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Taxe carbone : industrie lourde contre industrie légère

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Le MEDEF et l'UIC (Union des industries chimiques) se battent ces jours ci, dans les médias et dans les ministères, pour que la taxe carbone coule à pic. L'argument est trés simple : imposer une taxe carbone "tuerait" l'industrie, menacerait sa compétitivité, encouragerait les délocalisations, etc..etc...vous connaissez déjà la suite.

Haro sur la taxe carbone. La stratégie du MEDEF s'explique aisément : le Conseil constitutionnel a reproché au Gouvernement d'avoir exempté le secteur industriel de taxe carbone alors même que celui-ci ne sera soumis à des quotas payants qu'à compter de 1er janvier 2013 et encore : toutes les industries ne seront pas concernées. Le Gouvernement est donc tenu d'élargir l'assiette de la taxe. Réaction du MEDEF : coulons la taxe. Pour cela, commençons par demander à ce que le débat soit renvoyé aux calendes grecques, voire à jamais si possible. Puis, inondons les médias de chiffres - non contradictoires - sur les conséquences supposées catastrophiques de la taxe carbone. C'est une stratégie gagnante : la taxe professionnelle a disparue, évitons que la taxe carbone n'apparaisse. Reste plus qu'à supprimer les charges sociales et on pourra tout défiscaliser.

Mais de quelle industrie parle-t-on ? Deux poids, deux mesures. De l'industrie lourde bien entendu et certainement pas de l'industrie des énergies renouvelables. La première fait beaucoup de bruit, bénéficie du soutien du Ministère de l'économie. La seconde est sous développée en France, fait l'objet d'un cadre juridique instable et n'est jamais défendue dans les déclarations publiques du MEDEF.  Peu importe que l'on plombe l'éolien en compliquant les procédures d'autorisation, peu importe que l'on fragilise les investissements du solaire en reportant sans cesse la publication de l'arrêté sur les tarifs de rachat, peu importe que l'industrie légère en carbone soit sous développée, seule compte l'industrie lourde manifestement.

En réalité, la réaction de ce secteur industriel est révoltante. Je passe sur le chantage à l'emploi. La taxe carbone, dotée d'un trés taux trés faible ne pèsera éventuellement que sur les industries fortement polluantes ou qui n'ont pas investi dans la sécurité et l'environnement. Or, chacun le sait désormais : il faut internaliser les externalités négatives. Ne soyons pas dupes : le coût de la pollution restera supporté par la collectivité y compris par les citoyens qui auront choisi de modifier leur consommation pour réduire leur empreinte environnementale : est-ce justice ?

Opposons écologie et économie. Le plus grave dans cette affaire ne tient pas à ce que le MEDEF défende les intérêts d'une partie seulement des entreprises. Le plus grave est que ce lobbybing présente clairement la fiscalité carbone comme l'ennemie de l'économie et la taxe carbone comme une punition. Le MEDEF oublie manifestement ses déclarations du Grenelle. En 2007, tout le monde était d'accord pour ne plus opposer écologie et économie. En 2009, changement de discours.

Pourtant, la fiscalité carbone est un impératif pour anticiper une économie bas carbone où la France pourrait être leader.

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Commentaires

  • C'est assez des bien bonnes,
    vive le vert pas mûr!

    Type, hip! Hip! Hip! Hourra!

    Il est un berceau
    aux mille et un sceaux,
    ça mouille, ça tonne
    mais, hue! À l'assaut!
    fouets et lassos,
    c'est lui qui l'ordonne.
    Prosperpine, Perséphone
    et le grand rêve puceau
    va-t-il nous livrer la donne
    ad gloria recto verso?
    Est née la taxe carbone.

  • Quand j'achère de l'eau, le coût du retraitement est facturé et personne ne discute. Je ne comprends pas la position de beaucoup de gens qui n'acceptent pas l'idée de cette taxe carbone. Probablement que la communication sur ce sujet n'est pas efficace et que l'emploi des fonds n'est pas claire chez nos politiques et donc vécue comme une taxe supplémentaire par le public.

  • C'est plus que vrai, au lieu de se développer et obtenir des leaders mondiaux dans les énergies renouvelables, on va laisser péricliter les industries lourdes comme on l'a fait pour l'industrie du charbon, il y a au XXème siècle.

  • La fiscalité carbone est un impératif Anticiper Pour une économie bas carbone Où la France Pourrait être chef de file.
    Par conséquent, l'affaire du MEDEF, est un lobby industriel, où ils ont convenu de Grenelle, en 2007, n'était pas remplie.
    Cela se produit avec tous les accords pris par l'industrie chimique, qui préfèrent la réussite de vos finances, le bien être de la communauté et le respect de l'environnement.
    Encore une fois, nous voyons le droit de l'environnement n'est pas remplie.
    Et pas besoin d'urgence à effectuer le gouvernement pour promouvoir l'économie du pays avec un bon revenu aplicable à l'environnement: ce qui n'est pas fait.
    Au lieu de faciliter le risque de sorte qu'il est plus grande à la population, avec des accords de millionnaires, il devrait y être plus attentif à la santé des gens.
    La pollution est élevé, ce qui va s'aggraver davantage.
    Si ce n'est pas pris des mesures législatives urgentes pour l'environnement et la santé des populations, ne sera pas le faire en vertu des centres de recherche très en biotechnologie, avec la tâche de prévenir la maladie, ou de créer un excellent moyen d'énergie renouvelable, propre, qui aider la planète.

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