochain épisode, c'est à dire demain mercredi 9 janvier, pour la remise de l'avis du comité de préfiguration.

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  • A tout de suite

    L'auteur du blog prend quelques jours de conges et vous prie d'excuser le ralentissement de la publication des posts. Merci a toutes celles et tous ceux qui m'adressez des informations : continuez de le faire ! AG

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  • telephonie mobile : le principe de precaution ne s'applique qu'apres Noel..

    Un recent communique de presse du Ministere de la sante ne manque pas de surprendre. Ce n'est que le 2 janvier, soit apres le deballage des cadeaux au pied du sapin que les parents sont invites, selon une "approche de precaution" a faire de prudence quant a l'utilisation de telephones portable par de jeunes enfants.En clair : une telle utilisation est fortement deconseillee...faisons preuve de naivete : pourquoi avoir ainsi attendu que les fetes de fin d'annee soient passees ? Le principe - et non l'approche - ne devrait il pas s'appliquer des l'hypothese formulee ? Si ce principe n'implique pas ipso facto une interdiction ou une suspension, il suppose au moins une information sincere et continue sur le risque. Ici, les parents en ont manifestement ete prives. Reste a remiser ces cadeaux au placard en attendant les nouvelles.

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  • The Global Reporting Initiative ?

    Lors du Grenelle de l'environnement,il a beaucoup ete question des conditions d'application de la loi NRE, qui impose aux societes anonymes cotees de publier, dans leur rapport annuel, des informations relatives a la maniere dont elles contribuent a la protection de l'environnement. Cette obligation legislative est cependant bien legere et il n'est plus conteste que les entreprises elles aussi ont interet a faire preuve de transparence. Paradoxalement, alors que les autorites publiques hesitent encore a imposer des criteres precis d'elaboration et d'acces a l'information environnementale, une initiative privee s'est mise en place : le Global Reporting Initiative, du nom d'une organisation qui publie depuis 2000 des principes de communication d'information sur la preservation de l'environnement. A lire sur ce sujet l'article publie par The Economist et traduit dans l'excellent Courrier internationaldu 2 janvier 2008.Reste a s'assurer de la sincerite des informations ainsi communiquees, ce qui reste de la fonction des autorites publiques.Un conseil : visitez le site du GRI, dont la structuration en reseau est tres interessante.

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  • L'ONU aussi est carbon neutral

    Décidément, certaines infos capitales m'avaient échappé...Ainsi, le 12 décembre à Bali, le représentant du Programme des Nations Unies pour l'environnement s'est rendu compte que la conférence sur le climat avait généré...beaucoup de gaz à effet de serre. Il a donc annoncé que l'ONU allait compenser ses émissions. Nous voilà rassurés. Il est vrai que le seul acheminement des participants à cette conférence a envoyé 40700 tonnes de CO² dans l'atmosphère.. et vous ? êtes vous carbon neutral ? Avez vous la Green attitude ? Si tel n'est pas le cas, il est temps de vous y mettre car il paraît que c'est particulièrement fashion..

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  • Le Vatican aussi est "carbon neutral"

    Suite du feuilleton sur la compensation : à lire, cet article court mais vif sur le site Naturavox, qui compare le système de la compensation carbone aux indulgences de l'Eglise catholique. Cerise sur le gâteau, le Vatican lui-même est fier d'annoncer qu'il compense ses émissions de CO². La compensation est décidément LA bonne idée qui met tout le monde d'accord !

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  • Réparer la planète : la révolution de l'économie positive

    Je viens d'achever la lecture de "Réparer la planète : la révolution de l'économie positive" de Maximilien Rouer et Anne Gouyon, qui sont également fondateurs et responsables de l'agence de conseil stratégique en environnement BeCitizen. Le livre, trés intéressant, agrége, sous l'expression économie positive, toutes les idées, recherches et réflexions - des éco technologies aux biomatériaux en passant par les bâtiments bioclimatiques et le principe de substitution - qui doivent nous permettre de passer rapidement d'une économie de destruction à une économie circulaire ou de fonctionnalité. Les développements relatifs aux agrocarburants ou aux OGM peuvent nourrir le débat mais ceux consacrés, notamment, à la protection des sols et à l'agronomie sont riches d'enseignements. Bourré de chiffres et d'exemples concrets, le livre est porteur d'espoir en ce qu'il démontre que de jeunes entrepreneurs tendent à concilier parfaitement esprit d'entreprise, créativité et défense de la planète. C'est le développement d'une nouvelle économie fondée sur des éco entreprises que présente bien cet ouvrage : l'heure n'est plus au greenwashing ou au passage entre les mailles du filet réglementaire. A lire donc !

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