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Taxe carbone - Contribution climat énergie : le débat s'amplifie (tant mieux)

1-manuel-valls_401.jpgLe feuilleton de la taxe carbone continue et le débat s'amplifie. J'ai décidé d'en tenir la chronique bien sûr.

Aprés les déclarations de Ségolène Royal contre cet instrument, Manuel Valls vient de prendre position dans un sens contraire.

Invité du Grand Jury RTL, le député maire d'Evry a en effet précisé  : "je suis favorable à cette taxe carbone. Il faut suivre les recommandations de Michel Rocard, ce que ne fait pas l'UMP, ce que ne fait pas, semble-t-il, le gouvernement, en mettant cette taxe au niveau de 32 euros, parce que c'est le seul moyen de préparer l'avenir", avant d'ajouter "cette  contribution climat énergie doit "aussi concerner l"électricité et donc le nucléaire".

Le débat sur la taxe carbone - CCE est décidément un sujet central de cette rentrée et devrait le rester jusqu'à la fin de l'année.

On attend avec impatience le texte du projet de loi de finances. Une fois de plus, le débat sur l'écologie traverse les clivages politiques. Qu'un responsable comme Manuel Valls fasse la distinction entre le projet de Contribution climat énergie - qu'il soutient - et celui qui sera présenté en conseil des ministres : tant mieux. Qu'un nombre le plus grand possible de responsables politiques se prononce clairement pour que soit créée une CCE intelligente du point écologique et économique : encore mieux.

Pendant ce temps, Ségolène Royal déclare sur France 2 : "Si je n'avais pas parlé, tous les leaders politiques, tous les responsables politiques étaient d'accord pour cet impôt nouveau"... 

Bertrand Delanoë, Maire de Paris, lui, s'inquiète et juge la taxe carbone "injuste". Pour lui, le travailleur "à une heure et demie de son boulot", "à qui on ne propose pas un transport en commun, ce serait un comble qu'il soit la victime d'une fiscalité écologique!" Bon...c'est oublier un peu vite que le travailleur est la première victime d'une économie fortement émettrice de carbone et que la taxe carbone n'interdit à personne de développer les transports en commun, bien au contraire.

Enfin, Laurent Fabius s'est affirmé favorable à "une fiscalité écologique juste", alors que le projet gouvernemental est "écologiquement inefficace et, socialement, risque e pénaliser beaucoup les couches moyennes et pauvres".

Ce qui est remarquable dans ce débat c'est la place qu'y prend la voiture. L'enjeu de la taxe carbone est aussi un enjeu culturel semble-t-il.

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Commentaires

  • Ce qui est étonnant dans ce débat, c'est que ceux qui en parlent le plus ne décideront pas.

  • Son propos se se résume pas à "Si je n'avais pas parlé, tous les leaders politiques, tous les responsables politiques étaient d'accord pour cet impôt nouveau"...
    Preuve en est...
    Elle semble même (de mémoire d'hier soir) proposer un système de bonus/malus une fois que le marché écologique sera mis en place afin de modifier les comportements.

    http://www.dailymotion.com/video/xabuih_segolene-royal-le-30-aout-2009_news

    Pour ce qui est de la voiture, il me semble qu'elle constitue un des budgets les plus importants chez les français(es) après le loyer... mais surtout qu'ils n'ont actuellement pas le choix du type d'investissement (à coût raisonnable) étant donné le monopole actuel du moteur polluant.

    PS: pour le loyer trop élevé, ils peuvent faire le choix d'habiter plus loin des centres villes et des transports en communs, d'où encore ce problème de voiture polluante qui pénalise injustement nos concitoyens et leur confort de vie.

  • "une fois le marché ecologoque mis en place" ?
    heu si on doit attendre que l'offre existe "massivement" je crains que cela soit très "libéral" et très confiant vis à vis de ce marché :
    et surtout je suis pas sur qu'on est les moyens d'attendre...

  • Si l'on y croit vraiment (à la réalité), on établi une politique en fonction de... La politique par la preuve est en place en Poitou-Charentes via sa présidente de région et ses collaborateurs... (cf "du local au global" oui c'est possible ! ) Chaque voix se doit ainsi d'être responsable !
    Un exemple : le renouvellement du parc automobile de la poste encore publique à ce que je sâche (poste qui sera probablement supprimée prochainement dans certains villages) est un moteur pour l'économie verte, donc pour les emplois, puis sur les impots collectivisés qui ainsi peuvent relancer cette économie verte en fonction de qui dirige et de qui relaye l'information ! (ce n'est pas forcément une question de décroissance, mais potentiellement de croissance "verte", "juste" donc adaptée)

  • Malgré les multiples mises en garde venant du monde entier, nous en sommes toujours à des discussions stériles de nos politiques qui font encore et toujours du rachat électoral.
    Le respect de l'environnement n'est plus une option. Nous payons déjà cher notre laxisme et ce n'est rien comparé à ce qui se profile. Le problème est que notre mode de vie est bien trop polluant. Il n'est plus question de dire que ce serait terrible d'en faire porter le coût à telle ou telle partie de notre société, nous en sommes tous responsables, le riche comme le pauvre chez nous.
    Une taxe carbone aurait le mérite de faire penser le "con-sommateur" avant son acte d'achat. Nous engageons notre responsabilité sur chacun de nos achats. Infantiliser la société en décidant que personne n'est reponsable n'amènera à rien. La sauvegarde de la planète passe par des sacrifices faits par tout le monde.

  • Pas tou(te)s nos Responsables Politiques, Vincegf... Et là commence l'espoir ! (cf la démocratie participative proposée il y a "peu")
    Concernant les "sacrifices", je reprendrai uniquement des propos qui me paraissent responsables : "l'écologie ne doit pas être une punition"
    Bien à Vous

  • @Hamono
    Je suis bien d'accord pour l'espoir effecttivement, il apparaît un peu partout des hommes et femmes de valeur qui manquaient bien au paysage politique. Espérons, que nous les verrons bien vite en bonne place là où elles auront le pouvoir d'associer les actes aux idées.

    "l'écologie ne doit pas être une punition" : Dans l'idéal et pour la faire accepter oui. Tout dépend alors de ce que l'on appelle sacrifice ou punition. Si le simple fait de ne plus pouvoir consommer comme nous le faisons aujourd'hui est vu comme une punition par le consommateur, il sera difficile d'arriver à un quelconque changement. Tout devient question de priorité et responsabilité.
    Pour ma part, donner du sens à ce que j'achète est un plaisir.

    J'apprécie votre optimisme dont je manque parfois cruellement, mais j'y travaille.

  • Une taxe "carbonisée" par le PS et l'UMP

    http://www.mediapart.fr/club/blog/claude-marie-vadrot/310809/une-taxe-carbonisee-par-le-ps-et-l-ump

  • J'apprécie les commentaires de Vincegf. Il ne faut pas oublier que si nous ne faisons rien aujourd'hui la "correction naturelle" sera d'autant plus "cuisante" dans les décennies à venir.
    Si je peux abonder dans le sens de Invanfree :
    Les politiques carbonisent la taxe mais tous les citoyens seront eux aussi grillés !
    Toutes les études prouvent que les plus pauvres paieront encore plus cher l'inaction. Le climat n'a pas d'électeurs à bichonner, il appliquera scrupuleusement les lois de la physique, ce n'est pas démocratique mais inéluctable. C'est pourquoi la CCE avec sa contrepartie d'aide aux plus démunis est l'instrument le moins douloureux. De grace ne tournons pas le dos à nos responsabilités, agissons, vite !

  • Ce qui a aussi été moins relevé, c'est le tropisme économiciste de ce type de mesure, tendance qui imprègne de plus en plus les politiques environnementales. "Questions écologiques, réponses économiques", comme dirait l'auteur de ce blog : http://yannickrumpala.wordpress.com/2009/08/01/ce-que-revele-la-%c2%ab-taxe-carbone-%c2%bb/

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