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Publicité pour le Nucléaire contre Moratoire sur le Solaire : la Guerre de l'énergie

pub areva.jpgPendant les fêtes, a été discrètement publié au Journal officiel un décret qui allège une nouvelle fois les obligations financières de la filière nucléaire. Alors qu'une campagne de dénigrement est menée pour salir l'image des énergies renouvelables, l'énergie nucléaire ne cesse de bénéficier d'avantages. Pour faire passer la pilule, c'est une campagne de publicité pour Areva qui est organisée au même moment. Pendant ce temps, l'attention de l'opinion publique est détournée vers un bouc émissaire commode : l'éolienne ou le panneau solaire.

Démantèlement : deux poids, deux mesures. Nous sommes tout d'abord priés de croire qu'une éolienne est une activité industrielle - dangereuse pour l'environnement, la santé humaine et les paysages - dont le démantèlement devrait prendre des années tout en laissant sur place des déchets dangeureux qui ressteront actifs pendant des siècles.

C'est certainement pour cela que la loi Grenelle 2 du 12 juillet 2010 a soumis les éoliennes à la police des installations classées. C'est aussi pour ce motif que le projet de décret relatif au démantèlement et à la remise en état des parcs éoliens a prévu un régime de responsabilité des sociétés mères et une obligation de constitution des garanties financières...en début et non plus en cours de production.

Pour les sites nucléaires : rien de tel. Nous sommes alors priés de croire que ces installations auraient contributé à la lutte contre le changement climatique en n'émettant pas de CO² et que leur démantèlement ou - mieux - leur renouvellement, ne posera aucun problème.

C'est ainsi que le Parlement a inscrit dans la loi n° 2010-1488 du 7 décembre 2010 portant nouvelle organisation du marché de l'électricité (Loi NOME) les dispositions suivantes :   

"Article 20 :

Le III de l'article 20 de la loi n° 2006-739 de programme relative à la gestion durable des matières et déchets radioactifs est complété par quatre alinéas ainsi rédigés :
« A titre dérogatoire, un report de cinq ans pour la mise en œuvre du plan de constitution des actifs définis au II est accordé à un exploitant nucléaire si les deux conditions suivantes sont remplies :
« 1° Les charges mentionnées au I, à l'exclusion de celles liées au cycle d'exploitation, évaluées en euros courants sur la période allant de la date de publication de la présente loi à 2030 sont inférieures à 10 % de l'ensemble des charges mentionnées au même I, à l'exclusion de celles liées au cycle d'exploitation, évaluées en euros courants ;
« 2° Au moins 75 % des provisions mentionnées au premier alinéa du II, à l'exclusion de celles liées au cycle d'exploitation, sont couvertes au 29 juin 2011 par des actifs mentionnés à ce même II.
« Jusqu'au 29 juin 2016, la dotation moyenne annuelle au titre des actifs susmentionnés doit être positive ou nulle, déduction faite des décaissements au titre des opérations de démantèlement en cours et des dotations au titre des charges nouvelles ajoutées au passif des fonds dédiés. »

Aux termes de ces dispositions, les exploitants de centrales nucléaires, soit EDF principalement, ont donc un délai supplémentaire pour constituer les actifs qui permettront de financer le démantèlement et le traitement des déchets radioactifs. Alors que le parc nucléaire fonctionne aux frais du contribuable depuis 40 ans, ses exploitants n'ont donc pas mis de côté l'argent nécessaire à sa fin de vie.

Deux poids/deux mesures : une éolienne ne pourra pas commencer à tourner sans avoir mis de côté cet argent. Une centrale nucléaire peut fonctionner pendant des décennies sans avoir à le faire.

Alors que certains décrets d'application se font parfois attendre pendant des années, le Gouvernement a discrètement publié le Décret n° 2010-1673 du 29 décembre 2010 portant modification du décret n° 2007-243 du 23 février 2007 relatif à la sécurisation du financement des charges nucléaire.

Ce décret qui donne du temps à EDF a été publié quelques jours aprés celui du 9 décembre 2010 qui ordonne un moratoire sur l'énergie solaire. Le temps n'est pas le même pour le nucléaire et le solaire : cinq ans de répit pour l'un, trois mois de casse pour l'autre.

Coût de l'énergie : la règle de l'obscurité. Depuis plusieurs mois, nos concitoyens sont priés de croire que si leur facture d'électricité va augmenter, c'est à cause...des panneaux solaires. Sans rire. Pire, ces malheureux panneaux mettent en péril notre réseau de distribution d'électricité. En clair, les installation de production d'énergies renouvelables ruinent notre économie, avantagent les travailleurs chinois ou les retraités californiens, massacrent espaces naturels et paysages et seront à l'origine d'un black out électrique.

Nous vivons pourtant sur un mythe : celui de l'électricité nucléaire pas chère et sûre. Or, rien n'est plus faux. Il ne faut pas oublier que deux personnes financent le nucléaire : le consommateur et le contribuable. Le premier a été incité pendant des années a installer systématiquement des chauffages électriques qui sont la cause première de la précarité énergétique que nombre de familles modestes subissent aujourd'hui.

Pendant que le rapport Charpin précise que l'énergie solaire a donné lieu à une "bulle spéculative" qui pourrait fortement grever les comptes d'EDF et la facture du contribuable, personne ne sait combien coûtent les opérations de démantèlement des réacteurs et le stockage des déchets. Si le nucléaire est si bon marché : pourquoi cacher les chiffres ?

Publicité pour le nucléaire, moratoire sur le solaire. Pour détourner l'attention de l'opinion publique, rien de tel qu'une campagne de publicité. Je vous conseille vivement de visonner le court métrage réalisé pour Areva et son vrai faux making off.

Une véritable campagne d'intoxication.... Grâce à un discours carbo centriste, ce spot suggère habilement que le nucléaire est une énergie moderne (images de ciel bleu, de mer et de soleil) par opposition aux énergies anciennes comme le charbon (images de travailleurs dans un environnement gris et peu chaleureux).

Surout, le film place la centrale nucléaire juste à côté d'un parc éolien off shore et d'une ferme solaire. Vous avez bien compris le message subliminal : "le nucléaire est une énergie renouvelable comme une autre..." Une "énergie complémentaire" comme on l'entend si souvent.

Pas d'images de déchets radioactifs, pas d'images de catastrophes industrielles, pas d'images de travailleurs sous traités, pas d'images des mines d'uranium du Niger, pas d'images des décharges sauvages. Non juste des images filmées comme dans un film de Luc Besson sur une petite musique sympathique des années 80.

Voilà ce que la forme de ce film de propagande nous murmure : "le nucléaire c'est moderne et c'est sympa". Vous voulez être à la mode ? Adhérez au nucléaire français que nous sommes si fiers de tenter de vendre dans le monde entier. C'est beaucoup mieux que ces énergies renouvelables qui sont autant de "niches fiscales" loin des "leviers de croissance" que le Grenelle avait promis.

Le film du making off va plus loin. Pas de vieux technos nucléocrates en costume gris mais des jeunes, sportifs, beaux ou sympas qui nous servent les pires tartes à la crème du développement durable mais avec une trés grande conviction. C'est ainsi que nous apprenons qu'Areva est obsédée par "le progrés continu".  Le but est clair : ringardiser le discours écolo. Les vrais écolos ce sont ceux qui aiment le nucléaire.

Je pense qu'une plainte devant l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité s'impose : je suis prêt à y contribuer.

Quel droit des générations futures ? Entendons nous : chacun a le droit le plus entier de se former une opinion personnelle sur l'énergie. Encore faut-il que chacun puisse bénéficier d'une information complète sur chacune des sources d'énergie. Or, tel n'est pas le cas. Nous avons plutôt droit à un débat passionné, à coups de publicités, sur fond de mensonges et de secrets bien gardés.

Il faut en sortir. Le débat sur l'énergie doit avoir lieu. Et n'oublions pas que si nos enfants ne veulent pas des éoliennes ou des panneaux solaires, ils pourront les retirer en trois jours. A l'inverse, nos déchets nucléaires, nous leur imposons pour toujours. Est ce juste ? 

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Commentaires

  • Très bien ce billet !

  • Bravo Arnaud pour ce billet. Cela je vais tout de même envoyer mon cv a Areva, puisque rien ne dit que ce ne sont pas les futurs leaders des énergies renouvelable.

  • ....maintenant que EDF vient de se prendre une superbe claque avec l'arrêt de ses nombreux projets dans le photovoltaïque: création dusines de fabrication de panneaux, centrales aux sol de plusieurs mégawatt .

  • {.. Ce détail ne me paraît pas anodin !

    De Terre & Finance - Nov, 2010 - LE PÉTROLE S'ÉPUISERA 100 ANS AVANT OFFRE D'ÉNERGIE RENOUVELABLE SUFFISANTE

    Les réserves de pétrole de la planète vont s'épuiser dans une trentaine d'années mais il faudra 100 ans avant qu'il n'y ait suffisamment d'énergies renouvelables pour remplacer ces hydrocarbures, affirme une étude américaine.

    Dans cette étude, publiée sur le site Environmental Science and Technology, des chercheurs de l'Université de Californie à Davis (UC-Davis) estiment que les 1.332 milliers de millards de barils de réserves de brut vont s'épuiser en 2041 à raison d'une consommation mondiale de 85,22 millions de barils par jour, augmentant de 1,3% par an.

    Pour déterminer quand il y aura une offre suffisante d'énergies renouvelables pour remplacer les hydrocarbures, le professeur en ingéniérie Debbie Niemeier et la chercheuse Nataliya Malyshkina ont extrapolé les prix des actions des sociétés d'énergie renouvelables. Ils ont comparé les prix des titres de 25 compagnies pétrolières cotées sur les marchés boursiers américain, australien et européen avec ceux de 44 compagnies dans le secteur des énergies renouvelables.
    Il en ressort que la valorisation boursière des compagnies pétrolières dépasse de loin celle des compagnies d'énergie alternatives. Selon les chercheurs, cela signifie que les investisseurs croient que le pétrole va continuer à bien se porter dans un avenir proche et surpasser le secteur des énergies renouvelables.
    Modélisant une évolution des titres boursiers, les chercheurs ont établi que ce ne serait pas avant 2141, soit 100 ans après l'épuisement du pétrole, qu'il y aura une offre suffisante d'énergies renouvelables, ce qui compliquera grandement l'utilisation d'automobiles pendant près d'un siècle.

    Deux tiers du brut sont raffinés pour en faire de l'essence ou du gasole pour les véhicules.

    Un scénario plus optimiste prévoit que les réserves de pétrole s'épuisent en 2054.

    Lien : http://www.terre-finance.fr/Le-petrole-s-epuisera-100-ans-avant-offre-d-energi-vtptc-7940.php

  • EDF (via EEN) est au contraire le principal gagnant de cette casse du secteur solaire et ce ce dramatique moratoire.
    Ils feront partie des gros qui survivront aux turbulences et ils seront leader sur l'installation du PV, ce qu'il voulaient d'ailleurs. Les PME et autres installateurs de taille moyenne vont mettre la clef sous la porte, pour ceux qui ne l'ont pas encore fait, et EDF s'en félicite, ne vous en faites pas pour eux.
    C'est d'ailleurs probablement en partie eux qui ont inspiré au gouvernement ses stupides décisions; vous avez du voir quel est le CV de ce triste sire de Charpin, n'est-ce pas !

  • Très bon billet, il serait bon de traiter ce genre d'information dans les médias nationaux.

  • - Billet très intéressant émanant du blog ECOLO INFO, qui vient d''arriver -

    ***

    Areva nous prend vraiment pour des quiches, non ??

    "De quoi justifier l’investissement d’un budget de 15,5 millions d’euros en 2011 (créa et achat médias) et 5 millions d’euros les années suivantes (le film est programmé pour durer environ 5 ans)" => http://www.ecoloinfo.com/2011/01/08/areva-nous-prend-vraiment-pour-des-quiches-non/

    Pour rappel : http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=pourquoi&page=francenucleaire

    {.. Flippante, cette carte :-(((

  • Bravo pour vos commentaires !

    Mais qui en parle ? C'est le silence radio sur la casse organisée du photovoltaique par le décret du 9 décembre au profit de ...
    Un grand merci à nos polytechniciens du lobby nucléaire.
    Il me semble toutefois que l'échéance électorale de 2012 et les réseaux sociaux peuvent être l'ultime chance pour interpeller les politiques efficacement sur les réels enjeux énergétiques .
    Il faut demander dès à présent à chaque parti, sa politique en matière énergétique en s'engageant sur le prochain quinquenat , pour éviter le triste spectacle du démantèlement déguisé du photovoltaique avec les baisses à répétition du prix de rachat du kw.
    Sauf à reproduire la comédie du Grenelle de l'environnement, il faut déjà à mon avis interpeller nos élus sur le sujet !
    A nos plumes donc avant de passer dans les isoloirs en connaissance de cause !

  • C'est en effet plus qu'énervant de voir à quel point le Droit ne sert à rien dans notre fichu pays, ultra réglementé, instable, avec des Juges incapables de rendre des décisions justes, ni de comprendre la temporalité, mon cher Arnaud, comme je vous l'ai dit au dernier Mardis de l'environnement.

    Mais vous ne m'avez pas entendu et cru, moi votre ainée, Avocat qui a rendu sa robe comme un acte politique...et ai eu l'occasion de travailler "un peu" chez Areva.

    Le progrès continu adossé au développement durable est une vraie foutaise; le Directeur Com fière de sa campagne de pub honteusement chère, un vrai vendeur de tête de gondole...La seule chose qui compte actuellement, c'est la réduction des coûts immédiats en taillant dans les effectifs, les gommes et les crayons, sans vouloir comprendre la notion de coûts cachés. Qui parle du démentelement de Super Phénix par ex ??

    Et même la Ministre NKM qui en principe tient la route, adopte un ton convaincu sur un complot spéculatif sur le solaire...pour justifier ce revirement !

    Toute la question est de savoir comment nous organiser pour empècher de nuire cette Représentation nationale et son bras armé technocratique à la rédaction de décrets, soumise aux lobbistes étriqués et sans conscience, incapable de comprendre le niveau de complexité dans lequel nous devons prioriser pour opérer mieux et de manière moins sectaire et perverse, avec le vrai sens de l'intérêt général.

  • Existe-t-il des études sur le coût de l'électricité nucléaire ?

    Le calcul semble pourtant "simple" à faire :

    (subventions depuis les débuts du nucléaire + factures des clients + estimation du coût du démantèlement et de la gestion des déchets) / nombre de MW vendus.

    Pourtant je ne trouve rien nulle-part.

  • Merci Mr Gossement pour cet article trés éclairant.
    J'ai toujours un peu de mal à comprendre, à titre personnel, comment les députés se fassent autant "balladés" par le lobby nucléaire qui traîne à l'Assemblée.
    Comme vous le savez, les projets de décrets arrivent parfois tout rédigés et sont presque soumis à signature.
    Encore plus désolant de constater que le groupe Energie compte pas moins de 100 députés pour, in fine, aboutir à des textes aussi favorables au nucléaire et aussi défavorables aux énergies renouveables.
    Mais je fais partie de ceux qui pensent qu'en montrant du doigt avec des arguments sérieux et des articles un peu construit on finira par y arriver...
    Continuons le job, il finira par convaincre.
    Meilleures salutations.

    Jean-Pascal Chabaud
    http://suiviphotovoltaique.wordpress.com/

  • Je ne comprends pas votre soutien aveugle au photovoltaïque.

    Mon expérience personnelle :

    Je suis continuellement harcelé au téléphone par des vendeurs d'installations photovoltaïques qui ne mettent en avant que la rentabilité financière (pour moi, mais aussi pour eux évidemment ...). Je leur explique que j'ai réalisé 3000 kWh/an d'économies d'électricité chez moi en n'investissant que 600 €, sans aucune subvention. Or, 3000 kWh/an, c'est à peu près ce que produit mon frère avec ses panneaux photovoltaïques qui lui ont coûté 23 000 € (près de 40 fois plus !). Cette somme lui a été remboursée en partie par des subventions et le reste va l'être par le biais d'un prix de rachat astronomique (Il devrait même faire un bénéfice très substantiel !).

    N'est-il pas normal que l'Etat s'interroge sur des dépenses en train de devenir incontrôlables pour un résultat atteignable à bien moindre coût ? Par exemple, prime à la casse sur les vieux frigos et congélateurs, en contrepartie de l'achat d'appareils classés A+ ou A++.

  • Bonjour,

    Pouvez vous nous dire votre " tuyau" pour économiser des KW en investissant seulement 600 € ?
    Merci !

  • Concernant le cout de l'energie nucleaire je pense qu'il est tres tres faible. même si ca a demandé des investissement colossaux en recherche et développement ceux ci on été amortie et le cout du dementellement d'une centrale nucleaire doit aussi etre faile par rapport au nombre de KWh qu'elle aura produit. a noté que 4 centimes le kwh c'est equivalent a un baril de petrole de 169 litres qui a une valeur energetique de 1690 KWh pour 70 euros soit 4,1 centimes.
    Pour avoir ce même cout d'energie en photovoltaiques avec des centrales aux sol avec du panneaux au tellurure de cadmium (tout aussi nocif)a 1 dollar le Watt crete il faut amortir sur 20 ans et on a n'a de l'energie que l'orsquil y a du soleil.

    par concequent il est judicieux pour areva et contrairement a ce que vous pensez de se developper dans les energies renouvelables parceque c'est un crenau porteur. le photovoltaique est un bon complement au nucleaire pour augmenter la rentabilité d'une centrale nucleaire qui produit la nuit et qui ne peux pas etre arreté.

    j'imagine que vous devz tous avoir de superbe idée pour faire mieux et moins chere.

    A vous lire.

  • "Concernant le cout de l'energie nucleaire je pense qu'il est tres tres faible"

    Devons-nous vous croire sur parole, ou avez-vous une sources fiable à nous fournir ?

  • Bonne question Berthy ! Je conseille quelques pistes, ici - ENERGIES NON DURABLES : LE NUCLEAIRE => http://www.electron-economy.org/categorie-10994006.html

  • Vous avez mal lu. je vous ai donné les chiffres.Vous n'avez pas compris. le KWh nucleaire(prix de gros) est au même prix que le brut de petrole. Donc ca veux dire que le KWh nucleaire coute encore moins cher a produire que les 4 centimes ou il est vendue. Pourquoi voudriez vous que l'energie nucleaire soit vendue a perte ????

    Par contre pour un pay qui a envie de s'equipper en un systeme de fourniture energetique , c'est pas la même chose puisqu'il doit investir et a ce moment la le photovoltaique peu lui couter moins cher, mais a condition qu'il possede d'autres systemes d'energie pour produire quand il n'y a pas de soleil.

  • Bonjour,

    Le problème des énergies renouvelables, c'est que l'on veut leur appliquer le même schéma qu'aux énergies traditionnelles : production centralisée et grosses installations. Hors, il y a un coût qui n'est jamais évalué, c'est celui des lignes de hautes tensions, hormis le cuivre qui sert à les fabriquer, les hélicoptères que l'on utilise pour les installer dans certains endroits, les forêts qu'il faut couper régulièrement... on oublie que le coût d'une ligne HT, c'est 20 % de l'électricité qui y circule. Ces 20 % sont perdu. A quoi servent-ils ? à chauffer les câbles, donc l'atmosphère...
    L'un des intérêts du renouvelable, c'est que l'on peut créer des installations qui rendent des maisons, des villages autonomes.... N'oublions pas qu'une production et une distribution centralisée, c'est aussi une manière de "réguler" la population...

  • M. Dupont :

    Vos chiffres ne reposent sur aucune base solide.

    Ils omettent :
    Que la recherche et le developpement du nucléaire n'ont pas été financés par les kwh vendus, mais par les contribuables.
    Au mieux peut-on parler de marge compensée.. Ce qui en passant est illégal dans le secteur privé.
    Que les fonds recherche et ITER sont abondés par nos impôts et n'auront pas à impacter le prix de vente.
    Que les coûts de démentèlement ne provisionnés qu'au tiers de leur valeur par EDF et Areva, LE reste venant de l'Etat et les fonds dits "défense".
    Que ces coûts sont sous-évalués depuis le début et les rapports des états limitrophes ou partenaires le prouvent.
    Que coût de stockage dixit le CEA est 3 fois supérieur aux évaluations.

    D'après les experts internationaux le coût réel du KWh nucléaire, si on devait tout réintégrer serait approximativement entre 12 et 15 cts.

    A cela vous devez ajouter les charges non engagées par RTE et ErDF sur le réseau (plus de 1 Mds €/ an depuis 2000) et captées aux investissements d'EDF ou au fonctionnement de leur CE (plus riche et dépensier de France / alpagué par 2 fois par la cours des Comptes) et que la loi NOME vise à faire financer par les EnR...

    Etc

    Et malgré toute cette mauvaise foi, ces mensonges, nous sommes bien obligés de faire avec.
    Toutefois, nous nous opposons à une différence de traitement et nous exigeons que nos politiques donnent sa chance à au moins une autre énergie propre, surtout si elle est considérée par 7 milliards de personnes comme d'avenir contre quelques irréductibles et indécrottables français.

    Nous devons nous battre pour notre indépendance énergétique ! Ne pas seulement dépendre de stocks de ressources finies ou d'accès incertain (voir insécurité au Niger et autre pays fournisseurs). Nous devons préparer l'après pétrole sans avoir à dépendre des chinois ou de nos voisins... Sauf à ne plus vouloir d'activité économique en France.

  • Excellent résumé des forfaitures et revirements actuels du gouvernement en place concernant l'énergie. Tout ça discrètement et en sous-main comme vous le dites.

  • Ecoeurée en lisant cette DP = http://www.enviro2b.com/2011/01/04/radioactivite-areva-discret-sur-un-accident-au-niger/

    Résumé :
    C'est arrivé au Niger en déc. 2010 - Selon la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité, le site exploité par Areva aurait enregistré la rupture des digues de plusieurs bassins de décantation des effluents radioactifs, et le déversement d’importantes quantités de boues radioactives. L’accident aurait provoqué la fuite de 200 000 litres, et la contamination concernerait 2 ou 3 hectares -

    Dans le contexte actuel, on pourrait laisser planer cette citation : "Je vous avais prévenus", pourrait nous dire George Orwell. Une fois de plus, c'est sans doute de nos erreurs que nous apprendrons.

    Décidément, je sature de ce nucléaire nauséabond, une plaie toxique & saillante et un véritable gouffre financier !

    Mais alors que le développement des réseaux sociaux parvient à mobiliser des individus, est-il bien judicieux de donner les clés de son quotidien à des entreprises par définition "plus intéressées par le profit", plus que par notre réel bien-être ?

  • Tellement vrai ce billet !

    Merci pour ces éclairages toujours utiles !

  • Vous dites que le parc nucléaire fonctionne aux frais du contribuable. C'est vrai, la police doit intervenir lorsque les jeunes veulent empêcher les trains de matières nucléaires de circuler. Par contre le financement de la construction des centrales nucléaires dans les années 70 a été effectué par EDF en empruntant sur le marché monétaire international en dollars et non par l'état qui déjà à cette époque en était incapable. L'état, actionnaire majoritaire d'EDF, ne subventionne pas mais au contraire perçoit des dividendes.

  • Maitre, pourriez-vous soumettre vos articles (celui-ci en particulier mais aussi tous ceux qui traitent du moratoire et des injustices vécues par la filière) aux journaux payants et gratuits (je pense au Journal des ENR et autres revues spécialisées mais aussi aux quotidiens "20mn" et autres qui auront peut être un peu d'impact sur les populations mais je n'ai aucune idée de la puissance des lobbys sur eux)? Cela permettrait peut-être de briser le taboo?

    @ Eric Lombard, en cours (ENR et MDE) on nous apprend la méthode des NegaWatt (l'ordre des choses doit être logique : 1) Sobriété énergétique, 2) Efficacité énergétique, 3) apport COMPLÉMENTAIRE par les EnR), et les EnR sont en 3 parce qu’il y a de toute façon une part irréductible de besoins d'énergie et d'autre part, parce que pour certaines maison, certains bâtiments industriels, pas de possibilité ou de moyens financiers pour faire mieux…

    @ Jp86, je pense que l’on ne parlait pas des frais de constructions des centrales des années 70, mais plutôt de la construction de ITER, du coût de traitement de la plupart des déchets nucléaires et éléments irradiés pendant le fonctionnement de nos centrales (qui ne figurent pas ds la CSPE je crois et dont une partie au moins est payée par… le contribuable) etc. Dans tous les cas, nous ne payons pas l’électricité à son vrai coût en France, et ce depuis le tout début des centrales nucléaires, ce qui contribue à faire des énergies alternatives des solutions jugées trop chères pour être assumées…

  • vous parlez de Iter, il ne s'agit plus du nucléaire classique , mais de fusion de la matière , il n'y aura pas de déchet radioactif , le gros probleme , c'est que nous ne savons pas si l'étude de la fusion régulée n'est pas une chimère , il y a 30 ans à l'université on parlait déjà de la fusion mairtrisée et cette technologie semblait pouvoir arriver à 30 ans . Le temps est passé, toujour rien , sinon une dépense colossale pour continuer sans savoir si l'on aboutira , la maitrise de la fusion dans les tokamaks parait extrémement complexe et on ne sait pas si celà aboutira un jour . Pour le moment celà coute cher , mais il serait dommage de ne pas chercher dans ce sens , car là nous aurions plus de problèmes d'énergie; mais il serait bon que nous soyons informés de l'évolution de cette recherche avec notre argent ,et de l'argent des peuples de beaucoup de pays qui participe a ce projet

  • Avez-vous lu Me Gossement, cette chronique "Areva et sa fiction nucléaire" de Thierry Salomon, énergéticien, Président de l’association négaWatt ?

    Tellement vrai !

    - Continuons à consommer sans inquiétude, comme dansaient les passagers de première classe du « Titanic ». En filigrane, c'est le message transmis par le dernier spot de pub du géant français de l'atome -

    Pour les dix ans de sa marque, chouette, Areva a décidé de nous emmener au cinéma pour nous montrer, en 60 secondes top chrono, « la grande épopée de l’énergie ». Un audacieux travelling historique nous transporte depuis les premières voiles gonflées par Eole en Egypte jusqu’à l’hydraulique au Moyen-Age. Les images glissent ensuite à tout allure du 19e siècle, vapeur et charbon, jusqu’au 20e siècle du puits de pétrole et de la station-service, piliers du rêve américain. Musique symphonique de superproduction, travelling saisissant, budget colossal de plus de 15 millions d’euros. Rien ne manque, sauf peut-être Indiana Jones.

    Passant symboliquement du passé à l’avenir en franchissant l’écran d’un drive-in, on pénètre enfin dans un paysage idyllique (mer bleue et monts embrumés d’azur) où sont implantés, en bord de mer, les deux réacteurs d’une centrale nucléaire. Curieusement, aucun panache de vapeur, aucune ligne à très haute tension ne vient gâcher le paysage, mais on sent bien que cette centrale n’est pas là comme simple figurante. En mer, encore une centrale, dont les éoliennes sont posées si près des côtes que l’on n’est certainement pas dans la France des ZDE (Zones de développement de l’éolien, ndlr) et du Nimby (la stratégie « Not in my back yard » soit « Pas dans mon arrière-cour » consiste à refuser les nuisances près de chez soi, ndlr) post-Grenelle. Un peu plus loin, une centrale photovoltaïque au sol – encore une centrale – resplendit de tous ses feux.

    Enfin, dans les dernières secondes du travelling, le monde merveilleux d’Areva se dévoile : un front de mer façon Rio de Janeiro où, sur les terrasses d’immeubles-tours, une jeunesse aisée danse, insouciante, éclairée en plein jour par de puissants sunlights. Un monde de rêve, de fêtes et de cigales qui dansent tout l’été. Sea, sex and nuke !

    Le message est limpide : consommez sans inquiétude, nos centrales nucléaires ronronnent, fournissant le miel énergétique dont rêve l’humanité depuis des millénaires, depuis les tous premiers kWh produits dans l’effort, la sueur et la poussière. Areva, fournisseur officiel de la corne d’abondance. Le modèle énergétique est clair : l’énergie ne peut être que centralisée, le nucléaire-qui-n’émet-pas-de-CO2 a les mêmes vertus que les énergies renouvelables, il est propre sur lui et inépuisable. Pas un mot sur l’envers du décor de cette superproduction : la prédation sur les mines d’uranium, les sous-intérimaires surpressurisés, les risques de prolifération, les déchets enfouis comme des autruches pour les siècles des siècles, les réserves de minerai limitées à quelques décennies, l’accident aux conséquences si incalculables qu’on préfère, justement, ne pas le calculer. Pas un mot sur le démantèlement dont la seule certitude est qu’il sera d’un coût pharaonique. Pas un mot sur tous ces fardeaux pour les générations à venir : ils sont gommés par ce clip habile, saupoudrés des vertes paillettes du développement durable, ce si bel oxymore anesthésiant.

    Pas un mot enfin, dans cette « épopée de l’énergie » , sur ce qui est dès à présent, au 21e siècle, notre plus grande réserve d’énergie : le formidable gisement issu du non-gaspillage, de la sobriété et de l’efficacité énergétique. Pas une image sur ce qui devrait être notre véritable futur énergétique : un urbanisme à l’échelle humaine, des productions d’énergies décentralisées fondées sur des flux naturels et non sur les dernières ressources de notre seule planète.

    « … En ce sens, ce film est porteur d’enthousiasme et d’humilité » comme ose le dire sans rire le porte-parole du groupe. Le minimum de sagesse et, justement, d’humilité devrait nous imposer une conduite de fourmis prévoyantes et non d’insouciantes cigales dansant sur les toits, comme devaient danser les passagers des premières classes dans le luxueux salon du Titanic. Cette pub subliminale a cependant un mérite, un seul : elle nous démontre que lorsqu’Areva fait son cinéma, elle le fait avec un vrai talent dans la fiction nucléaire.

    Source TERRA ECO - 10/01/2011 : http://www.terra-economica.info/Quand-Areva-nous-fait-son-cinema,15143.html

  • @ Eric Dupont : les pronucléaires n'y vont pas avec le dos de la cuillère. Pendant les fêtes, a été discrètement publié au Journal officiel un décret qui allège une nouvelle fois les obligations financières de la filière nucléaire. Alors qu'une campagne de dénigrement est menée pour salir l'image des énergies renouvelables, l'énergie nucléaire ne cesse de bénéficier d'avantages. Pour faire passer la pilule, c'est une campagne de publicité pour Areva qui est organisée au même moment. Pendant ce temps, l'attention de l'opinion publique est détournée vers un bouc émissaire commode : l'éolienne ou le panneau solaire.

    Démantèlement : deux poids, deux mesures. Nous sommes tout d'abord priés de croire qu'une éolienne est une activité industrielle - dangereuse pour l'environnement, la santé humaine et les paysages - dont le démantèlement devrait prendre des années tout en laissant sur place des déchets dangeureux qui resteront actifs pendant des siècles.

    C'est certainement pour cela que la loi Grenelle 2 du 12 juillet 2010 a soumis les éoliennes à la police des installations classées. C'est aussi pour ce motif que le projet de décret relatif au démantèlement et à la remise en état des parcs éoliens a prévu un régime de responsabilité des sociétés mères et une obligation de constitution des garanties financières...en début et non plus en cours de production.

    Pour les sites nucléaires : rien de tel. Nous sommes alors priés de croire que ces installations auraient contributé à la lutte contre le changement climatique en n'émettant pas de CO² et que leur démantèlement ou - mieux - leur renouvellement, ne posera aucun problème.

    C'est ainsi que le Parlement a inscrit dans la loi n° 2010-1488 du 7 décembre 2010 portant nouvelle organisation du marché de l'électricité (Loi NOME) les dispositions suivantes :

    "Article 20 :

    Le III de l'article 20 de la loi n° 2006-739 de programme relative à la gestion durable des matières et déchets radioactifs est complété par quatre alinéas ainsi rédigés :
    « A titre dérogatoire, un report de cinq ans pour la mise en œuvre du plan de constitution des actifs définis au II est accordé à un exploitant nucléaire si les deux conditions suivantes sont remplies :
    « 1° Les charges mentionnées au I, à l'exclusion de celles liées au cycle d'exploitation, évaluées en euros courants sur la période allant de la date de publication de la présente loi à 2030 sont inférieures à 10 % de l'ensemble des charges mentionnées au même I, à l'exclusion de celles liées au cycle d'exploitation, évaluées en euros courants ;
    « 2° Au moins 75 % des provisions mentionnées au premier alinéa du II, à l'exclusion de celles liées au cycle d'exploitation, sont couvertes au 29 juin 2011 par des actifs mentionnés à ce même II.
    « Jusqu'au 29 juin 2016, la dotation moyenne annuelle au titre des actifs susmentionnés doit être positive ou nulle, déduction faite des décaissements au titre des opérations de démantèlement en cours et des dotations au titre des charges nouvelles ajoutées au passif des fonds dédiés. »

    Aux termes de ces dispositions, les exploitants de centrales nucléaires, soit EDF principalement, ont donc un délai supplémentaire pour constituer les actifs qui permettront de financer le démantèlement et le traitement des déchets radioactifs. Alors que le parc nucléaire fonctionne aux frais du contribuable depuis 40 ans, ses exploitants n'ont donc pas mis de côté l'argent nécessaire à sa fin de vie.

    Deux poids/deux mesures : une éolienne ne pourra pas commencer à tourner sans avoir mis de côté cet argent. Une centrale nucléaire peut fonctionner pendant des décennies sans avoir à le faire.

    Alors que certains décrets d'application se font parfois attendre pendant des années, le Gouvernement a discrètement publié le Décret n° 2010-1673 du 29 décembre 2010 portant modification du décret n° 2007-243 du 23 février 2007 relatif à la sécurisation du financement des charges nucléaire.

    Ce décret qui donne du temps à EDF a été publié quelques jours aprés celui du 9 décembre 2010 qui ordonne un moratoire sur l'énergie solaire. Le temps n'est pas le même pour le nucléaire et le solaire : cinq ans de répit pour l'un, trois mois de casse pour l'autre.

    Coût de l'énergie : la règle de l'obscurité. Depuis plusieurs mois, nos concitoyens sont priés de croire que si leur facture d'électricité va augmenter, c'est à cause...des panneaux solaires. Sans rire. Pire, ces malheureux panneaux mettent en péril notre réseau de distribution d'électricité. En clair, les installation de production d'énergies renouvelables ruinent notre économie, avantagent les travailleurs chinois ou les retraités californiens, massacrent espaces naturels et paysages et seront à l'origine d'un black out électrique.

    Nous vivons pourtant sur un mythe : celui de l'électricité nucléaire pas chère et sûre. Or, rien n'est plus faux. Il ne faut pas oublier que deux personnes financent le nucléaire : le consommateur et le contribuable. Le premier a été incité pendant des années a installer systématiquement des chauffages électriques qui sont la cause première de la précarité énergétique que nombre de familles modestes subissent aujourd'hui.

    Pendant que le rapport Charpin précise que l'énergie solaire a donné lieu à une "bulle spéculative" qui pourrait fortement grever les comptes d'EDF et la facture du contribuable, personne ne sait combien coûtent les opérations de démantèlement des réacteurs et le stockage des déchets. Si le nucléaire est si bon marché : pourquoi cacher les chiffres ?

    Publicité pour le nucléaire, moratoire sur le solaire. Pour détourner l'attention de l'opinion publique, rien de tel qu'une campagne de publicité. Je vous conseille vivement de revisionner le court métrage réalisé pour Areva et son vrai faux making off.

    Une véritable campagne d'intoxication.... Grâce à un discours carbo centriste, ce spot suggère habilement que le nucléaire est une énergie moderne (images de ciel bleu, de mer et de soleil) par opposition aux énergies anciennes comme le charbon (images de travailleurs dans un environnement gris et peu chaleureux).

    Surout, le film place la centrale nucléaire juste à côté d'un parc éolien off shore et d'une ferme solaire. Vous avez bien compris le message subliminal : "le nucléaire est une énergie renouvelable comme une autre..." Une "énergie complémentaire" comme on l'entend si souvent.

    Pas d'images de déchets radioactifs, pas d'images de catastrophes industrielles, pas d'images de travailleurs sous traités, pas d'images des mines d'uranium du Niger, pas d'images des décharges sauvages. Non juste des images filmées comme dans un film de Luc Besson sur une petite musique sympathique des années 80.

    Voilà ce que la forme de ce film de propagande nous murmure : "le nucléaire c'est moderne et c'est sympa". Vous voulez être à la mode ? Adhérez au nucléaire français que nous sommes si fiers de tenter de vendre dans le monde entier. C'est beaucoup mieux que ces énergies renouvelables qui sont autant de "niches fiscales" loin des "leviers de croissance" que le Grenelle avait promis.

    Le film du making off va plus loin. Pas de vieux technos nucléocrates en costume gris mais des jeunes, sportifs, beaux ou sympas qui nous servent les pires tartes à la crème du développement durable mais avec une très grande conviction. C'est ainsi que nous apprenons qu'Areva est obsédée par "le progrés continu". Le but est clair : ringardiser le discours écolo. Les vrais écolos ce sont ceux qui aiment le nucléaire.

    Je pense que la plainte devant l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité s'impose !

  • Tout ce que je sais c'est que mon CV est pret (11 pages) ma lettre de motivation aussi . Areva va etre la premiere société a qui j'envoie ma candidature spontanée apres le depot de bilan de mon entreprise photovoltaique.

    Je vois pas de quoi vous vous plaignez. aujourdh'ui le nucleaire apporte une grande part des ressources energetique mondial 1/5. Tout le monde est bien conscient que le nucleaire n'est pas bon!!!

    Vous interpreter ce spot publicitaire a votre facon.

    Vous etes contre mais vous ne proposez rien de réaliste.

    Vous avez dix lignes pour me convaincre.

  • @eric dupont "le nucleaire apporte une grande part des ressources energetique mondial 1/5."
    Je vois qu ele bourrage de crâne fonctionne bien ....

    L’énergie nucléaire ne représente que 7% de l’énergie primaire et 15 % de l’électricité produite dans le monde
    On est loin des 1/5 qui sont complètement irréaliste !

  • Par le passer lactivite unique dareva etait le nucleaire.

  • Débat nourri et intéressant ici. Je surfe et discute sur le Net depuis 1996, et j'estime que les com' sous ce billet sont d'assez bon niveau, j'y ai même découvert le site sérieux suiviphotovoltaique de Jean-Pascal Chabaud.

    Mais il y a un intrus ici, à mon avis : eric dupont est de toute évidence très proche de ce qu'on appelle un troll http://fr.wikipedia.org/wiki/Troll_(Internet) S'il n'est pas un troll, c'est au minimum un toad (un convaincu qui répète sans cesse ses arguments sans réfléchir). Autrement dit, il n'écrit pas sous son vrai nom et surtout, il cherche d'abord à énerver et/ou déconsidérer les autres intervenants du débat et leurs thèses.

    Comment pourrit il le débat ? Tout simplement en attaquant frontalement et sans aucune subtilité l'opinion dominante chez les commentateurs, et en répétant les mêmes arguments sans les étayer par des liens ou des citations de sources peu contestables (articles scientifiques, rapports ...).

    Comptez ses nombreuses fautes d'orthographe. Voyez aussi son côté "je suis un homme de bon sens". Et le pseudo qu'il a choisi ... Enfin, relisez bien son dernier post : >> mon CV est pret (11 pages) [...]

  • J' ai lu sur le site Ministere Ecologie la raison des hausses de prix des ENR : en 2020 les engagements financiers du CSEP seront de 88,9 Milliards d' euros pour le programme solaire de 17 Gigawatt-2020 , pour produire seulement 5 % de la consommation francaise d' electricité .Bien sur, a repercuter sur les factures EDF en prestations : +10 % Cela se fait déja, et c' est enorme, d' ou le blocage par Mr Fillon des projets speculatifs

    Michel GUEGUEN

  • Eh oui nous ne sommes pas au bout de nos surprises avec le nucléaire...

  • "Il est grand temps de lancer le débat de l’énergie en France" : http://www.enerzine.com/forum2s/37-debat-actualite/6876-gouvernement-tue-filiere-emergente-solaire-francais.html?linepostPage=1

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