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Conférence environnementale : décryptage du rapport préparatoire sur l'éolien et le solaire

Fotolia_7622929_S.jpgLe CGEIET et le CGEDD viennent de remettre à Delphine Batho, ministre de l’écologie, et Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, un rapport sur l’avenir des énergies éolienne et solaire. Un rapport destiné à préparer la conférence environnementale et le débat sur la transition énergétique. Décryptage.

Le rapport peut être consulté ici :

Vous avez aimé le rapport « Ollier » qui a permis d’empiler une dizaine de nouvelles contraintes administratives sur la tête des éoliennes ? Vous avez aimé le rapport « Charpin » qui a permis d’établir un moratoire sur l’achat d’électricité solaire et précipité des milliers de licenciements ? Alors, vous allez adorer le rapport CGEIET/CGEDD sur l’avenir de l’éolien et du solaire. Un rapport qui  propose de réfléchir demain aux contraintes et d’en créer aujourd’hui de nouvelles.

Rédigé par des ingénieurs membres du Conseil général de l’Économie de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGEIET)  et du Conseil général de l’Environnement et du développement durable (CGEDD), le rapport est intitulé « éolien et photovoltaïque : enjeux energétiques, industriels et sociétaux »

Il a été commandé par Delphine Batho, ministre de l’écologie et Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif pour préparer la conférence environnementale qui s’ouvre aujourd’hui. Le rapport a pour projet de faire le point sur l’utilité de ces deux énergies renouvelables, leurs contraintes, leur développement et leur avenir.

Les 131 pages du rapport circulant déjà abondamment depuis deux jours, je vous en propose une brève analyse après avoir pris le temps de le lire attentivement. Je complèterai cette analyse dès que le rapport sera officiellement publié. Sans surprise, le document rappelle l’objectif qui doit rester prioritaire en France : préserver la part du nucléaire dans notre mix énergétique pour bénéficier d’une énergie à bas coût et faiblement émettrice de gaz à effet de serre. Fort de cet objectif, les énergies renouvelables apparaissent comme un luxe sympathique mais cher qu’il faut consommer avec modération.

Au mieux, grâce à une analyse « carbo centrée », l’éolien et le solaire peuvent compléter la part du nucléaire (p 33),

« Lorsque le couple électricité éolienne ou photovoltaïque et ses systèmes de soutien se substituent à de l’électricité produite dans des centrales à charbon, le gain en CO2 est évident. Lorsqu’il se substitue à de l’électricité nucléaire, les émissions de CO2 augmentent. C’est d’ailleurs le choix implicitement assumé par l’Allemagne lorsqu’elle a décidé, après la catastrophe de Fukushima de fermer ses réacteurs nucléaires ».

Au demeurant, le rapport fait souvent référence à la notion d’énergie ou d’électricité « décarbonée », expression dont la vocation est de créer une nouvelle catégorie juridique dans laquelle ranger les énergies renouvelables et nucléaire.

Certes, officiellement, les auteurs du rapport ne sont pas hostiles aux énergies de flux, renouvelables. Ils n’oublient d’ailleurs pas de présenter des mesures qualifiées  de favorables à ces énergies. Mais l’argument ne convainc pas longtemps et la stratégie de l’arbre qui cache la forêt est assez voyante : si le rapport propose de « mettre à l’étude » des mesures favorables qui ne peuvent être mises en place rapidement, il propose surtout de décider maintenant de mesures très défavorables.

Plus grave, le rapport ne propose de lever aucun des freins au développement de ces énergies mais d’en créer de nouveaux. Il propose de conserver le classement ICPE des éoliennes, de supprimer le tarif d’achat solaire et éolien, de généraliser les appels d’offres. Il ne propose rien concernant l’implantation des éoliennes et centrales solaires en zones littoral et montagne. Rien non plus s’agissant de la cohabitation éoliennes / radars. Mais la proposition de confier l’instruction des permis de construire aux maires et de créer des zones d’accueil de l’éolien dans les SCOT ou les PLU.

Un rapport symptomatique de la persistance d’une culture pro nucléaire et anti énergies renouvelables au sommet de l’Etat et une compilation de raccourcis sur l’éolien et le solaire. A titre d’exemple, le rapport n’oublie ainsi pas de préciser qu’un panneau solaire ne produit pas la nuit et qu’il faudrait trop d’éoliennes pour remplacer nos réacteurs nucléaires (p 20).

Une priorité : préserver une énergie à bas coût

Il s’agit de la toute première recommandation du rapport : « Veiller dans toute réflexion prospective sur le mix énergétique 2025 « durable » à préserver une part conséquente de production d’électricité à bas coût. » (p13). Recommandation bien pensée car elle est en phase avec la conclusion de la conférence sociale qui appelle de ses vœux le soutien à une énergie pas chère. En proposant au Gouvernement une stratégie qui lui permette d’éviter que la conférence sociale – favorable à une énergie pas chère – ne soit contredite par la conférence environnementale - dont nombre de participants savent que l’énergie devient inéluctablement chère - les auteurs du rapport CGEIET/CGEDD ne peuvent que retenir son attention.

Au demeurant, la majorité présidentielle  comme l’opposition – est divisée entre deux écoles. La première voudrait continuer à fonder notre économie sur une croissance économique encouragée par une énergie pas chère. La deuxième voudrait anticiper la hausse irréversible des prix de l’énergie et organiser le développement durable de notre économie. Depuis le début du quinquennat, le conflit entre ces deux plaques est patent. D’un côté le gouvernement tente de contenir la hausse des prix du gaz, de l’électricité et du carburant. De l’autre, une proposition sur la tarification progressive du gaz et de l’électricité a été déposée par François Brottes à l’Assemblée nationale.

Pour leur part, les auteurs du rapport se réclament clairement de la première école (P12) :

« La mobilisation de nos abondantes ressources hydrauliques et surtout le développement à partir des années 70 et 80 d’un important parc électronucléaire, ont permis à la France d’alléger considérablement sa dépendance aux combustibles fossiles.
L’énergie sous-tendant tout processus de production, notre croissance économique (même pour la part liée aux services qui ont également besoin d’énergie), dépendra donc étroitement de la disponibilité d’énergie en quantité suffisante et à des prix compétitifs »

Limiter les surfaces disponibles pour la production d’énergie éolienne

La deuxième recommandation du rapport propose d’emblée une mesure dont l’effet premier sera de limiter considérablement la surface de terrains disponibles pour l’installation des systèmes éoliens : « Dans les schémas éoliens de la seconde génération des SRCAE (31 décembre 2015), définir avec une meilleure résolution la cartographie des contraintes au développement de l’éolien »

Ce faisant, une inquiétude du mouvement anti éolien est ainsi relayée : que les schémas régionaux du climat, de l’air et de l’énergie (SRCAE) ne soient trop « laxistes ». Rappelons que ces schémas ont notamment pour fonction d’identifier le gisement et le potentiel d’énergies renouvelables des territoires avant d’identifier les zones favorables au développement de l’éolien. Certains projets de SRCAE ne comprennent pas une carte précise de ces zones mais des listes de communes ou l’indication d’espaces favorables. Certains opposant ont pu demander une identification très fine des zones favorables et ce, dans l’espoir d’alerter immédiatement les riverains concernés. Leur demande est ici reprise. Si le gouvernement devait suivre cette recommandation, les schémas déjà adoptés ou en cours d’adoption devraient être ré examinés et la liste des zones favorables serait sans doute réduite. Pendant ce temps, les projets de parcs éoliens attendraient toujours de savoir où ils peuvent être implantés.

Au demeurant, le rapport ne cache pas le but recherché (p 22)

« Une fois satisfaites ces conditions « géographiques », la carte de détail des vents et les contraintes économiques éliminent probablement une partie notable des surfaces restantes, notamment les conditions et les coûts d’accès et de raccordement au réseau. La viabilité économique évoluera naturellement en fonction du prix de l’énergie et du rendement des techniques. »

Conserver la procédure du permis de construire éolien et la confier au maire

La troisième recommandation du maire est libellée ainsi : « Confier au maire la délivrance des permis de construire les éoliennes lorsque des zones d’accueil des éoliennes auront été définies dans le SCOT ou dans le PLU communal ». Une recommandation très peu favorable à l’éolien.

Pour l’heure, la réalisation d’un parc éolien suppose, entre autres, la délivrance d’un permis de construire et d’une autorisation d’exploiter au titre de la police des installations classées (ICPE). La vraie bonne idée, serait, comme dans d’autres Etats européens, de fusionner ces deux autorisations sous la forme d’un « permis unique » : le public serait autant consulté, les risques sanitaires et environnementaux seraient toujours autant évalués mais les possibilités de recours en justice seraient divisées par deux. Malheureusement cette option n’est pas retenue. Notons également que les demandes de permis de construire et d’autorisation d’ICPE sont actuellement instruites par le Préfet.

Concrètement, si le rapport propose de « réfléchir » à la suppression de la procédure de création des zones de développement de l’éolien (ZDE) créés en 2005, il propose, d’une part, de sévériser les volets éoliens des SRACE et d’en créer de nouvelles : des zones d’accueil des éoliennes dans le SCOT ou le PLU. Après désignation de ces zones, c’est le maire qui serait compétent pour instruire la demande de permis de construire. En clair, non seulement le rapport ne propose pas de supprimer l’exigence d’un permis de construire mais, de surcroît, il propose au maire de remplacer le Préfet. Concrètement, le dossier PC serait instruit en mairie et le dossier ICPE en préfecture, compliquant un peu plus les problèmes d’articulation de procédure. Mais surtout, donner au maire une telle compétence revient à l’exposer un peu plus, sur le terrain, aux pressions des anti éoliens qui n’hésitent pas à brandir la menace de procès contre les élus qui s’abandonneraient à l’énergie du vent.

Remplacer les ZDE, conserver l’ICPE

Pour contrebalancer la sévérité des trois premières recommandations, la quatrième semble plus douce :

« Recommandation n° 4. Supprimer l’obligation d’appartenir à une ZDE pour bénéficier des aides dans les régions dotées d’un SRCAE approuvé (SRCAE de seconde génération fin 2015 soumis à enquête publique). Mettre à l’étude, en collaboration avec la DGPR, le remplacement de la procédure d’autorisation ICPE par une procédure de simple déclaration ou soumettre les éoliennes terrestres au régime de l’enregistrement concernant certaines installations classées. Simplifier la procédure d’autorisation de produire de l’électricité d’origine éolienne terrestre.
Augmenter les amendes en cas de recours abusifs »

En premier lieu, le rapport propose de supprimer les ZDE. On l’a vu, il propose aussi de créer des zones d’accueil dans les SCOT ou les PLU. Il propose aussi un dessin plus sévère des zones favorables à l’éolien dans les SRCAE. La situation ne sera pas améliorée du point de vue de la quantité de zones à élaborer et à respecter. Surtout, dès lors que le rapport propose la suppression du tarif d’achat et l’organisation d’appels d’offres –une procédure de plus) il est logique qu’il propose la suppression des ZDE dont la fonction initiale est de permettre aux éoliennes installées dans leurs périmètres de vendre leur électricité sous le régime de l’obligation d’achat. Au passage, soulignons que le tarif d’achat est qualifié d’ « aide » ou de tarif de « rachat ».

En second lieu, le rapport ne propose pas de supprimer le classement ICPE des éoliennes mais d’en alléger le régime. Cette proposition n’a aucune chance de prospérer et les éoliennes, qui font l’objet de prescriptions de fonctionnement, d’une obligation d’étude d’impact et d’enquête publique, resteront soumises au régime de l’autorisation si elles demeurent soumises au respect de la législation sur les ICPE, à l’instar d’une décharge ou d’un incinérateur. Le débat a déjà eu lieu de 2008 à 2010. Un projet de décret soumettant les éoliennes au régime ICPE de l’enregistrement avait même circulé. En réalité, pour alléger le régime ICPE des éoliennes, il faudrait une loi nouvelle qui vienne corriger la loi du 12 juillet 2010. Un débat parlementaire serait donc nécessaire. Or, il n’est pas certain que les parlementaires aient le désir de revivre la passion des échanges de 2010. Au demeurant, à suivre cette recommandation du rapport, les éoliennes demeureraient soumises à une autorisation, même simplifiée. Et donc au risque de recours en justice. Le bénéfice serait donc nul.

En troisième lieu, le rapport propose d’augmenter l’amende « en cas » de recours abusif. Or, le seul fait de déposer un recours n’est pas abusif mais un droit. La bonne solution serait de réduire les occasions de recours en réduisant le nombre des autorisations administratives attaquables. Ce que ne propose pas le rapport, bien au contraire. Enfin et surtout, l’amende est à la discrétion du Juge et, sauf à changer tout le système, il ne peut être question d’imposer un caractère systématique à ce dispositif.

Débattre des avantages supposés des énergies renouvelables

Le rapport comporte de nombreux développements sur les inconvénients des énergies renouvelables : coût, intermittence, acceptabilité sociale, impacts environnementaux. Plusieurs propositions tendent à ouvrir un débat sur les avantages supposés des énergies renouvelables. Pendant, ce temps…

« Recommandation n°5. Explorer la possibilité d’autres sources d’énergie électrique pour compléter le photovoltaïque et l’éolien dans la transition énergétique »

« Recommandation n°7. Prendre en compte le bilan GES (analyse du cycle de vie) des technologies (y inclus les dispositifs de secours, le renforcement des lignes électriques et les pertes énergétiques induites) ».

« Recommandation n°11. Faire entrer la CSPE dans le futur débat sur la transition énergétique avec son impact sur l’évolution des coûts de l’électricité pour les consommateurs »

Simplement « remettre à l’étude » certaines contraintes

Le rapport recommande du bout des lèvres, non pas de lever, mais de « remettre à l’étude » certaines contraintes.

« Recommandation n° 8. Remettre à l’étude les conditions restrictives d’implantation des éoliennes sur le terrain (impact paysager, 5 mâts minimum, distance des habitations). »

Le rapport ne prend donc pas position sur ces points pourtant clés qui bloquent pourtant le développement de l’éolien.

Supprimer le tarif d’achat éolien et solaire, généraliser les appels d’offres à l’éolien terrestre

En page 40 du rapport, un titre saute aux yeux : « 1.8.4.1 Les effets pervers des tarifs de rachat ». Celui-ci annonce la douzième recommandation :

« Recommandation n° 12. Programmer sur une durée de l’ordre de cinq ans l’extinction des tarifs réglementés de rachat (hors DOM) pour les projets dépassant un certain seuil de puissance en les ramenant graduellement au prix du marché ».

Le rapport comporte une critique très sévère du dispositif du tarif d’achat pour l’éolien et le solaire. En proposer la suppression dans cinq ans revient en réalité à en sortir maintenant. Après un moratoire sur le tarif d’achat solaire, l’organisation d’appels d’offres pour le solaire, le gel du tarif d’achat par le Conseil d’Etat à la suite d’un recours d’opposants, voici qu’il est proposé au Gouvernement d’instituer des contrats d’achat de courte durée. Or, une installation solaire ou éolienne parc ne se finance pas que sur cinq ans mais plus généralement sur vingt au moins. Le message est donc clair et c’est celui de l’abandon progressif et sur une courte de l’obligation d’achat. De ce point de vue les auteurs du rapport disent tout haut ce qui se disait déjà tout bas.

Par voie de conséquence, après avoir conçu un modèle économique de développement des renouvelables, fondé sur l’obligation d’achat, voici que le système est mis à terre. Par quoi le remplacer ? Le rapport trace des pistes dans un premier temps : 

« Recommandation n° 13. Étudier de nouveaux modes de rémunération de l’électricité éolienne et photovoltaïque qui encouragent l’autoconsommation, la gestion de l’intermittence, la prise en compte par le producteur des risques de marché. Exemple : rémunération à la puissance mobilisable »

Le rapport propose surtout de généraliser la technique des appels d’offres mise en place par le gouvernement précédent pour le solaire et l’éolien terrestre. L’explication est la suivante :

« 1.8.4.2 Privilégier les appels d’offres

A l’inverse des tarifs de rachat, les appels d’offres permettent à la puissance publique de rester strictement dans le cadre préalablement fixé, notamment par la PPI, du développement des nouvelles installations. Ils permettent en outre de mieux orienter ces développements en prévoyant par exemple dans les cahiers des charges, comme on le voit dans d’autres pays européens, des clauses sur le développement de l’emploi local, la part de valeur ajoutée locale ou encore la technique que l’on souhaite promouvoir. »

Voici la « mesure d’urgence » que la ministre de l’écologie pourrait présenter lors de la conférence environnementale pour encourager le « patriotisme écologique ». D’où la rédaction suivante de la quatorzième recommandation :

« Recommandation n° 14. Privilégier, pour l’éolien comme pour le photovoltaïque, les appels d’offres. Organiser, sur l’éolien terrestre comme sur le photovoltaïque, un appel d’offres annuel dont le caractère prévisible et le volume justifient des clauses de cahier des charges sur l’emploi local, la valeur ajoutée locale et des technologies à promouvoir sur le territoire.
Utiliser à cet égard toutes les possibilités de la réglementation européenne ».

Un appel d’offres dont le cahier des charges permettrait la création d’une filière industrielle française. La recommandation est assez imprécise mais elle semble encourager la création des parcs éoliens soumis à des critères d’emplois locaux et d’utilisation de matériels français. La dernière phrase de la recommandation souligne la limite immédiate de cette proposition : la France n’est pas seule mais en europe. Or, nul doute que le droit européen nous interdit de définir une telle exclusivité nationale. Comme pour le solaire hier, le cahier des charges de l’appel d’offres pour l’éolien terrestre ne pourra officiellement donner la priorité à des matériels français mais européens. L’opposition revendiquée aux produits danois et allemands sera donc de courte durée. Surtout, l’appel d’offres représente une procédure de plus, des risques juridiques supplémentaires, des recours supplémentaires. Une procédure au désavantage des PME qui ne pourront pas avancer les fonds et affronter l’incertitude liée à l’appel d’offres et à la sélection des candidats.  Plus grave, le système de l’appel d’offres – centralisé et planifié – est contraire à la logique des énergies renouvelables – distribuées, décentralisées.

S’agissant de ces appels d’offres, une chose est sûre : le temps de les organiser, le temps d’affronter les recours et la filière aura eu le temps de s’effondrer tout à fait.

Les recommandations spécifiques au solaire

Le rapport comporte plusieurs recommandations spécifiques au solaire sur lesquelles je reviendrai, notamment lors de la commission juridique d'ENERPLAN.

« Recommandation n° 9. Ne plus moduler les aides (aujourd’hui les tarifs de rachat) en fonction de l’intégration au bâti »

« Recommandation n° 17. Promouvoir et garantir la fiabilité des installations photovoltaïques dans le résidentiel par des normes et des garanties financières des assureurs »

« Recommandation n° 18. Dans les travaux sur la RT 2020, s’inscrire dans une logique de résultats (incluant des éléments de gestion de l’intermittence) plutôt que par dispositions techniques obligatoires »

« Recommandation n° 19. Eco PTZ : réintroduire les panneaux photovoltaïques dans les bouquets de travaux prévus à l’éligibilité au prêt éco-PTZ sous conditions suivantes : 1/ attestation de qualification du maître d’oeuvre pour l’installation des équipements) 2/ appréciation de la pertinence du projet par rapport au bâtiment considéré, par simulation par un logiciel reconnu ».

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Commentaires

  • En matière d'énergie renouvelable: tricotage et détricotage sont les deux piliers de notre politique énergétique, impossible d'envisager la création d'une solide filière industrielle française, quand on avance en zigzagant.

  • Faire pire que le gouvernement précédent en matière de développement des énergies alternatives....il fallait vraiment oser. Les Verts vont s'étrangler.
    Impensable.

  • J'ai cherché sur Internet mais je n'ai rien trouvé. Est il possible de savoir ou vous l'avez trouvé
    Merci d'avance,

  • Merci pour cette synthèse, très instructif.
    Faire converger les éclairages des ingénieurs, des économistes et des politiques pour des décisions courageuses à long terme mais supportables à court terme, relève-t-il du phantasme ou de l'objectif atteignable ?

  • recommandation n9 : oui, oui et oui, marre de l'intégré au bati, qui permettrait de réduire les couts de 1000 à 2000€ pour 3kWc

    N°17 : il y a des labels dont certains viennent de l'état, il y a obligation de consuel, etc. bref si les gens ne font pas leur boulot (consuel qui ne vérifie que la aprtie visible de l'install 1 fois sur 10...., qualipv qui rentre des installateurs mais ne fait aucun controle meme sur denonciation, etc.) c'est leur faute et certainement pas celle des assurances

    N18 : Dans la RT2020, il y a les batiments à energie positive, et donc des lotissements qui surproduiront, il faut absolument mettre en place des systemes de stockage declenchables à distance.

    Le meilleur pour la fin, les appels d'offres PV c'est de la betise pure, vu que les tarifs par AO sont supérieur à ceux fixés par décret....

  • "Le rapport comporte de nombreux développements sur les inconvénients des énergies renouvelables : coût, intermittence, acceptabilité sociale, impacts environnementaux..."

    Ces contraintes sont aussi et surtout celles du nucléaire !!!

  • Tout à fait d'accord avec Tambour. Les centrales nucléaires coûtent très cher et le prix de l'électricité produite par ce moyen est sous évalué (maintenance, stockage in eternam de nombreux déchets, pollution et insécurité des sites d'extraction, démantèlement). Les arrêts de tranche nécessaires tant pour le rechargement en fissiles que pour un entretien de sécurité sont relativement longs (EDF tente de les réduire en augmentant sans doute le risque d'incidents manuels ou techniques et ce point est en contradiction totale avec la sécurité maximum). L'acceptabilité sociale des centrales nucléaires est encore plus faible que celle des éoliennes; c'est pourquoi on trouve très peu de centrales nucléaires à proximité immédiate des grandes agglomérations alors que la logique voudrait que l'on rapproche producteurs et consommateurs pour minimiser les pertes de transport de l'électricité. Enfin l'impact environnemental est désastreux (utilisation de grands volumes d'eau de fleuves ou du rivage, réchauffement de ces eaux, rejets constant quoique relativement faibles de radionucléides dans l'environnement, fréquence de leucémies plus grande à proximité des centrales, pollution et coût en énergie fossiles induits par le personnel qui réside aussi loin que possible de la centrale, ou par le transit des matières (fissiles ou déchets) qui circulent (dangereusement) à travers l'Europe et le monde.
    A l'inverse, le coût de fonctionnement d'une éolienne ou d'un PV est très faible vu que l'énergie primaire récupérée (vent ou soleil) ne coûte rien. La variabilité des éoliennes et/ou des PV est avérée mais des techniques de stockage de l'électricité (ou de la chaleur) existent qui permettent de remédier à cet inconvénient; de plus le foisonnement de l'ensemble des éoliennes de l'Europe diminue très fortement les 'pannes de vent' et donc simplifient le stockage. A l'échelle du monde il y a toujours du soleil quelque part et une réelle solidarité entre les pays pourrait effacer la variabilité jour/nuit du solaire. L'acceptabilité sociale: je préfère une éolienne ou un champ de PV à un pylône THT et je ne suis pas le seul à le dire ! L'impact environnemental des éoliennes ou des PV est des milliers, des millions de fois plus faible que celui d'une centrale nucléaire !
    Pourquoi le nucléaire est défendu bec et ongles par les pro-nucléaires ? Parce que, comme le pétrole ou le gaz, cette source de production d'électricité est CENTRALISEE; du coup il est facile aux requins de ce monde, de s'accaparer cette production et de faire payer à tous une énergie que l'on pourrait presque produire quasi gratuitement pour soi-même dans son jardin ! Il serait d'ailleurs plus efficace, plus solidaire de mutualiser toutes les petites et moyennes productions individuelles ou collectives.
    Si chacun de nous avait la volonté d'auto-produire chaleur et électricité autant que possible, les requins de ce monde mangeraient leur béton !

  • Pour mise en lumière, voir Rue 89, du 13/09. "Comment les pronucléaires guident le gouvernement". On y apprend que le coordonnateur du collège Energie et Climat et directeur du rapport remis à Batho et Montebourg, Henri Boyé, est Membre de l'Association des écologistes pour le nucléaire. Défense de rire!.
    Cette association a été crée par Bruno Comby, créateur par ailleurs de l'Institut Bruno Comby, un personnage multicouches à l'histoire pleine d'intérêt. Une recherche sur Google vous en apprendra plus que toute polémique sur le sérieux du personnage

  • Tout cela est affligeant, et merci Maître pour cet article.

    c'est hallucinant comment un lobby mensonger peut mettre à mal la vision énergétique d'un pays, déjà peu enclin à bouger les choses dans le bon sens ....
    ces propositions sont insensées, contre-productive, destructives d'emplois et de croissance. Le jour où le Japon décide de sortir du nucléaire dans 30 ans ....

    il n'y a vraiment rien de bon à attendre de cete pseudo-conférence qui dure à peine 2 jours.

    c'est déroutant....

  • Bonjour, le Dr Arnaud Gossement!
    Sujet important. L'énergie éolienne devrait être déployé, mais avec une certaine réticence de la part de certains groupes. Est l'énergie alternative propre pour l'avenir.
    Je vous remercie,
    Eliana Frantz

  • Qui arrivera à leur faire comprendre qu'il ne s'agit pas d'une crise dont on guéri mais de la fin d'un système et que l'énergie pas chère, sauf à en faire payer les coûts par nos enfants comme avec le nucléaire c'est fini !!!

  • Ce rapport ose, il est vrai, mettre sur la table la nécessaire extinction des tarifs de rachat qui, effectivement, n'ont pas vocation à perdurer ad vitam eternam, dixit Marie-Christine Aubert herself. Mais dès qu'on parle de sucrer des subventions, c'est la levée de boucliers !

  • Marie-Hélène Aubert, cabinet Elysée, conseillère environnement, ancienne élu verte, en mai 2012 :

    "Pas question de créer une économie subventionnée ad vitam aeternam. Ces filières sont naissantes, elles ont besoin d'un soutien transitoire."

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/05/08/la-transition-ecologique-aura-sa-feuille-de-route-precise_1697770_3244.html

  • cela fait des années que la CRE plaide pour des AO plutôt que des tarifs d'achat

    deuxio, en quoi est-ce insupportable d'envisager la fin de ces tarifs, qui n'ont pas vocation à perdurer sans fin. La Direction du trésor y travaille depuis de long mois et l'Europe le recommande

  • @ politis, JC Lefort et autres :

    Soyez dans la réalité économique d'une entreprise qui souhaite investir et financer une installation photovoltaïque et/ou éolien.
    En faisant tourner un bilan financier, vous comprendrez aisément qu'un tarif d'achat clair et sur du long terme (minimum 15 ans) est vital pour une PME.

    Evidemment, si vous commentez ces informations de votre canapé sans aucune notion économique, vous n'êtes pas capable de comprendre.

    Bien cordialement.

  • Les tarifs d'achat pour le développement des énergies renouvelables sont nécessaires tant que l'électricité en France ne sera pas vendu à son vrai cout (tout le débat sans fin(je l'espère pas) sur le véritable coût du nucléaire ). quelque part ça compense !
    Bien sur que ces tarifs d'achats ne sont pas et ne doivent pas être éternels, dans les faits ça ne le sera pas. Le renchérissement inévitable du coût de l'énergie fait que pour l'éolien la parité réseau ne devrait pas tarder ( éolien compétitif sans tarif d'achat, grâce à la hausse des couts de l'énergie et du rendement des éoliennes et à la baisse des couts de fabrication et/ou de production) , elle est attendue pour 2018/2020 pour le solaire photovoltaïque. les tarifs d'achat deviendront inutiles naturellement.
    Donc encore un peu de patience ! l'action principale aujourd'hui, comme la rappeler Mr Gossement, est de surtout lever les innombrables freins au développement de ces filières renouvelables et deles encourager politiquement à tous les niveaux (du gouvernement aux collectivités locales en passant par tous les services de l'état).

    A ce jour si aussi peu d'industriels investissent en France dans le secteur éolien ou PV, c'est parce que les règles du jeu (loi, réglementation, décret, tarif d'achat , moratoire etc...) changent au mieux tous les 2 ans, au pire tous les trimestres (moratoire...)... bien sur en empirant à chaque fois. Ce qui proprement français, pardon hallucinant. Pour les côtoyer, les industriels français ou autres aimeraient plus travailler sur le marché francais mais qui veut ou peut investir des dizaines ou centaines de millions d'euros qui vont s'amortir sur plusieurs années alors que le marché est aussi instable sur des cycles de 2 ans ou moins... Personne évidemment.
    En France, les industriels sont là, ils existent et sont compétents et motivés (voir Windustry et les nombreux et récents clusters éoliens) mais ils ont juste besoin d'un marché stable pour pouvoir se développer innover et s'exporter. ce que font les Allemands, les Danois, les Chinois, les Indiens, les Américains et les espagnols(jusqu'à peu), ceux qui nous "envahissent" Bouh ! . on pense que le problème c'est les autres alors que c'est depuis le début : Nous...
    CQFD

  • "Cela confine à l'absurde que le développement des énergies renouvelables contribue à creuser le déficit de la balance commerciale alors qu'on a des savoir-faire". Delphine Batho.

    Une "Entreprise" quelque soit le domaine, vise l'optimisation de ses investissements. Le déficit de la balance s'applique autant aux secteurs de l'automobile, de l'informatique, du vestimentaire, de l'audiovisuel et à tant d'autres qui font appel au marché international pour être compétitif et qui sont autrement plus coûteux sur le plan social. Ce protectionnisme serait désastreux pour la compétitivité sur le plan technique et financier.

    Soyons pragmatiques. Plus nous développerons la filière des énergies renouvelables, plus les coûts de production s'harmoniseront et baisseront à l'image de l'audiovisuel ou de la téléphonie mobile. Pour ce faire, l'autonomie énergétique devrait être UN OBJECTIF DE SECURITE NATIONALE applicable à toutes les opérations publics ou privés.

    L'économie qui résulte des centrales photovoltaïques ou de l'éolien ont un mode de fonctionnement hautement plus avantageux pour la société par rapport aux autres productions énergétiques.
    Leurs ressources étant gratuites, renouvelables et sans résidus toxique, en comparant le concept de production énergétique de l'ESPACE EUROPEEN MONTPELLIER de 333 MWc avec son équivalent en centrale thermique à flamme, cette centrale thermique consumerait 39.600 m3/An de fioul domestique et rejetterait autant de tonnes/AN de CO2 avec un coût annuel d'importation de fioul domestique de plusieurs dizaines de millions d'Euro. Les 15 sites de production sur le territoire représentent 12,2 GWc.

    Tant sur le plan environnemental que sur les ressources, les politiques devraient considérer la transition énergétique comme une urgence impérieuse pour la France, l'Europe et le reste du monde pour préserver les ressources et pendant que nous avons les moyens et le temps d'agir.

  • La quasi-totalité des arguments techniques utilisés dans le rapport sont faux et on voit mal comment les auteurs peuvent parler aussi longuement des pays étrangers... sans avoir auditionné aucun labo de recherche là bas !

    Plus grave, ce qui est très nauséabond c'est de voir l'origine de leur argumentaires, par exemple le Danemark est indépendant des productions nucléaires de ces voisins mais le rapport n'hésite pas à annoncer que 10% de l'électricité du Danemark est du nucléaire importé (p90). Or ce chiffre farfelu ne se trouve pas dans la littérature technique mais n'existe qu'à une seule source : la page du lobby World Nuclear Association qui a pour but de diffamer la politique énergétique danoise ( http://www.world-nuclear.org/info/inf99.html ).

    Bref à voir plutôt ça comme le dernier baroud d'honneur de la nucléocratie française qui n'a plus maintenant que le pouvoir de nuire et de ralentir la transition écologique de la société...

  • @Politis : hantée par le fantôme de Syrota et carbo-focalisée, ça fait des années que la CRE n'a pas franchi le périphérique et qu'elle perçoit la réalité à travers des tableuax Excel.

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