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Solaire photovoltaïque : réforme des tarifs d'achats au 1er septembre 2010

centrale_solaire_Reunion.jpgLe Ministère de l'Ecologie vient de diffuser un communiqué de presse pour annoncer la réforme des tarifs d’achat applicable à la production d’électricité d’origine solaire, à compter du 1er septembre 2010.

Le texte du communiqué de presse peut être téléchargé ici ou lu ci dessous.

A première analyse, il apparaît que :

  • pour les particuliers le tarif à 58 cts est conservé, une baisse de 12% est appliquée aux autres
  • pour les projets professionnels et les grosses installations, les tarifs seront globalement réajustés

Important : s'agissant de la transition de la grille tarifaire du 12 janvier 2010 à celle du 1er septembre, le communiqué de presse précise : "tout projet ayant déjà fait l'objet d'une demande complète de raccordement auprès du gestionnaire de réseau bénéficiera de la grille tarifaire du 12 janvier 2010. L'ancien tarif de rachat sera en particulier maintenu pour les projets sur bâtiment agricole, en cours d'examen dans les préfectures au titre de l'arrêté du 16 mars 2010, si ceux-ci ne peuvent obtenir l'attestation requise leur accordant le bénéfice de l'arrêté du 10 juillet 2006".

Pour l'heure, une difficulté tient à ce que le communiqué de presse ne précise pas la date à laquelle devra avoir été déposée la demande complète de raccordement.

En toute hypothèse, force est de constater qu'un délai trés court sépare ce communiqué de la publication - annoncée pour être réalisée dans quelques jours - du nouvel arrêté tarifaire. Selon le Figaro, cette nouvelle baisse tarifaire serait bien consécutive à la communication du rapport de la Commission Charpin dont les conclusions ne sont cependant pas rendues publiques à ce jour.

De manière générale, si le principe même d'une baisse des tarifs peut être comprise, sa gestion complique sans doute l'activité des opérateurs de la filière. Ainsi, en quelques mois, plusieurs arrêtés tarifaires, depuis ceux du 12 janvier dernier, auront organisé une baisse des tarifs d'achat sans grande prévisibilité pour la plupart des acteurs de la filière.

En une année, ce sont donc deux situations de transition auxquelles il convient de s'adapter : des tarifs 2006 aux tarifs du 12 janvier 2010 et de ces derniers à ceux du 1er septembre 2010.

On remarquera cependant, à la lecture du communiqué, que le Gouvernement entend anticiper par avance une éventuelle réaction de la part de la profession agriocole, comme cela avait été le cas en début d'année.

Cette succession de secousses s'ajoute à un durcissement des règles d'urbanisme : décret du 19 novembre 2009, circulaire du 18 décembre, loi du 27 juillet 2010 de modernisation de l'agriculture. En clair, le Gouvernement agit donc sur tous les leviers pour décourager les acteurs qui ne seraient pas en mesure de maîtriser trés rapidement l'ensemble de ces nouvelles et nombreuses règles tant tarifaires qu'urbanistiques. La référence à la "spéculation" revient d'ailleurs dans le texte du communiqué de presse.

Enfin, il faut bien retenir ces mots au sein du communiqué de presse : "la phase d'amorçage de la filière est achevée".

__________

Communiqué de presse - 23 août 2010

Grenelle Environnement - Photovoltaïque La France en avance sur ses objectifs

Ajustement des tarifs pour les projets professionnels et les gros projets Concertation à l'automne sur une adaptation du dispositif

La puissance cumulée du parc photovoltaïque installé en France était de 81 MW fin 2008 et sera de 850 MW fin 2010, soit une multiplication par 10 en 2 ans. Les projets déposés à ce jour représentent par ailleurs plus de 3 000 MW. La France est donc très largement en avance sur la mise en œuvre des objectifs du Grenelle Environnement (1 100 MW installés fin 2012 et 5 400 MW en 2020).

L'essor spectaculaire du photovoltaïque français démontre que la phase d'amorçage de la filière est achevée. Le développement entre désormais dans une phase plus mature et le coût des matériaux suit une baisse régulière et structurelle. Le Gouvernement a donc décidé d'adapter le dispositif de soutien par les tarifs d'achats à cette nouvelle phase de développement.

Pour les projets professionnels et les grosses installations, les tarifs seront globalement réajustés au 1 er septembre 2010. Cet ajustement permet d'éviter les effets d'aubaine spéculatifs et résulte de la diminution des coûts des équipements photovoltaïques, qui représente environ la moitié du coût des projets.

Les tarifs applicables aux installations domestiques d'une puissance inférieure à 3 kWc (soit environ 30 m2 de panneaux) resteront inchangés à 58 c€ par kWh. Cet effort en faveur des installations individuelles traduit la volonté du Gouvernement de maintenir le développement de l'emploi dans ce secteur.

Pour les autres projets, l'ajustement correspondra à une baisse de 12 %. La révision tarifaire entrera en vigueur au 1 er septembre, après publication au Journal Officiel d'un arrêté envoyé ce jour pour avis à la Commission de régulation de l'énergie et au Conseil supérieur de l'énergie.

Même après cette évolution, les tarifs de rachat du photovoltaïque resteront parmi les plus favorables en Europe.

Partant d'un niveau de rachat moins élevé qu'en France, l'Allemagne et l'Espagne, nos voisins les plus dynamiques, ont décidé de diminuer leurs propres tarifs de plus de 15 %.

Le projet d'arrêté tarifaire assure une transition équitable avec les régimes précédents. Ainsi, tout projet ayant déjà fait l'objet d'une demande complète de raccordement auprès du gestionnaire de réseau bénéficiera de la grille tarifaire du 12 janvier 2010. L'ancien tarif de rachat sera en particulier maintenu pour les projets sur bâtiment agricole, en cours d'examen dans les préfectures au titre de l'arrêté du 16 mars 2010, si ceux-ci ne peuvent obtenir l'attestation requise leur accordant le bénéfice de l'arrêté du 10 juillet 2006.

Cette évolution tarifaire est la première étape d'une adaptation nécessaire du système de régulation des tarifs de rachat, qui doit devenir plus réactif au développement de la filière et mieux s'articuler avec l'objectif d'une croissance de 500 MW par an prévu dans le Grenelle Environnement. Cette évolution, qui doit garantir à la filière des perspectives solides et durables de développement jusqu'en 2020, sera préparée à l'automne en concertation avec l'ensemble des acteurs du secteur. 

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Commentaires

  • Bonjour

    c'est marrant, le gouvernement ne connait toujours pas la loi qu'elle entrant modifier: l'AOA ne rachète pas, ils achètent...

    Sinon, que dire: quasiment aucunes installation autre que le sol sera influençable en banque (couverture de dette inférieure à 1.2 quasi systématiquement) et pour les terrains, très difficile d'en avoir une au dessus de 1.2. Pour cela, il faudra des prix de construction prévisibles à 2 ans, lorsque les tarifs d'achat aurons perdus les 10% annuels.

    Vive le chômage en perspective. Mais bon, électoralement, 30'000 particuliers valent plus que 5000 chômeurs.

    sébastien

  • Désolé pour les fautes de frappe: comprendre finançable au lieux d'influençable.

    pour parachever mon post, nous remarquons bien la notion électoraliste et le ménagement des votes des agriculteurs.
    Mais que diront-ils quand les investisseurs ne pourront plus louer leurs toitures.

  • Une fois de plus le Gouvernement tire à côté de la plaque en répétant des arguments qui ont fait long feu... A lire l'excellente analyse d'Hespul (http://www.hespul.org/IMG/pdf/Prop_tarifs_PV_Hespul_aout_2010_finale.pdf) qui démonte une à une les assertions fallacieuses sur lesquelles le Gouvernement fonde sa décision de baisser les tarifs, et qui lui sont soufflées par le lobby nucléaire et EDF en 1ère ligne. Adieu créations d'emplois, adieu énergies renouvelables, quelle farce que ce Grenelle de l'Environnement !

  • La légèreté des politiques est déprimante.

    Voilà 18 mois que mes associés et moi-même avons entamé un travail très sérieux pour monter des centrales de qualité, bien structurées, dans un optique long terme, et que nous souhaitons orienter vers cet investissement utile des capitaux.

    Nous avons fait confiance au Gouvernement pour respecter les timings annoncés dans le précédent arrêté (tarifs fixés jusqu'à fin 2012). Nous avons eu tort de leur faire confiance et nous allons perdre beaucoup d'argent. A l'avenir, je retiendrai aussi qu'il faut dans ce cas privilégier la vitesse, quitte à faire n'importe quoi, plutôt que de travailler proprement.

    Il est absolument incroyable de "planter" à ce point des entreprises nouvelles. J'espère que la CSE et le CRE imposeront au Gouvernement un délai de mise en oeuvre de ces tarifs, permettant aux acteurs qui ont déjà travaillé des mois sur un portefeuille de projet de finaliser leurs dossiers.

  • Désolé pour toi, mais nous avons été dans le même cas, après avoir travaillé plus d'un an en 2009, tous nos projets sont tombés à l'eau, lors du communiqué ministériel de février 2010.... malgré de nombreuses relance vers nos politiques, force est de constaté qu'ils font l'autruche et n'ont absolument rien à en faire des finances qui ont été engloutis dans ces projets ! simplement parce qu'ils ne savent pas quelle est la différence entre des KW et des Kwc ! !

  • Cherchez l'erreur !!


    Electricité : hausse des tarif entre 0.6% et 5.5% à partir du 15 Aout
    (AOF) - Le ministère de l'Ecologie et le ministère de l'Economie ont annoncé que les tarifs réglementés de l'électricité pour les petites, moyennes, et grandes entreprises progresseraient de respectivement 4%, 5% et 5,5% à partir du 15 août. Pour les entreprises bénéficiant du TaRTAM (Tarif Réglementé Transitoire d'Ajustement au Marché), la hausse sera de +0,6%. La hausse pour les ménages sera de 3%.


    Revendre son électricité solaire rapportera moins
    Par Marie Visot Le Figaro.fr 23/08/2010

    La décision de baisser les tarifs de 12% s'appuie sur les conclusions du rapport que l'IGF vient de remettre à Bercy et que Le Figaro s'est procuré. (crédits photo: François Bouchon/Le Figaro)
    Bercy veut baisser de 12% le prix auquel EDF rachète l'electricité photovoltaïque.

  • Bis répétita . Une fois de plus l' état montre son mépris des PME et PMI Françaises. Circulez y'a rien à voir ! Nous sommes tous des spéculateurs !

    Merci aussi au SER de son soutien ô combien efficace ..........Pour lui-même surtout !! Ouf , le 0.58 est maintenu! Tiens comme c' est bizarre !

    Oui nos politiques sont pitoyables , à la botte des puissants ,à vouloir faire plaisir à Mr Proglio et sa clique !

    La production d'Energie ne doit pas se démocratiser ! Elle doit rester le gateau de quelques uns ! Point barre !

    Continuez Mrs à mépriser les petits , continuez à creuser les inégalités entre les différentes couches sociales , continuez à nous rendre de plus en plus aigris et un jour tout celà vous retombera dessus !

    Allez je vais à la pêche pour me calmer ! T'ain de journée!

  • Comment peut on s'attendre à avoir une vision à long terme quand chaque année, du jour au lendemain, les tarifs changent.

    Bien sur qu'il faut réguler le marcher, mais il y a une façon de le faire.

    Ce qui est le plus inconcevable est que la filière photovoltaique est tributaire du rapport euro/dollar, de toutes les études complémentaires (etude d'impact ...), et de la fluctuation du prix des cellules (qui a augmenté ces derniers mois) Ce basé sur une spéculation à la baisse de ces postes est irresponsable de la par du gouvernement. Surtout que croire à 3000 MW de demande de raccordement, il faut être stupide... L'étude de faisabilité n'est pas une demande de raccordement "complète" et TOUT le monde la très bien compris en décembre 2009 ... Au passage merci de la visibilité à long terme du tarif de rachat prévu par le décret de novembre 2009 que soit disant les tarifs resteraient inchangé jusqu'en 2013... Imaginez le nombre d'appel d'offre qui fut lancé et qui ne sont plus réalisable... le nombre d'heur passé et le nombre de personne qui ont travaillé dessus.

    Alors je remercie le gouvernement de plomber les PME pour favoriser les grosses sociétés comme ... EDF.

  • Comment peuvent-ils annoncer une capacité de 850 MW raccordée au réseau fin 2010 (donc dans moins de 6 mois), alors qu'à fin mars 2010, selon les chiffres délivrés par ERDF, nous ne sommes qu'à 271 MW (métropole) ??

    Pourquoi avancer des éléments fallacieux pour justifier leur décision ? Prennent-ils les gens pour des imbéciles ?

  • Les fabricants chinois de panneaux solaires remercient chaleureusement le Gouvernement Français pour ce coup de pouce significatif à leur déferlante sur le marché français...

  • Tripatouillages entre amis :
    SER
    Syndicat autoproclamé défenseur des EnR
    Contrôlé au niveau du CA par
    - EDF
    - Areva
    - Alston
    - spie batignol
    - total Elf Fina
    - GDF-SUEZ... Etc
    Bref toutes les entreprises interevant dans la constrction de centrales nucléaires... A l'encontre des statuts du SER
    Pdt du SER = ancien patron d'EDF EnR ; seule personne physique acceptée au SER
    Seul syndicat français à proposer le démentèlement de ses propres intérêts officiels.
    A l'initiative de toutes les difficultés rencontrées depuis 2 ans (cf. Les documents confidentiels envoyés à la CRE)

    Le pire dans tout cela c'est que seuls les chinois trouveront encore quelques débouchés sur le marché Français.
    La filière française naissante est en péril... Et qu'on ne parle pas des Sino-américains FirstSolar qui vont être implantés à Bordeaux par EDF pour assembler le matériel fabriqué à l'étranger.
    Les banques et les investisseurs (la dette n'est jamais financée à 100% par les banques) ont besoin de visibilité à moyen terme.
    Il faut environ 18 mois pour monter un dossier administratif de parc au sol (étude impact sur 4 saisons, enquête publique, et PC) sans compter les risques d'opposition ou d'interprétation administratives.
    Etc...
    Une filière industrielle a besoin de débouchés économiques fiables, et donc de stabilité, pour lever des fonds et couvrir ses investissements.
    Hespul venait de publier un très bon rapport objectif en réponse aux propositions irrationnelles du SER.
    Le ministre, via Carenko et ses adjoints, a donc pris position contre le photovoltaïque en France qui ne soit pas issu d'un grand groupe, y compris quand celui-ci s'appuie sur des technologies polluantes déjà dépassées (CdTe), fabriquée hors de France.

    Tout va bien madame la marquise.
    Il faudra bien virer tous ces incompétents en 2012 en s'assurant que leurs administratifs, à la solde, soient dégagés avec...

    Bien à vous

  • à mon avis, la décision d'abaisser les tarifs pour les installations
    professionnelles peut avoir quelques effets secondaires pour la
    filière PV.

    Le premier, c'est que les grands acteurs vont concentrer leurs efforts
    commerciaux vers les installations de moins de 3kWc destinées aux
    particuliers. Par exemple, Tenesol, qui n'avait pas encore fait le pas
    vers les particuliers, s'y engouffre aujourd'hui car ils ont bien
    senti que cela était plus rentable à long terme. Le problème, c'est
    que même les grands acteurs ne se dotent pas de structure interne pour
    répondre au grand nombre d'installations chez les particuliers. Que
    font-ils ? Ils sous-traitent massivement auprès d'entrepreneurs
    locaux.

    Le deuxième est que cette multitude de petits acteurs locaux ne
    bénéficient pas d'une assise suffisante afin d'être au meilleur niveau
    de formation, de sécurité lors des chantiers, et de qualité. En effet,
    il est bien sûr très difficile d'organiser des "systèmes qualité"
    d'amélioration continue en morcelant les acteurs.

    Le troisième, c'est qu'en abaissant la rentabilité des installations
    de puissance importante, on freine l'innovation qui pourrait profiter
    à plus long terme aux petites installations. On peut facilement
    imaginer que les sytèmes d'intégration ne sont pas mûrs au jour
    d'aujourd'hui, et que des problèmes d'étanchéité apparaîtront dans le
    futur. Si ces problèmes ne sont pas "gérés" sur les installations de
    grande importance, il n'en sera rien sur les petitess installations.
    Car, rappelons-le, la France n'a pas choisi la même voie de
    développement que l'Espagne et l'Allemagne, et la comparaison avec ces
    2 pays ne tient pas.

    Le quatrième, c'est que pour assurer un rendement optimum sur un grand
    nombre d'années, il est nécessaire d'entretenir l'installation, et
    d'assurer un suivi de la production. On imagine très bien que les
    particuliers ne choisiront pas ces options qui grèveront la
    rentabilité de leur projet. Ce n'est en général pas le cas des grandes
    installations puisque les banquiers, pour assurer le remboursement des
    prêts, demandent aux MOA de tout mettre en oeuvre pour garantir la
    production.

    Le cinquième, c'est je doute de la capacité d'ERDF à gérer la
    multitude de petits producteurs d'électricité. Cela va sans doute dans
    le sens du développement des smart grid, mais le problème, c'est qu'en
    attendant, cette production d'électricité "se perd" dans le réseau
    sans être exploitée véritablement. On aurait pu imaginer que les
    installations de plus grande puissance bénéficieraient d'une attention
    particulière de la part du gestionnaire du réseau.

    Donc, à mon sens, la durabilité des installations chez les
    particuliers n'est pas assurée sur 20 ans, tant sur le volet
    étanchéité que sur le volet production d'énergie. Par là-même, on
    s'écarte du principe de développement durable. Mais on se rapproche du
    principe selon lequel les grands groupes énergétiques sont à la chasse
    des CEE, sans se soucier de la durabilité des projets qu'ils mettent
    en place. On peut étendre ce même raisonnement aux projets low CO2
    dans les pays en voie de développement.

    En conclusion, l'encouragement à outrance des installations de faible
    puissance peut induire des effets pervers sur le développement de la
    filière, et finalement ne servir que les intérêts de grands groupes
    énergétiques, et de petites entreprises du bâtiment qui ont besoin de
    survivre dans le monde de l'après crise.

  • Bonjour,

    Je crois qu'il faut envisager l'avenir de manière globale en intégrant les énergies du futur (biomasse, thermo-dynamique, traitement de l'eau et de l'air, solaire couplé à d'autres énergies...et le photovoltaique pour combler l'augmentation de l'électricité, entre autres. Il fallait s'y attendre, les politiques pensent essentiellement à leurs intérêts à court terme en vu d'échéances électorales...Mais il reste du travail pour les entreprises qui ont des solutions pour l'avenir et qui ne font pas que du photovoltaique mais qui apportent des solutions d'ensemble...Je peux vous mettre en relation si vous ou votre entreprise est en danger (cela va être le cas des petites et moyennes entreprises, malheureusement) avec des gens sérieux et avant-gardistes qui ont anticipé ces baisses au vu de leur présence à l'international.
    Bon courage et ayons l'attitude juste dans ces moments complexes;
    mail : veritedefrance@yahoo.fr

  • ...........................?
    depuis toujours l'orang outan savait parler,
    mais lorsqu'il nous a vu,
    (ou plutot l'etat d'esprit de nos savants gouvernants,il a compris que les décisions de L'HOMME ne pouvait être que mauvaises et agoissantes )
    alors il s'est tu pour toujours,
    merci aux lecteurs qui se sentirons concernés...........?

    plus simplement ,lorsqu'on coupe un arbre il finit forcément par tomber sur quelqu'un?

  • ...........................?
    depuis toujours l'orang outan savait parler,
    mais lorsqu'il nous a vu,
    (ou plutot l'etat d'esprit de nos savants gouvernants,il a compris que les décisions de L'HOMME ne pouvait être que mauvaises et agoissantes )
    alors il s'est tu pour toujours,
    merci aux lecteurs qui se sentirons concernés...........?

    plus simplement ,lorsqu'on coupe un arbre il finit forcément par tomber sur quelqu'un?

  • On peut aussi (re)préciser qu'une branche armée de EDF, d'EEN et de l'Etat lutte ardemment contre le dvpt des projets solaires, particulièrement de moyenne et de grande taille : ERDF.

    Les délais ne sont jamais respectés pour les études détaillées ou les PTF, le temps mis pour transmettre les conventions de raccordement est hallucinement long, parfois près d'un an, cela s'est vu. Enormément de mauvaise fois de leur côté.

    Ils sont très difficilement joignables, s'excusent à chaque fois du retard arguant que c'est la faute au nombreuses demandes, etc....
    Ne parlons même pas du temps requis pour les travaux de raccordement !

    Sauf pour les projets d'EEN, là, je vous garantit que ça dépote. D'ailleurs, il y a qqes temps, un 'haut placé' de chez EEN s'est vanté lors d'une réunion avec des partenaires de passe une partie de ses samedis matins à choisir quels projets concurrents ils demanderait à ERDF de laisser passer, ici ou là. ... ceux qui ne gêne pas ses projets
    Véridique

    Pauvre France

    Salutations

  • @Sophie
    Si ce vous écrivez à propos d'EDF EnR est vrai, ce dont on ne doute pas, il serait intéressant que vous nous diffusiez un moyen d'en apporter une preuve.
    Cela permettrait de faire éclater la pustule qui gangrène le marché des EnR. Nous verrons ainsi si des politiques sortent du bois après pour s'exposer...

    Il est plus que temps que la contestation s'organise pour un minimum d'éthique en France faute de morale...

    Bien à vous

  • La question n'est pas fondamentalement le tarif en lui même, mais bien la méthode et ce qu’elle implique :
    - 12% d'un coup, soit pour n'importe quelle entreprise et donc pour toute une filière, un coup de frein sans préavis : en quoi aurait-il été difficile d'opérer une baisse progressive ?
    - c'est la deuxième baisse en 8 mois (la 1ère en janvier ; et après quelques remous en juin, cette baisse au 1er septembre. A quand la prochaine ? Peut-on vraiment recruter les licences pro et ingénieurs de l'université de la Réunion avec ce manque de visibilité à court et moyen termes ? Le calcul est-il rentable pour l'Etat et les collectivités ? En terme d'emplois directs et indirects ? En terme de croissance ? Pourquoi sabrer à coup de machettes aveugles des entreprises florissantes, innovantes, créatrices d’emplois et imposables ? Pourquoi gaspiller ainsi les fonds publics versés pour la formation mais aussi pour l’investissement de ces entreprises ?
    Pour les entreprises du PV en tout cas, (et pas forcément celles qui ont des pratiques douteuses et très opportunistes -très fréquent sur le marché des particuliers-), c'est très clairement 80 à 90% des clients en cours de décision qui font machine arrière.
    Rien n’est pire pour une entreprise, comme pour une économie, que des a-coups. Et si le gouvernement l’oublie, les entreprises le savent : pas de développement durable (vraiment durable) sans stabilité, prévisions, progression.
    Et de fait, quelle garantie que cette baisse ne touchera pas les particuliers ? Après tout, il y a encore quelques mois, le PV intégré devait être priorisé. L'accent devait être mis sur les possibilités de sortir des limites du PV en insistant sur la carte technique du stockage, de la R&D, de la maîtrise des "pics et des creux" de production...
    In fine, on assiste, comme encore trop souvent, à une décision politique de courte vue : "ça coûte trop cher en défiscalisation, donc on stoppe les projets avec défiscalisation même s’ils sont qui peuvent porter des critères de qualité et de technologie (comme le stockage) de façon plus rentable ; la liste des dossiers est trop importante : on coupe sur la quantité de production sans peser la qualité technique et financière des projets.
    C'est d'autant plus facile que la sacro-sainte limite des 30% d'énergies intermittentes sur le réseau n'est toujours pas fondée techniquement. Une mesure de précaution supplémentaire, que l'on peut comprendre, mais pourquoi diable ne pas travailler dans une vision décentralisée du réseau en fonction des besoins et des ressources effectives et potentielles ?
    EDF aura beau jeu de signaler que c’est le gouvernement qui fixe les tarifs : et qui sont les membres techniques des comités, conseils et autres commissions qui font les recommandations au gouvernement ? EDF ! De temps à autre, un sursaut d’éthique amène les autorité, comme la CRE a tirer l’oreille d’EDF comme en février 2009 où elle lui demandait de cesser les « confusions de genre ». Le fait est qu’aujourd’hui, plus à la Réunion qu’ailleurs, le gestionnaire de réseau étant EDF, aucun projet ne peut se faire sans son aval.
    Si à l’époque de la dérégulation des télécoms, France télécom avait partie de l’Autorité de régulation, je doute qu’on ait en 2010 le choix et les sains effets de la concurrences qu’ont apporté l’ex Guetali, Mobius, IZI, et autres Runnet pour ne citer qu’eux. Quant aux prix…
    Et dire qu'on ose encore nous parler du Grenelle de l'environnement, de Gerri et de l'autonomie énergétique ! Quant au Parc national des hauts et à notre si belle reconnaissance au Patrimoine mondial...
    Dans quelques années, on rira, à moins qu'on ne pleure, de pas pas avoir pris du recul et cherché de vraies alternatives plus tôt en jouant la carte de l’équilibre entre développement endogène et compétitivité soutenus par des aides directes et indirectes progressives (comme la ZFU par exemple).
    Mais à ce moment là, sans doute, les grands groupes nationaux et internationaux auront vidé le filon en cours des énergies carbones et pourront lancer, alors que les PME auront bien souffert ou disparu, leur technologie de stockage, de lissage, de suivi etc. De belles machines inventées ailleurs, sans forcément l'adaptation locale et surtout, importées (avec force subventions et au prix fort) et achetées auprès de leurs propres filiales...
    Comme quoi certains peuvent encore faire des prévisions à long termes...
    Quel savoir-faire tout de même ! pour la moralité, le développement endogène et durable, on repassera.

    Maleni974

  • @Socrate

    malheureusement réussir à apporter de telles preuves ne serait pas chose aisée. Même si ''tout le monde'' dans le milieu des EnR sait que ce biais existe, cela fait presque partie du paysage politique et énergétique français. Beaucoup de personnes avec qui j'ai pu avoir l'occasion d'échanger ces dernières années ont eu des difficultés face à la mauvaise fois d'Edf et affiliés. On peut se demander pourquoi ce sont aujourd'hui ceux qui ont le + de projets PV de grande dimension qui ont aboutis. Comment se fait-il qu'ils arrivent si rapidement à leur fin pour connecter leurs installations, alors que tous les autres se galèrent ? Pourquoi ils déposent des permis de construire le 18 novembre 2009, a veille de la parution de l'arrêté qui impose une enquête publique (decret qui était à l'époque annoncé pour la fin d'année) ? Pourquoi on entend parfois certains élus dirent 'votre projet était meilleur, mais on doit choisir EEN ?'
    Pourquoi, alors qu'elles sont censées être des entités indépendantes, un directeur régional d'EDF va dans son bilan de fin d'année se féliciter des résultats positifs d'EEN dans son secteur ?
    Comment une collectivité ou commune peut-elle refuser une offre d'EEN qui, pour remporter un projet éolien ou PV, va proposer dans son offre de prendre à sa charge une extension ou une réfection d'une partie du réseau électrique ?
    Tout cela est à la limite (et je ne dis pas de quel côté) de la légalité, et accepté, encouragé par l'Etat. Dur de lutter, même si la majorité des gens voudraient que cela change.

    On peut aussi rappeler que dans un rapport de PriceWaterHouse Coopers, je crois sur 'bilan d'étape du PV à mi-2009, était clairement écrit qqe chose comme ''il semblerait qu'il y ait qqes tensions entre l'opérateur historique, et les autres''.

    Dur de lutter, mais en même temps dur de totalement se résigner.
    Ils ont le pouvoir (énergétique), ils sont dans le pouvoir, et ils feront tout pour le garder. Avec l'aide de l'état, avec un petit 'e'.

    Cela est aussi assez bien illustré par les propos de Maleni, à qui je me permet de préciser que quand la CRE 'tire les oreilles d'EDF', c'est de la façade.
    Un peu comme si Borloo commandait un rapport sur les abus tarifaires de GDF Suez. Les preuves sont là, mais allez, un rapport de plus qui ne sert à rien d'autre que de laisser filer le temps pour ne rien changer !!

    Il en faut du courage.

  • @Sophie,
    @Socrate,

    Je vous rejoint tout à fait.
    Dans mon cas, une PTF (12 MW au sol) qui met 7 mois à arriver et pendant ce temps EDF EN passe devant dans la file d'attente et c'est à nous de payer le prix fort (en plus du délai de 36 mois) pour être raccordés.

    Ne désespérons pas, le 1er Juin 2010, les projets au sol qui n'avaient pas de PC (ceux d'EDF EN comme les autres) ont été rayés des files d'attente : il y a donc eu équité ce jour là.

  • Bonsoir à tous,

    il semblerait que le Grenelle 2 donne le droit à toute personne morale de pouvoir exploiter une installation de production d'electricite (dixit (article 88 titre II)).
    Ce qui devrait faciliter la situation de nombreuses SCI qui ne le pouvaient pas. Ce qui peut etre interessant pour les petites structures.

    Ne baissons pas les bras.

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