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Conférence environnementale : le missile du CGEDD a (presque) fait long feu

ayrault conf envi.jpgLe rapport CGEIET – CGEDD, consacré à l’éolien et le solaire, était destiné à orienter la conférence environnementale dans le bon sens : le monde d’hier. La tentative a presque échoué. Analyse d'un intrus au sein du discours du Premier ministre.

Il n’est pas nécessaire de rappeler que les ministres de l’écologie et du redressement productif avaient commandé, pour préparer la conférence environnementale, un rapport au CGEIET et au CGEDD. Exclusivement composée de membres du corps des mines et des ponts et pilotée par un membre de l’association des écologistes pour le nucléaire, la mission en charge de ce rapport a livré à la ministre, deux jours avant la conférence environnementale, un document comportant une charge implacable contre toute transition énergétique.

Ce rapport proposait ainsi de nouvelles contraintes administratives pour l’éolien et le solaire ainsi qu’une suppression du tarif d’achat éolien, remplacé par un système d’appel d’offres. Que l’on ne s’y trompe pas, la transition énergétique annoncée par François Hollande fait peur à certains acteurs et à certaines chapelles qui tiennent à leurs acquis.

Le pire a été évité.

L’idée d’un appel d’offres pour l’éolien terrestre a fait long feu. Le dispositif de l’obligation d’achat n’a pas été supprimé. Le Premier ministre a annoncé une suppression des zones de développement de l’éolien, la création d’un tarif d’achat outre mer et la mise en place d’un cadre réglementaire simplifié, clair et transparent. Reste à savoir de quoi il s’agit exactement.

Mais le pire a été évité alors que la catastrophe n'était pas loin. Il faut pour cela remercier les personnes qui connaissent réellement les enjeux de l’énergie, qui participaient à la table ronde sur l’énergie et qui ont attiré l’attention de la ministre de l’écologie. Merci notamment à Hélène Gassin, Vice Présidente de la Région d’Ile de France qui connaît parfaitement la question. In fine, la ministre de l’écologie a jugé le rapport « imparfait ». En langage décodé : il prend le chemin de la corbeille.

Le meilleur reste cependant à construire.

Il en effet difficile de se réjouir du simple fait que le tarif d’achat ne soit pas supprimé. Pour l’éolien comme pour le solaire, des mesures concrètes étaient attendues pour relancer le dynamisme de ces filières.

Le rapport CGEIET – CGEDD n’a cependant pas tout à fait raté sa cible.

Peu de personnes ont prêté attention au fait que le Premier ministre, malgré un discours assez court, a repris l’idée d’un débat centré sur la CSPE. La CSPE c’est la « contribution au service public de l’électricité » que l’on retrouve sur nos factures d’électricité dont une petite partie du montant lui est consacrée. C’est cette CSPE qui permet à EDF (notamment) de financer le dispositif d’achat d’électricité d’origine renouvelable. En résumé, la CSPE est importante pour la financement du développement des énergies renouvelables. Un talon d’Achille pour leurs opposants qui y voient une « subvention » et n’ont de cesse de vouloir la remettre en cause.

Nul doute que certains vont faire marcher dès aujourd’hui l’arsenal statistique pour tenter de démontrer que la CSPE pèse sur les finances publiques et le pouvoir d’achat. Un débat centré sur la CSPE peut être une fenêtre de tir pour tenter d’accréditer l’idée que les énergies renouvelables sont un luxe sympathique mais cher. Trop cher en temps de crise. Je ne suis personnellement pas un thuriféraire du tarif d’achat et ne doute pas qu’il disparaisse un jour lorsque les énergies de stock seront devenues définitivement trop chères. Encore faut-il qu’une alternative soit mise en place au motif qu'elle pèserait sur le pouvoir d'achat.

Or, le Premier ministre a repris l’idée et l’a glissée dans son discours. Un lot de consolation et un espoir, notamment pour les partisans du nucléaire qui doivent avaler de mauvaises nouvelles. Le Premier ministre a en effet proposé un débat centré sur la CSPE. Pas  sur le TURPE, pas sur le coût de raccordement, pas sur les conséquences du gel du tarif d’achat, pas sur les inconvénients du dispositif d’appel d’offres pour le solaire : sur la CSPE.

Les acteurs de la filière des énergies renouvelables doivent donc rester particulièrement vigilants face à ces tentatives répétées de remise en cause de leur modèle de financement sans proposition de mise en place d’un modèle alternatif.

L’urgence absolue est d’expliquer en termes clairs au grand public ce qu’est la CSPE et ce à quoi elle sert réellement.

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Commentaires

  • Je suis consterné par les orientations énergétiques de mon pays. Le secteur des énergies renouvelables est entaché de mensonges par omissions. C'est une fausse bonne idée. Pour le moment, nous n'avons pas d'alternative aux énergies fossiles et nucléaire.

    L’orientation énergétique de certaines régions comme le Poitou-Charentes est encore plus aberrante à cause de la présence d'une centrale nucléaire (Civaux) sur le territoire qui produit plus de 80 % de l'électricité consommée dans la région (sans CO2).

    Les énergies renouvelables sont incompatibles avec le nucléaire (marche en tout ou rien). Alors pour palier à la production aléatoire issue du renouvelable, il faudra installer des turbines à gaz pour garantir la production. Nous allons donc devoir importer plus de gaz, aggraver nos déficits et en finalité produire plus de CO2.

    Sans toutes les subventions, les solutions « éolien et photovoltaïque » pour produire de l'électricité à grande échelle n'auraient jamais vu le jour. Le bénéfice de ces installations est négatif pour le pays.

    La production éolien et photovoltaïque est aléatoire (environ ¼ du temps), ce qui oblige à avoir un autre système de production qui sera pour la France des turbines à gaz couplées au réseau donc qui consommeront du gaz avec un bon rendement lorsqu'il n'y aura pas de vent ni de soleil et un mauvais rendement dans le cas contraire. La production doit à chaque instant s'adapter à la demande et non le contraire. A titre indicatif pour imager, prenez un bus sur une ligne régulière, vous encouragez les gens à plutôt marcher à pied lorsqu'il fait beau mais néanmoins le bus continuera à rouler avec la même régularité. Pensez-vous que le bus consommera beaucoup moins de gasoil ou de gaz ? Ce qui est certain, c'est qu'il faudra payer le chauffeur, amortir et entretenir le bus et par conséquence augmenter le prix des billets.

    Vous remarquerez qu'il n'y a aucun scientifique pour défendre l'éolien et le photovoltaïque en situation réelle de production tenant compte de la gestion de l'énergie injectée sur le réseau. Seul des politiques, des philosophes, des syndicats de producteurs et des avocats nous vantent les mérites de ces machines pour faire de l’économie artificielle (aucun scientifique dans le Grenelle de l'environnement) .

    Pour comparer ces machines aux autres moyens de production, il faudrait prendre en compte seulement ¼ de la puissance installée ou multiplier par 4 les puissances installées et stocker l'électricité mais alors il faudra compter un coût pour le stockage et un coût pour la remise en électricité avec des rendements plus ou moins bons. Pensez-vous que nous pouvons nous orienter vers un prix de kwh multiplié par 5 ou 6 (en euro constant) ?

    La durée de vie des centrales éoliennes et photovoltaïques est de 20 ans. Pour moi, ce n'est pas du développement durable. Les barrages de L'ile Jourdain (86) ont plus de 90 ans.

    Pour vous rendre compte de la production électricité éolien en France, visitez de temps en temps de site de RTE : http://clients.rte-france.com/lang/fr/visiteurs/vie/previsions_eoliennes.jsp

    Et pour des explications plus scientifiques : http://institutdeslibertes.org/2012/06/28/stocker-et-transporter-lelectricite-vous-ne-lemporterez-pas-avec-vous/

    Je suis électricien de formation et j'ai fait toute ma carrière dans l'énergie avec un flirt avec les énergies dites renouvelables. Le matériel éolien et photovoltaïque est à la pointe, très performant. Les études sont très intéressantes. Habitant la campagne, j'ai même pensé à investir dans le domaine. Hélas, je me suis vite rendu compte que c'était de l'économie artificielle. Il n'y a pas d'améliorations significatives à attendre, il n'est pas possible de modifier l'ensoleillement et le vent. Pour construire les éoliennes et les panneaux photovoltaïques, il faut de l'énergie, ce qui correspond à 3 ou 5 ans de la production. Au bout de 10 ans, les panneaux photovoltaïques perdent en efficacité progressivement et les dépenses d'entretien des éoliennes commencent. Un conseil, si vous investissez dans des éoliennes, il faut envisager de revendre au bout de 10 ans.

    Nous assistons passif à la création d'une bulle économique. Je déplore que nos politiques (en France) qui engagent le pays, soient incultes scientifiquement.

    J'ai entendu un économiste pourtant réputé dire que la Grèce plus ensoleillée que la France pourrait installer des panneaux photovoltaïques pour exporter vers le reste de l'Europe. C'est complètement idiot. Dans le même genre, pourquoi pas remplacer les tracteurs par des Percherons pour économiser le pétrole ?

    Il y a 40 ans, nous aurions pu faire des centrales éoliennes et photovoltaïques. De même le prof d'électronique nous disait qu'un jour nous aurions des écrans plats, que les téléviseurs seraient accrochées au mur comme des tableaux. Par contre le prof d'électricité nous a jamais dit qu'un jour nous pourrions produire de l'électricité à grande échelle avec des panneaux photovoltaïques et des éoliennes et aujourd’hui, il a toujours raison. (il doit pas être jeune maintenant)

    Je n’exagère pas car je suis persuadé que la réalité économique est pire.

    Je ne suis pas antinucléaire. Je ne serais pas opposé à une mini centrale nucléaire dans mon village. Les antinucléaires n'ont rien à proposer si ce n'est des toilettes sèches.

    Un pays, public et privé confondu, a une certaine capacité d'investissement qui n'est pas extensible, les bons choix sont donc indispensables. Nous n'avons plus droit à l'erreur.

    J'insiste sur le fait qu'il n'y a aucune étude économique pour mesurer la pertinence du photovoltaïque et de l'éolien. J'insiste aussi sur le fait que l'investissement éolien photovoltaïque pour le pays a un bénéfice négatif, donc c'est un appauvrissement.

    Nos politiques prennent des décisions au doigt mouillé. Les syndicats de producteurs, qui n'ont jamais été attaqués, ont des avocats. Les gouvernements demandent à ces mêmes avocats d'écrire les textes législatifs. Elle est pas belle la vie ! Le secteur est énormément subventionné, il faut ajouter la CSPE en déficit dans les comptes EDF. Il n'est jamais évoqué que les producteurs ne payent que 60 % du prix du raccordement (loi SRU). RTE va devoir faire des investissements importants pour renforcer les réseaux car des zones peu peuplées deviennent exportatrices en période de faible consommation créant des contraintes. La production éolien n'est que de 10 % en période froide et en période très chaude (pas de vent). C'est idem pour le photovoltaïque.

    Comment va faire l'Allemagne pour sortir du nucléaire ? Elle va importer du gaz de Russie et de l'électricité de république Tchèque (centrales nucléaires en construction). La différence avec la France, la balance commerciale est positive. Elle va aussi essayer de construire des lignes THT vers le sud pour pouvoir utiliser l'électricité produite par les éoliennes installées dans le nord du pays (c'est pas gagné). Il faut pas toujours vouloir imiter l'Allemagne.

    Pour imager : Pourquoi pas remplacer les avions de transports qui font 300 morts à la fois par des deltaplanes. Moi je préféré les investissements pour sécuriser les avions. Je préfère aussi accélérer la recherche sur les centrales nucléaires de 4ième génération qui permettront de fabriquer de l'hydrogène et ainsi de faire voler les avions (sans pétrole sans CO2).


    En ce qui concerne l'évolution des prix de l'électricité :

    Même si le prix des énergies fossiles augmente de façon importante, le prix de l'électricité issu du photovoltaïque et de l'éolien restera au dessus, car les prix de fabrications et d'installations des panneaux photovoltaïques et des éoliennes dépendent aussi du prix des autres énergies. De plus, la différence de coût est due principalement à la différence d'efficacité énergétique soit 1500 h pour l'éolien et le photovoltaïque de façon aléatoire (en fonction du climat) et plus de 6000 h extensibles à 7000 heures planifiées (en fonction de la demande) pour les autres moyens de production.

    Et la voiture électrique :

    La voiture électrique avec batterie rechargeable n'est compatible qu'avec de l’électricité d'origine nucléaire. Avec les énergies renouvelables (¼ de vent et soleil et ¾ de gaz), il est préférable de d'envisager des voitures à gaz.

    Je préfère penser l'avenir avec des voitures à hydrogène et des piles à combustibles.

    Je termine avec une petite histoire russe (avant la chute du mur). Pour faire avancer le train de l'économie, nous prenons les rails qui sont derrière pour les mettre devant. Un jour, cela ne marche plus (les caisses sont vides) alors nous tirons les rideaux et secouons le train pour faire croire qu'il avance.

  • "Sans toutes les subventions, les solutions « éolien et photovoltaïque » pour produire de l'électricité à grande échelle n'auraient jamais vu le jour", dites vous.
    Peut être. Mais le nucléaire? Par quoi a-t-il été financé? Par l'Etat. Création du CEA en 1945. Fonds d'Etat. Donc nos impôts. Donc subventions.
    Le premier réacteur du CEA à Marcoule date de 1956 (Mise en service). Le premier d'EDF a été mis en service en 1963. EDF, société nationale en 1983, donc capitaux d'Etat. De plus, les choix technologiques qui ont été faits l'ont été pour des raisons de défense nationale. Production de plutonium. Puis on a parlé d'indépendance énergétique, après le premier choc pétrolier.
    A chaque étape du développement du nucléaire en France, c'est l'Etat qui donne l'impulsion.
    Ce n'est pas en commençant à biaiser l'argumentaire qu'on donne envie de croire à la suite de ce qui est dit. Une fois encore on est dans le lobbying et l'idéologie. L'objectif étant de plomber les énergies renouvelables.
    Donc, mon avis. Oui aux subventions si nous voulons voir les générations futures échapper à la dangereuse dépendance nucléaire, faire face à la raréfaction des ressources pétrolières, vivre dans un monde qui demande une adaptation au réel, car il risque d'être plus difficile encore que le notre aujourd'hui.
    Nous avons 20 ou 30 ans pour nous adapter. Il faut mettre fin aux conservatismes de toutes sortes.

  • @jp86

    Je ne vais pas vous faire la même réponse que sur un autre blog quand à votre manque de discernement qui est choquant !

    Apparemment vous faite des copiés collés que vous distillez de ci de là. Je vous conseille de faire un communiqué de presse, ça serait plus efficace et moins "polluant" en terme d'espace sur des sites sérieux comme celui ci ...

  • Ce discours, plein de lieux communs et d’inexactitudes reflète malheureusement un avis partagé par une majorité de Français. Normal après 50 ans de lavage de cerveaux et d’élitisme technocratique. Le nucléaire civil est issu du besoin de justifier les pharaoniques investissements financiers nécessaires au nucléaire militaire. Qui, certes a joué un rôle dissuasif, mais pose apparemment problème, si tout les pays veulent s’en doter… Les coûts de l’électricité nucléaires sont FAUX. Il n’y encore que des doux rêveurs qui croient à un prix bas de l’énergie. Il faudra payer le démentiellement des centrales et le stockage des déchets (après moi le déluge ?). Et il y un prix que tout les dirigeants négligent, le prix de la vie humaine. A combien chiffrer les milliers d’irradiés (et de morts), à Tchernobyl, Fukushima, et aussi en France. Le prix d’un pseudo avantage concurrentiel. Faut-il maintenir le rite du sacrifice humain, pour mettre en valeur une élite et pour maintenir un semblant de développement économique, la réponse au prochain accident ?

  • Sans vouloir répondre au déluge de JP86, il faut au minimum rectifier l'erreur la plus grossière

    " Pour construire les éoliennes et les panneaux photovoltaïques, il faut de l'énergie, ce qui correspond à 3 ou 5 ans de la production."

    Il faut entre 18 mois et 3 ans pour les panneaux photovoltaïque (sous nos latitudes) et quelques mois pour les éoliennes.

  • Le club d'Henri Prévot devrait relire "les dépenses publiques de recherche et de développement sur l'énergie en France". C'est une publication régulière du ministère, bizarrement introuvable sur le site du Medde depuis quelques mois.

    Mais on en a un aperçu ici :

    http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=96&m=3&catid=12597

  • Merci pour ce compte-rendu, en espérant que ce rapport soit effectivement définitivement (et verticalement) classé.
    A la lecture du post de JP86, ramassis d'idées dont nos ministres sont vraisemblablement abreuvés, difficile d'espérer un avenir riant pour les renouvelables.
    Merci à ceux qui veillent, qui alertent. Je veux croire que nos dirigeants actuels seront ceux qui faciliteront le changement vers un monde de l'énergie chère.
    Qui allégeront les barrières posées par le gouvernement précédent contre les énergies renouvelables.
    Qui permettront ainsi la création d'emplois locaux, non délocalisables.
    J'espère que les mesures d'urgence préconisées par le SER, par la FEE, seront prises rapidement, et que le débat énergétique débouchera sur une feuille de route ambitieuse, tournée vers l'avenir.
    L'hydrogène fait sûrement partie de cet avenir, mais pas tout seul. Une énergie (ou un vecteur d'énergie) unique, propre, abondante et peu chère est une illusion, une idéologie (c'était ce qu'on nous avait promis avec le nucléaire).
    L'autre illusion dont il faut se débarrasser, c'est de croire que l'énergie est une question nationale. Les choix de l'Allemagne impactent toute l'Europe...
    Aujourd'hui il faut penser stockage, raisonner smart grid, et s'appuyer sur toutes les sources d'énergie, en privilégiant les plus propres.
    Il faut aussi rationaliser les usages (l'électricité est-elle le vecteur le plus approprié pour tous nos usages ?) et diversifier les sources.
    On va y arriver...

  • Effectivement M. Eyrat, des investissements sont tout de même réalisés mais sans commune mesure avec ceux du nucléaire: http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/d000525-l-energie-nucleaire-un-debat-francais/combien-coute-le-nucleaire

    Ce lien officiel indique des dépenses de recherche pour le nucléaire d'environ 67 milliards soit plus de 1 milliards par an depuis 60 ans. Si la France faisait la même chose pour les EnRs alors cela devrait être suffisant pour relever les défis techniques qui permettront un déploiement à grande échelle des énergies alternatives. Notons par ailleurs que l'on parle d'un côté du nucléaire et de l'autre de tout le reste, c'est déjà une approche peu égalitaire n'est-ce pas? Et même ainsi les montants n'ont rien à voir.

    J'ajouterai que les 121 milliards nécessaires à la construction des 58 réacteurs ont été financés par l'Etat car à l'époque tout était publique. Aujourd'hui les éoliennes et le solaire sont financés par le secteur privé bien qu'une partie de l'électricité soit subventionnée!

  • J'ajouterai que les 121 milliards nécessaires à la construction des 58 réacteurs ont été financés par l'Etat car à l'époque tout était publique

    Financement du nucléaire :

    Une précision :
    A l'époque, EDF, entreprise industrielle, actionnaire unique l'Etat, a emprunté en son nom sur le marché monétaire en dollars. L'évolution du dollars n'était pas favorable ce qui a entrainé de fortes augmentations du coût de l'électricité et une forte baisse des investissements sur les réseaux. C'était le prix à payer pour améliorer notre indépendance énergétique. Nous étions producteur d’uranium et ce minerai n'entre qu'à hauteur de 5 % dans le coût de l'électricité.

  • Bonjour, je vous remercie de vos messages. Je reçois actuellement de très nombreux commentaires sur les dernières notes publiées sur ce blog. Malheureusement, nombre d'entre eux comportent des termes grossiers, orduriers ou irrespectueux voire menaçants. Conformément à une règle affichée, ces messages ne sont pas mis en ligne. C'est dommage car les analyses, même contraires aux miennes, sont les bienvenues dés lors qu'elles demeurent courtoises. Bien à vous. Arnaud Gossement

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