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Taxe carbone : la voiture électrique, invitée vedette du débat

39420_royal-voiture-electrique-une.jpgLe débat sur la taxe carbone remet la voiture électrique sur le devant de la scène. A la veille du salon de Francfort, c'est une publicité inespérée pour les constructeurs.

Aprés Ségolène Royal, c'est Alain Juppé qui réclame qu'un effort soit fait sur le développement de la voiture électrique.

La voiture est donc la grande vedette du débat sur la taxe carbone. dans un premier temps, les opposants à cette taxe n'ont pas cessé de parler des personnes vivant en zone rurale contraintes de prendre leur auto : le débat a donc tout de suite porté sur la voiture comme si la taxe carbone se limitait à l'augmentation du prix de l'essence à la pompe.

Désormais, le développement de la voiture électrique également qualifiée de "propre" est mis en avant comme la solution.

Le problème est que la voiture ne peut être "la" solution pour une société malade de la voiture. Le problème est que la "voiture propre" est un mythe. Une voiture électrique c'est aussi une masse de déchets, des routes, des infrastructures de transport...

Surtout, une voiture électrique consomme de l'énergie qui n'est jamais tout à fait propre. L'électricité peut générer d'importants gaz à effet de serre lorsqu'elle est produite par des centrales à charbon, ce qui est le cas de nombreux pays dans le monde. L'électricité nucléaire serait aussi fortement sollicitée alors que la question des déchets et de la gestion démocratique de cette filière n'est pas réglée.

Bref, le développement de la voiture électrique ne peut pas être écarté mais peut difficilement apparaître comme la solution miracle...

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Commentaires

  • Je vous rejoints sur le fait que la voiture ne peut être considérée comme une solution miracle, surtout en ville ou périphérie urbaine.

    Une voiture c'est entre 1000 et 1500 kg pour transporter une personne d'en moyenne 75 kg.
    Cela fait donc beaucoup d'énergie gaspillée pour transporter une seule personne (majorité des déplacements urbains).

    En revanche, la VAE (vélo à assistance électrique) pèse moins de 30 kg et transporte une personne sans difficulté dans les côtes, à une vitesse moyenne urbaine supérieure à la voiture, sans difficulté de se garer et à un coût énergétique sans concurrence.

    Pour ceux que cela intéresse, j'ai créé un petit forum communautaire sans pub.

  • Nous sommes d'accord, la voiture électrique ne peut pas être LA solution à ce que vous appelez "une société malade de la voiture" (baptisée chez nous "auto-immobile").

    Néanmoins, je nuancerais la critique. La voiture électrique est un "mythe" ? Soit, mais tout mythe est porteur de valeurs et de pratiques sociales structurantes. Là est la vertu de l'auto électrique : participer à la réinvention des mobilités, en prouvant notamment qu'ils peuvent être à la fois "libres" (car la voiture, hors des villes, reste le meilleur instrument de cette liberté) et "durable" (malgré toutes les limites que vous soulignez).

    C'est en substance le propos qui était repris en conclusion de cet article étrange paru sur Eco89 (http://eco.rue89.com/2009/08/29/la-voiture-propre-histoire-dun-fiasco-francais? ) :
    « La voiture électrique est un risque et une chance. Il ne faudrait pas qu'elle absorbe toutes les énergies stratégiques des constructeurs. Elle donne l'occasion de développer une culture du services en réseau (alimentation électrique) sur laquelle peuvent s'adosser diverses formes de partage, donnant naissance à des services inédits et de nouveaux modèles mais elle ne règle pas la question des équilibres urbains et à la marge celle des pollutions. »

    Cordialement

  • Effectivement, je vous rejoins sur la conclusion également. La solution est à la pluralité des solutions, la limitation des distances pour aller travailler ou faire ses courses. Les zones industrielles et commerciales sont un non sens qui créent une énorme dépendance aux transports.
    Il faut réintégrer les éléments indispensables de la vie de tous les jours dans les quartiers, limter les concentrations d'activités à seulement quelques zones. Pour le reste c'est aux transports en commun de devenir crédible dans les déplacements.
    La chasse aux sorcières avec l'automobile actuelle est loin d'être finie, le CO² n'est qu'un des problèmes qu'elle engendre. Les particules et autres polluants nous réservent une deuxième vague qui n'apparaîtra comme par hasard que lorsque les industriels voudront nous motiver à changer de véhicule qu'ils seront alors à même de produire...

  • Cette voiture électrique vaut environ 5000 euros. Elle n'a pas de GPS et autres gadgets. Le gouvernement se doit de faire un effort pour le développement de la voiture électrique qui est certes pas parfaite pour l'environnement mais pollue déjà beaucoup moins que l'essence et le diesel. Le must, ça serait la voiture solaire ou à eau mais il n'y en a presque pas.

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