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Conférence : "Les énergies renouvelables : l'après pétrole se prépare aujourd'hui"

puitpetrole.jpgVoici le programme d'une conférence qui sera sans doute trés riche et à laquelle je participe ce mardi 25 janvier à 19h à l'ESCP

29ème conférence "Alter mardi : Parlons Solutions"

Tribune exceptionnelle pour ce 2nd Alter mardi de l'année !

La civilisation industrielle s’est bâtie autour de l’exploitation du charbon à la fin du XVIIIe siècle, puis du pétrole au milieu du XXe siècle. Aujourd’hui, les ressources fossiles s’épuisent alors que les menaces sur le climat sont pour une grande part dues à leur utilisation et que la consommation d’énergie ne cesse d’augmenter. 160 pays se sont engagés, en signant le protocole de Kyoto, à prendre des dispositions en vue de réduire la cause principale du réchauffement climatique : les gaz à effet de serre.

Rendez-vous : mardi 25 janvier 2011 de 19h00 à 21h00 à l'ESCP
79 Avenue de la République
75011 PARIS
M° Rue St Maur/Ménilmontant
 
Cliquez ici pour vous inscrire

En présence de : 

Christian de Perthuis, économiste et conseiller scientifique à la Mission Climat de la Caisse des Dépôt
Arnaud Gossement, Avocat en droit de l'environnement, membre du Syndicat des énergies renouvelables et participant au Grenelle
Hélène Gassin, vice-présidente de la région IDF chargée de l'environnement, de l'agriculture et de l'énergie
Raphaël Claustre, directeur du CLER (Comité de liaison énergies renouvelables)
Patrick Behm, fondateur de Enercoop
Jerôme Mouterde, fondateur de Solaire2G
 
Le débat sera animé par Mathieu Taugourdeau, Directeur de La Manufacture Durable (Auxilia, Mobility+, Voiture&Co)

Deux réponses semblent inévitables : modifier nos comportements énergétiques ou/et trouver des ressources respectueuses des écosystèmes. Les énergies renouvelables (enR) apparaissent dans ce contexte une alternative intéressante pour préserver à la fois le confort des êtres humains et la qualité de l’air.
 
Le soleil, l’eau, le vent, le bois sont autant de ressources naturelles capables de générer de l’énergie grâce aux technologies développées par l’homme. Les sources d'énergies renouvelables présentent l'avantage d'être disponibles en quantité illimitée. Elles constituent une chance pour plus de 2 milliards de personnes isolées d’accéder enfin à l’électricité car elles permettent une production d'énergie décentralisée, indépendante du réseau national. Greenpeace et le Conseil européen des énergies renouvelables affirment même que l'Europe pourrait produire la quasi totalité de son énergie à partir de sources renouvelables en 2050.
 
Mais les enR ne sont pas sans soulever un certain nombre de questions. Sont-elles nécessairement écologiques ? Vous verrez par exemple que le nucléaire peut, d’un certain point de vue, tendre vers un modèle renouvelable… Les enR sont également confrontés aux limites de la volonté politique : quelle stratégie pour mettre en œuvre les engagements internationaux ? Comment impulser une politique locale de développement des enR ? Energie solaire, énergie marine, éolien : solutions gadgets ou vrai potentiel énergétique pour les pays émergents notamment ? Et les fournisseurs d’électricité et de chaleur, quelle place accordent ils réellement aux enR ? Nos experts l’ont promis, ils répondront à toutes vos questions !

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Commentaires

  • Conférence pédagogique, passionnante, riche effectivement. Avec des intervenants qui font un exposé synthétique, et d'autres au contraire qui vont dans le détail. Parler vrai, simple, direct. Ai beaucoup apprécié notamment (ce qui n'enlève rien aux autres...) l'exposé de Mme Hélène Gassin, sa façon de communiquer et d'expliquer. Ai aimé aussi vos interventions, rappelant à chaque fois les règles du droit (forcément !) si complexes, et passant continûment de l'Europe à la France. Beaucoup appris sur le plan des enjeux économiques, sociaux, politiques, et glané ici et là au fil des exposés de chacun des informations pratiques. Le tout dans une tonalité, concernant les énergies renouvelables, et même si le chemin est long, optimiste finalement, pas sur le court mais sur le moyen et long terme. Savoir partagé, optimisme communicatif, merci à vous !

    (NB : Et également pour votre précision tout à la fin, 21-30, je ne le savais pas...)

  • Très intéressant débat sur le retard pris par la France par rapport à certains puissants ou non partenaires parmi ses homologues européens ou dans de nombreux pays ailleurs dans le monde y compris émergents.

    Sur les objectifs à tenir malgré tout d'ici 2020 - 23 % - en matière d'ER.

    Sur les "spécificités locales françaises" :

    - Blocage "mental" sur le nucléaire, passivité, résignation, donc à travail à faire sur le plan des mentalités pour faire bouger les lignes car les Français ne peuvent pas à la fois soutenir dans les sondages le développement des ER et dans le même temps ne rien trouver à redire au nucléaire, manque de logique évident…

    - "Folie" législative et administrative à la française, encore une spécificité… Avec des avalanches de textes de lois, de décrets, de contraintes administratives, le tout sur un mode illisible et contradictoire, de nature à décourager le plus vertueux et le plus entreprenant des citoyens déterminé à agir pour son bien à lui, ceux de ses proches, de sa commune, de sa région, de son pays, ainsi que par exemple celui des générations à venir…

    Mais les faits sont têtus, les avancées nécessaires aussi, la France doit rattraper son retard, et sera bien obligée de le faire, puisque viendra un moment où elle n'aura tout simplement... plus le choix. :)

    Chaque intervention riche d'enseignement dans sa spécificité. Vous disiez que venaient de plus en plus de monde, on ne peut que s'en réjouir.

  • C'est marrant, c'est exactement ce qu'a dit Obama hier. Dire qu'il y a qq temps sarko voulait lui ressembler (même site internet, mêmé posture...) sauf que nous aujourd'hui, on fait l'éloge d'une filière en fin de vie.
    bref, Obama taxe le pétrole pour investir dans les EnR et nous, nous allons faire le chemin a rebrousse poil. Après l'exception culturelle française, l'exception économique.

  • Captivante conférence.

    Je voulais juste souligner cette info concernant votre intervention sur les ER, et le lancement dans la complexe aventure offshore, une activité hautement technologique et qui oblige à définir un système global complexe, de l'éolienne au réseau à terre :

    "Ils sont une quinzaine d'industriels européens, américains et asiatiques à fourbir leurs armes pour la grande bataille de l'éolien offshore : la multiplication des parcs, y compris en France où l'appel d'offres pour 3 GW vient enfin d'être lancé, aiguise tous les appétits. Qui est en lice, et qui est en tête ? Et qui est le mieux placé pour équiper les parcs français ?

    Lien : http://www.latribune.fr/green-business/l-actualite/20110125trib000595452/eoliennes-offshore-la-bataille-des-fabricants.html

  • CR 29ème conférence "Alter Mardis : Parlons Solutions - Les énergies renouvelables : l'après pétrole se prépare, aujourd'hui"

    Tou(te)s ont répondu présent à l’appel des énergies renouvelables.

    Une première constatation s’impose : souffririons-nous d’hypermétropie ? Christian de Perthuis répond par l’affirmative : « les économistes du climat se trompent en regardant 2050 ! C’est aujourd’hui ! ». Appréhender nos ressources énergétiques demande à y voir très bien de près, pour ensuite envisager le long terme ! Car les chiffres d’aujourd’hui parlent d’eux-mêmes : plus de 80% de notre énergie provient du fossile, quand les experts prévoient son essoufflement voire sa disparition dans les années futures. Le soleil, l’eau, le vent, le bois s’imposent comme l’opération de la dernière chance, avec l’avantage de ne pas dépendre de réserves fossiles chères et limitées, d’avoir un impact nul ou faible sur l’environnement, et d’être inépuisables selon la localisation géographique et les facteurs climatiques. Que demande le peuple ?

    Lente, hypocrite, attentiste, passive... Autant de qualificatifs pour le moins désolants qui décrivent le comportement de la France face aux EnR. Est-ce bien mérité ?

    Malgré l’urgence d’une situation que personne ne veut voir, et qui n’arrange personne ? Notre pays reste le grand retardataire européen du développement des énergies vertes. Pointé du doigt : la prédominance du nucléaire, une bureaucratie omniprésente ainsi qu’un cadre juridique aux contours flous et éphémères. Maître Arnaud Gossement évoque un « paradoxe entre les objectifs et les moyens ». En effet, les objectifs plancher de développement durable, signés par Jean-Louis Borloo, semblent interprétés comme des objectifs plafonds. Celui qui a participé au Grenelle ajoute à ce manque d’ambition : « une avalanche de textes qui changent tout le temps, contraignant les entrepreneurs qui souhaitent vendre leur énergie à EDF à être des spécialistes du droit et à s’adapter aux changements constants des textes de loi. Plus on a de texte, plus le droit bégaie, plus l’administration est perdue ».

    Comment sortir de ce marasme et accélérer l’utilisation des EnR ? Chacun apporte un bout de solution.

    Pour Christian de Perthuis le changement se nomme « prix carbone et politiques publiques ». Hélène Gassin prône l’invention de solutions collectives à l’échelle des territoires, en rappelant le rôle de planificateur et d’accompagnateur des régions. Développer une politique et une production locales des EnR, par le biais des collectivités territoriales, constitue la vision défendue par Raphaël Claustre :« Nous devons décentraliser et faire de l’énergie du terroir ». Quant à Patrick Behm, replacer le citoyen au cœur de la question énergétique paraît indispensable.

    L’innovation reste pourtant présente sur notre territoire, à l’image de Jérôme Mouterde, ingénieux parent d’un panneau solaire nouvelle génération, capable de fournir à la fois électricité et eau chaude. Cependant les créateurs trépignent à l’idée de voir un marché des EnR puissant et stable s’ouvrir. S’ils déplorent le vide politique, juridique et financier qui se creuse sous leurs pieds, leurs espérances n’en demeurent pas moins agrippées à demain.

    Le débat fut animé par Mathieu Taugourdeau, Directeur de La Manufacture Durable (Auxilia, Mobility+, Voiture&Co).

    Source ALTER MARDIS et le blog TERRA CITES : http://www.blog.terracites.fr/energies-renouvelables-lapres-petrole-en-question/

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