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Climat: les plus pauvres doivent être au centre des négociations

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Quand ça va dans le bon sens il faut aussi le dire. Il faut remarquer que, depuis plusieurs mois, Jean-Louis Borloo a multiplié les déplacements et les déclarations en Afrique pour que celle-ci soit pleinement associée aux négociations climatiques en cours, à la veille de Copenhague. Il est pourtant évident que les pays "riches" doivent se soucier des conséquences de leur mode de vie pour les pays du Sud.

Rares sont les responsables politiques à faire état de notre responsabilité vis à vis de l'Afrique. Cette responsabilité ne revient pas à emprisonner ce continent dans un statut de victime. Parler de dette climatique ne devrait pas se limiter à donner de l'argent dans une logique de dommages de guerre ou tout simplement pour s'acheter un droit à polluer comme avant.

Il faut rappeler que l'Afrique n'a nullement profité des mécanismes de développement propre mis en place par le protocole de Kyoto de 1997. Ainsi que le souligne cet aticle publié sur "Actu Environnement" : "Depuis l'entrée en vigueur du protocole de Kyoto en 2005, les MDP ont représenté plus de 8 milliards de dollars d'investissements : 5,4 en 2006 contre 2,9 en 2005. Plus de 70% des projets ont été menés dans les secteurs de l'énergie (50%) et des déchets (20%). Mais ces investissements ont été inégalement répartis au sein des pays émergents. Ainsi, sur les 850 projets validés, 518 ont été développés en Asie principalement en Inde (289) et en Chine (131). 302 ont été enregistrés en Amérique centrale et latine dont 97 au Mexique et 113 au Brésil. L'Afrique ne compte que 23 projets pour l'instant dont 12 en Afrique du Sud."

Bref : non seulement l'Afrique subit les conséquences du dérèglement climatique auquel nous avons largement contribué, non seulement nous y extrayons des ressources comme l'uraniulm et le pétrole pour nos économies mais, de plus, elle ne bénéficie pas encore des projets mis en place pour lutter contre la crise climatique. On peut donc reconnaître, sur ce dossier, que l'action du Ministre de l'Ecologie va dans le bon sens.

Climat: les plus pauvres doivent être au centre des négociations (AFP)

HANOI - Les pays les plus pauvres doivent être au centre des négociations sur le climat au sommet de Copenhague, a une nouvelle fois souligné le ministre français de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, samedi depuis la capitale cambodgienne Phnom Penh.

"Il faut un plan spécifique pour les pays les plus pauvres", qui n'ont selon lui pas vraiment bénéficié du Protocole de Kyoto, a insisté le ministre, joint par téléphone depuis Hanoi. "Il faut mettre au milieu de la négociation les vraies victimes qui ont des vrais potentiels de croissance".

Après une tournée en Afrique, M. Borloo bouclait cette semaine ses visites dans les pays les plus pauvres par trois nations asiatiques: le Bangladesh, le Cambodge et le Laos.

Le ministre s'est par ailleurs dit satisfait du résultat sur le climat au sommet européen de Bruxelles, se félicitant de la part réservée aux "pays les plus vulnérables".

"Le contenu (de l'accord européen, ndlr) me convient bien", a-t-il affirmé.

Vendredi, les chefs d'Etat et de gouvernement des 27 ont fixé à 100 milliards d'euros par an les besoins en financement pour aider les pays plus pauvres à faire face aux effets du réchauffement climatique entre 2013 et 2020.

Sur ce total, l'Europe a évoqué, sans le reprendre à son compte, le chiffre de 22 à 50 milliards d'euros par an pour le montant des financements publics nécessaires, et celui de 5 et 7 milliards d'euros par an pour amorcer la pompe de 2010 à 2013.

Mais la contribution spécifiquement européenne n'a pas été chiffrée, ce qui a valu à l'UE des critiques acerbes des écologistes.

A Copenhague du 7 au 18 décembre, 192 pays tenteront de trouver un accord pour relayer les engagements du Protocole de Kyoto, dont la première phase expire fin 2012. L'objectif est de tenter d'éviter à la planète un dérèglement ingérable du climat.

 

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