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Environnement : une lame de fond

megafon no mega trucks campaign.jpgAlors que certains journalistes politiques montent en épingle la dramaturgie des quelques petites phrases assassines de certains responsables écologistes, une lame de fond continue de se lever dans la société française.

A ma petite échelle, je n'ai jamais autant participé à des conférences, colloques, séminaires, cours ou débat d'idées sur l'écologie, l'environnement ou le développement durable. Dans les entreprises, les cercles politiques, syndicaux, associatifs ou dans les familles, les écoles et les universités, je constate une soif toujours plus grande d'apprendre, d'échanger et de débattre de notre avenir et de celui de la planête. Des métiers se transforment, le droit ou l'économie gagnent du terrain, l'ingénierie sociale et environnementale également.

L'écolo scepticisme ne s'est sans doute pas répandu dans la société française. En réalité, l'écologie n'est pas rejetée mais pose question, beaucoup de questions à commencer par celle de la complexité. Il reste à articuler toutes les idées, toutes les analyses, toutes les envies qui s'expriment aujourd'hui en faveur d'un nouveau modèle de développement. La fabrique d'idées est bien plus urgente que la litanie des petites phrases, les sermons ou les prédictions apocalyptiques.

D'innombrables chantiers sont à animer pour donner une suite et une énergie nouvelle au Grenelle de l'environnement. Qu'il s'agisse de nos institutions, de fiscalité, de droit, d'économie, la création d'un laboratoire ouvert - et non un think tank de réseaux - qui aurait pour objet de faire évoluer le contrat social, serait certainement utile.  J'aime bien cette phrase de Mara Goyet : "Pour ma part, ce qui semble se profiler me convient parfaitement. L’histoire ne nous passe plus les plats : c’est ànous de mettre du sens sans qu’il nous soit dicté par les événements. »

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Commentaires

  • Le problème est que l'écologie au quotidien est perçu souvent dans notre société comme un fait de consommation qui s'adresse à des clients (d'où l'opportunisme de beaucoup) et n'est pas encore un fait de société à proprement parlé.

  • Il est exact que l'écologie ne peut se réduire à des actes de consommation, mêmes responsables et même s'il est utile d'acheter mieux et différemment.

  • votre article est vraiment bon, je reviendrai régulièrement vous lire... Je vais avoir besoin d'un peu de temps pour réfléchir à tout ça.

  • Environnement, développement, lame de fond, apprendre, débattre, échanger. Avenir (quel ?). Complexité, laboratoire ouvert, fabrique d'idées. Nouveau modèle (quel ??). « À nous de mettre du sens. » Contrat social : peut-être que dans la Cité, la société française actuelle, il semble à beaucoup et pour la première fois que le politique n'est peut-être pas plus au fait que nous et cela n'en finit pas de nous étonner... Au point que des citoyens qui auparavant attendaient de la réflexion et de l'expertise et des décisions bienvenues des instances qui les gouvernent se prennent à douter et à mettre aujourd'hui en perspective leur rôle dans la Cité. Comme si on ne pouvait plus simplement devant le spectacle du monde prendre son ticket s'asseoir comme spectateur et y assister. En même temps l'urgence éventuelle telle que semble la refléter l'accélération de l'Histoire impliquerait de ne surtout pas réfléchir ni décider ni agir dans l'urgence précisément...

  • Espérons que cette lame de fond nous amène l'Éthique !

    Cette Ethique abordée déjà en 1972 par le père fondateur du développement durable, René Dubos, dans sa théorie des 5 E.

    Éthique absente de l'économie.
    Éthique absente de l'environnement
    Ethique absente de la gouvernance en général

    Bien à vous

  • Bonjour chez vous,

    « 2010 » : année de la BIODIVERSITÉ…… de la biodiversiQUOI ?
    Le Monde, daté de Vendredi 18 : « la biodiversité fait les frais des compromis entre sénateurs et députés ;
    - Merc.16 juin : le statut protecteur de la ‘trame verte’ a été réduit. »

    Deux exemples parmi tant d’autres, à quand le GRENELLE 40 ?…..
    Loin de moi l’idée de brandir une faucille et un marteau et de crier « Vive la révolution » ,
    je ne suis pas révolutionnaire..........juste dégoutée....
    « Il faut juste intégrer le bonheur dans les politiques publiques, notamment en période de récession … » ( J.Stiglitz, prix Nobel, prônant la mesure du bien-être Et INVITÉ SPÉCIAL du journal Libération du 15 Sept. 2009 ) …….
    - Le Monde 22 juillet 2009 : « L’environnement, le nouveau terrain du lobbying, charbon, pesticides, OGM…….Des milliers d’avocats et de consultants se bagarrent au quotidien avec les écologistes. »……..
    et vous ne faites pas exceptions à la règle, visiblement , vous NON PLUS ,Arnaud.
    Une autre façon de vivre sur cette planête aux ressources - bientôt complétement- finies que prônent Pierre Rabhi , Serge Latouche ou Paul Ariès …
    Fervente (malgrès moi !!!) dévoreuse de Presse papier…… Hervé Kempf est pour moi parole d’argent (……car je n’aime pas du tout la couleur OR………, réflexion futile, hein ?)
    je me surprends à devenir le temps d’un moment ………d'un court instant,
    une bloggeuse folle , quand me vient l’idée saugrenue d’aller échanger
    3-4 considérations pompeuses.
    N’étant encarté dans une aucune organisation politique, aucun syndicat , ni partis politiques mais ne partageant pas du tout l’orientation politique actuelle , je reste assez abasourdie , voire anéantie par un tel recul des vraies valeurs sociales, politiques, économiques auquel on assiste actuellement.
    Un peu plus d’Ethique, je suis bien d’accord, serait plus que bienvenu , voire même fondamental.
    Bien à vous . (…….j’aime bien la formule……)
    virginie gavalda-deix
    Pardon....je ne me suis pas relue.....

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