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Inondations dans le Var : la question des responsabilités

inondation.jpgAprés chaque épisode d'inondations meurtrières, un débat s'engage sur les responsabilités en présence, qui ont pu contribuer à la gravité du phénomène.

Des précédents. A titre personnel pour m'être trouvé au coeur des inondations qui ont frappé la ville de Nîmes le 3 octobre 1988, ce débat ne peut me laisser indifférent. Comme le rappelle le site internet de la Mairie de Nîmes, la commune avait été régulièrement frappée par de telles inondations : 

"Pour les deux derniers siècles, on ne dénombre pas moins de 12 événements graves : 8 septembre 2005, 9 septembre 2002, 3 octobre 1988, 6 novembre 1963, 25 juin 1915, 30 août 1904, 6 octobre 1892, 21 octobre 1891"

Depuis, d'autres catastrophes sont intervenues, comme celle qui s'est déroulé à Vaison La Romaine peu aprés. De trés nombreux rapports, dont il serait ici impossible de faire la liste ont identifié les causes principales de ces catastrophes "naturelles" : défrichements, qualité du système d'alerte, urbanisation des zones inondables, difficultés d'élaboration des plans de prévention, difficultés d'application notamment à des situations prééxistantes ..On redécouvre que l'Homme ne vit pas à côté mais dans la nature, que cette dernière ne peut être mise sous cloche.

S'agissant de Draguignan, des inondations ont déjà eu lieues dans cette ville répertoriée parmi celles présentant un risque élevé et un PPRI a été élaboré en 2005. A noter : le projet de loi Grenelle 2 qui doit bientôt être voté comporte plusieurs dispositions sur le disque inondation. Reste que le PPRI reste un simple plan tant qu'il n'est pas appliqué. L'effet magique de la règle de droit a ses limites. Le seul fait de coucher sur le papier un problème et sa solution n'est pas suffisant.

Dés lors, des procédures d'indemnisation, de déclaration de catastrophe naturelle vont s'ouvrir. Mais au delà, c'est bien la question de l'aménagement du territoire et de l'urbanisme durable qui est posée. Et c'est un problème global qui va au delà de l'identification de telle ou telle construction qui n'aurait jamais dû être construite à tel endroit.

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Commentaires

  • Je suis bien d'accord avec toi, parfois la pression immobilière est si forte que l'aspect "habitation durable" passe à la trappe !

  • Un reportage de France 3 montrait le 16 juin une carte de Draguignan, montrant un ruisseau en amont du centre ville ...et le même ruisseau loin en aval...

    "On" a donc décidé de canaliser le ruisseau...?

    Ce qui fait que lorsque le ruisseau amont se gonfle hors de proportion, le drain est insuffisant à contenir le volume d'eau à drainer, et un débordement se produit : le flot passe par-dessus la canalisation insuffisante.

    A Bormes et Le lavandou (Var), en décembre 2008, le même phénomène s'est produit.

    Ce qui n'empêche pas le maire de la commune "amont" d'élaborer un PLU transformant la plaine alluviale agricole (qui a toujours joué le rôle d'éponge) en zone constructible...

    Pourquoi?
    Parce que la loi littoral "plombe" la constructibilité de zones propices à l'habitat en vertu des art.L146 du CU... réputés "applicables à tout le territoire de la commune littoral".
    Curieux tout de même qu'une loi portant sur "le littoral" s'applique "sur les communes littorales" : cela relève-t-il d'une fausse interprétation du français (de plus en plus mal maîtrisé!) ou d'autre chose?

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