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Principe de précaution : rapport de MM Gest et Tourtellier

ass nat.jpgCe Mardi 1er juin, doit être publié un rapport sur "l’évaluation de la mise en œuvre du principe de précaution inscrit dans la charte de l’environnement de 2004". Une version provisoire est disponible sur le site de "Risk Management-Online".

 

Ce rapport a été écrit dans le cadre du Comité d'évaluation et de contrôle de l'Assemblée nationale. Les deux députés rapporteurs sont MM Alain Gest et Philippe Tourtellier.

Ce rapport est trés attendu, aprés la polémique dont a une nouvelle fois fait l'objet le principe de précaution, à la suite de la pertubation du trafic aérien par une éruption volcanique. Je ne manquerai de revenir sur le contenu de ce rapport, dés que possible. Pour rappel, je participerai le 9 juin à un débat organisé à l'Assemblée nationale autour de Philippe Tourtellier, député et co rapporteur.

Je me permets de vous proposer également la lecture de l'article paru dans La Croix, qui a bien voulu me poser quelques questions à ce sujet.

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Commentaires

  • J'ai lu avec beaucoup d'intérêt l'article paru dans La Croix. Merci à vous de le mettre à disposition, je n'aurais pas pensé à aller voir cet article de moi-même par pure ignorance.

    Y ai appris des choses que j'ignorais, notamment en ce qui concerne l'amiante.

    Reste par ailleurs étonnée par rapport aux préconisations "douces" concernant l'usage du mobile.

    J'ai une copine, elle-même connaissant de vue Christian Jacquiau, qui a édité à ses propres frais un livre sur les dangers du mobile.

    Son ouvrage semble assez bien étayé scientifiquement. En même temps, il ne servira à rien, son combat "anti mobile" étant totalement isolé voire censuré.

    Car c'est trop tard, l'usage de cet objet est passé dans les moeurs, il est devenu d'un usage courant pour les médecins urgentistes, comme pour les mères de famille, les dealers (sic)..., bref, tout le monde, que dire que faire ?, sinon peut-être qu'il vaut mieux envoyer des textos que parler et ce faisant le coller à l'oreille pour converser, je ne sais pas...

    Selon moi, à cause de cette expérience passée en presse et actuelle en édition, les mots ont, hélas, une charge symbolique essentielle, qui n'est pas toujours évaluée ni même simplement pensée.

    Lorsque l'on dit : "principe de précaution", si le mot "principe" est ressenti comme positif, celui de "précaution", lui, est sans doute moins bien ressenti.

    "Précaution" renvoyant par exemple à "précautionneux", terme qui évoque une personne, plutôt du genre féminin, premier problème, qui prendrait "un peu trop grand soin", deuxième problème, de ses "petites affaires", sa pile de linge brodé, par exemple, troisième problème.

    On peut encore détailler ce mot : dans "précaution", il y a "caution", quelque chose qui est sujet à "caution", et ainsi de suite, on en a jamais fini avec les mots, le langage, les mathématiques à côté c'est de la roupie de sansonnet.

    Problèmes d'ordre sémantique par affinité entre les mots. Affinité qui est là et qui est ressentie "inconsciemment". Rarement consciemment.

    Il suffirait, ce n'est que mon sentiment, que l'on substitue à l'expression "principe de précaution" l'expression "gestion du risque", par exemple.

    Et personne 1) ne ferait de confusion avec la prévention, qui concerne elle un risque connu et avéré, 2) ne contesterait (comme cela a été le cas pour le virus H1N1 alors que l'inconnue d'ordre médical- scientifique, je crois, était qu'il pouvait muter) ne contesterait, donc, les décisions prises par l'État pour protéger ses citoyens.

    En effet, dans l'expression "gestion du risque", "gestion" appartient à un vocabulaire économique donc à un domaine sinon positif du moins essentiel, "risque", à un vocabulaire qui recouvre des champs divers perçus soit négativement soit positivement, négativement avec "conduite à risques", par exemple, positivement avec "c'est un risque-tout", qui implique tout de même le courage, le goût de l'aventure.

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    Une petite chose encore sur la portée essentielle des mots :

    La différence entre "journée de la femme" et "journée des femmes", puisque, ce jour-là, de radio en journal, chacun utilise l'une ou l'autre des deux expressions.

    Ce n'est pas un constat sur l'utilité de la journée elle-même, cela m'est indifférent, c'est seulement un constat d'ordre stylistique. (Je ne suis aucunement féministe, mais alors vraiment pas. Et ne connais personne de féministe dans mon entourage proche.)

    Différence : a priori aucune. Mais si vous vous amusez à substituer à "femme", "juif", ou "arabe", alors, vous réalisez que le choix de l'usage de l'article "la" ou de l'article "les" est essentiel.

    Imagine-t-on en effet quelqu'un parler de la "journée du juif" ou de la "journée de l'Arabe" ? Difficilement, car c'est comme si l'on esquissait là une sorte d'archétype, stigmatisant de plus.

    En revanche, "journée des juifs" ou "journée des Arabes" passerait sûrement mieux...

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    Peut-être que je me trompe, concernant l'expression "principe de précaution" et la façon dont cette expression est reçue ici et là, je n'ai pas écrit de thèse à ce sujet, et je n'y connais pas grand-chose, c'est juste l'expression en elle-même.

    L'idée, peut-être erronée, que "gestion du risque" passerait beaucoup mieux, auprès des instances gouvernantes comme auprès des gens en général. Et que le concept, "sous" les mots qui le désignent, serait plus largement approuvé, systématiquement approuvé de tous. Gagnerait tout le monde aisément à sa cause.

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