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  • Loi Grenelle I : revue des agences de presse

    grenelle3.jpgLa Loi Grenelle I vient d'être votée au Parlement.

    Que de chemin parcouru et que d'effots pour les militants asociatifs qui ont tant donné !

    Les Agences de presse reprennent les réactions de France Nature Environnement, fédération de 3000 associations de protection de la nature et de l'environnement.

    AP : Grenelle de l'environnement: FNE déplore "la lenteur du processus"

    AFP : Carton quasi-plein pour le Grenelle 1 adopté définitivement au Parlement

    Reuters : Le Parlement adopte le Grenelle I à la quasi unanimité

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  • Loi Grenelle 1, enfin adoptée : retour sur un an au Parlement (FNE - LPO - FNH - ROC)

    Grenelle enfant.jpgCommuniqué de France Nature Environnement - Fondation Nicolas Hulot - Ligue pour la protection des oiseaux - Ligue ROC

    Le projet de loi de mise en œuvre du Grenelle de l'environnement dit « Grenelle 1 » vient enfin d’être adopté après plus d’un an passé au Parlement. France Nature Environnement et ses associations membres, la LPO (Ligue pour la protection des oiseaux) et la Ligue ROC ainsi que la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, qui se sont impliquées tout au long du processus législatif en proposant des amendements aux parlementaires, dressent aujourd’hui un premier bilan non exhaustif du processus.

    Replacer la loi Grenelle 1 dans le processus général

    Avant de porter une analyse sur le contenu du texte et sur les travaux parlementaires, il est important de resituer cette loi dans l’ensemble du processus Grenelle. Lancée au début de l’été 2007, ce processus a commencé par la mise en place de groupes de travail thématiques associant différents acteurs de la société française regroupés dans 5 collèges (Etat, collectivités territoriales, ONG, syndicat, patronat). Ces groupes de travail avaient pour mission de faire émerger des propositions consensuelles pour amorcer la transition écologique de notre pays. Fin octobre 2007, les négociations finales entre les 5 collèges du Grenelle ont abouti à l’adoption de 273 engagements.

    La seconde étape du Grenelle, celle de la mise en œuvre des engagements a alors démarré. Elle prend différentes formes : les lois spécifiquement dédiées au Grenelle mais aussi d’autres lois intégrant certaines mesures (cf. OGM, loi de finance et responsabilité environnementale), des textes réglementaires ou des accords volontaires entre acteurs.

    La loi Grenelle 1, rendue publique par le gouvernement en avril 2008, a pour objet d’entériner les grands objectifs et les principales mesures adoptées en octobre 2007. C’est une loi de caractère général. Son adoption est loin de marquer la fin du processus : la direction générale est désormais fixée mais la traduction réelle, dans notre quotidien, de la majorité des engagements du Grenelle devra attendre l’adoption d’autres textes législatifs (Grenelle 2 en particulier) et surtout réglementaires déclinant concrètement les grands objectifs.

    Ainsi, au-delà de l’analyse du contenu de Grenelle 1, nos organisations tiennent à souligner la lenteur du processus. Il a fallu deux ans pour inscrire dans la loi les grands objectifs et les principaux outils. Certes, de nombreux chantiers ont avancé en parallèle. Ainsi, l’étude sur la Contribution Climat Energie ou le doublement du crédit d’impôt pour les installations en agriculture biologique prévus dans Grenelle 1 ont déjà été réalisés. De même le processus de création de parcs nationaux a débuté.

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  • Loi Grenelle I…. et maintenant ?! (communiqué FNE/LPO/ROC)

    Grenelle enfant.jpgCommuniqué de presse FNE - LPO - Ligue ROC – Mercredi 22 Juillet 2009

    La loi de mise en œuvre du Grenelle de l'environnement dite « loi Grenelle 1 » sera votée demain. Réaction des associations.

    Fin de l’acte I. La loi « Grenelle I » signe la fin d’un premier cycle du Grenelle qui a débuté en juillet 2007. Son intérêt premier est d’avoir créé les conditions d’un nouveau dialogue environnemental. C’était un progrès indispensable, un passage obligé pour permettre la prise de conscience du plus grand nombre et pour avancer sur la voie des réponses à construire pour faire face à la crise écologique.

    Pour Sébastien Genest, Président de FNE : « Seul point commun entre les deux Grenelle : si le Grenelle de 1968 a créé un nouveau dialogue social, celui de 2007 a créé un nouveau dialogue environnemental. La loi le consacre en donnant une valeur juridique et politique à la gouvernance à 5. Le Grenelle est désormais derrière nous et il faut maintenant faire vivre le dialogue environnemental. Mieux : la rencontre des partenaires sociaux et environnementaux doit permettre d’articuler dialogue social et environnemental ».

    Une loi importante. Pour les associations, cette loi correspond à un compromis, celui qui a été négocié lors du Grenelle. Deux ans après, les parlementaires auraient sans doute pu aller plus loin. Malgré cela et malgré des pertes en ligne, cette loi demeure importante. Elle constitue une feuille de route de ce qui reste à faire et c'est sans doute le plus dur qui reste à faire.

    Pour Allain Bougrain-Dubourg, président de la LPO : « Nous saluons l’adhésion des parlementaires aux engagements conclus par les acteurs du Grenelle. Nous regrettons dans le même temps qu’ils n’aient pas su aller plus loin, deux ans après ! Cette loi n’est pas une révolution mais elle ouvre la voie. Ni naïveté, ni défaitisme : nous savons que le plus dur est encore devant nous. »

    Pour Christophe Aubel, directeur de la Ligue ROC « La loi ouvre la voie d’une prise en compte globale de la biodiversité avec la création de la trame verte et bleue qui doit permettre de sortir la protection de la nature de sa confidentialité ».

    Et maintenant ? La réponse à l'urgence écologique supposait mais ne se résume pas à la loi. Cette réponse implique maintenant qu’une vague se soulève dans toute la société française pour changer nos manières de penser, de vivre et de consommer. L’attente est là et elle est très forte. Il ne faut pas la décevoir. La création d’une fiscalité verte, la réussite du sommet de Copenhague, la mise en œuvre du GIEC biodiversité seront autant de tests fondamentaux pour savoir si les politiques passent vraiment de la prise de conscience à l'action.

    Pour les associations, l’objectif est de dépasser cette loi. Elles continueront de mettre la barre toujours plus haut et s’emploieront à nourrir le dialogue environnemental .

    La fête est en effet encore trop souvent gâchée par des projets écologicides comme le circuit de formule 1 de Flins, l’expérimentation des méga camions ou bien encore le 3ème régime ICPE.

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  • Suis-je un lobbyist vert ?!

    assemblee_nationale.jpgLe Journal Le Monde a ouvert une série d'articles consacré au phénomène du lobbying. Bonne idée car si le terme est souvent employé, son contenu exact est rarement défini et les personnes qui pratiquent cette activité sont peu connues.

    Brigitte Perucca qui a rédigé l'article intitulé "Industriels contre verts" a bien voulu m'interroger sur ce sujet.

    Suis-je un lobbyist vert ?

    La réponse est oui dés l'instant où il est bien clair que FNE ne défend pas l'intérêt d'une personne en particulier mais bien l'intérêt général.

    L'article peut être lu ici.

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  • Portrait de Sébastien Genest, Président de FNE (Europe1)

    SG.jpgSébastien Genest est le Président de France Nature Environnement, la fédération de 3000 associations de protection de la nature et de l'environnement.

    Discret, l'homme n'en est pas moins l'un des militants écologistes les plus influents du pays.

    Brigitte Béjean, journaliste environnement en a fait le portrait diffusé ce matin sur Europe 1 à 7h11.

    Vous pouvez ré écouter ce portrait diffusé dans la chronique "Ils vont changer la planète" en vous rendant à cette adresse.

    Aprés avoir affiché le podcast, placer le curseur sur 3mns20.

    J'avais moi aussi écrit quelques mots sur l'ami du Limousin.

    Les plus grands militants écologistes ne sont pas toujours les plus connus !

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  • Green Business : tribune sur l'énergie solaire

    Green Business magazine.jpgLe numéro 1 de "Green Business" vient de paraître en kiosque avec pour dossier principal le thème de l'énergie solaire.

    L'équipe de ce nouveau magazine bimestriel consacré à la "Gestion durable en entreprise" a bien voulu me consacrer une tribune sur l'énergie solaire (en page 73).

    Le titre : "Solaire : le droit s'adapte".

    Un grand merci.

     

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  • Fermes solaires : un rapport parlementaire recommande la prudence et un droit adapté (GreenUnivers)

    logo-greenunivers-space-999x242.jpgLe député Serge Poignant vient de présenter un rapport d’information qui fait le point sur le développement de l’énergie solaire et propose neuf lignes directrices pour un « programme national de développement de la filière photovoltaïque ». Au cœur de ce programme : réduire l’insécurité juridique liée à une réglementation inadaptée et prévenir une multiplication incontrôlée des parcs solaires. Le point avec Arnaud Gossement, Avocat associé au Cabinet Huglo-Lepage & Associés et Maître de conférences à Sciences Po Paris.

    « L’Etat doit agir pour affermir le cadre réglementaire des centrales photovoltaïques. Son action est cruciale pour éviter un effet d’éviction qui ne saurait générer que rancœur et contestation pour une énergie spontanément soutenue par une écrasante majorité de français. Les meilleurs perspectives, d’un point de vue social et environnemental, se trouvent par conséquent sur les foyers des particuliers et dans les grandes toitures ». Prudence et sécurité juridique, voici l’une des principales recommandations du rapport présenté par le député Serge Poignant.

    La suite de l'article sur GreenUnivers

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  • Travail le dimanche : quel coût écologique ?

    photo chariot de courses.jpgL'excellent journal Terra Eco (papier et en ligne) a bien voulu m'interroger à l'occasion d'une enquête sur le coût écologique du travail le dimanche.

    L'article est ici. Bonne lecture !

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  • Plante un arbre ! (Chanson du dimanche)

    Pour se motiver le matin le matin, moi j'écoute ça. Ce n'est pas d'hier mais encore efficace. Bon dimanche !

     

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  • Le Plan « Energies Bleues » du Grenelle de la mer: décryptage (GreenUnivers)

    vague.jpgCi dessous, un court article sur le Plan "Energies bleues" que l'excellent site "Greenunivers" a accepté de publier. Merci à Laurence et Patricia.

    Le Grenelle de la mer achève aujourd’hui ses travaux et le Président de la République doit prononcer demain un discours au Havre sur la nouvelle politique marine de la France. Au nombre des engagements conclus : le Plan « Energies Bleues » qui vise à développer les source d’énergies renouvelables en mer. Le point avec Arnaud Gossement, avocat associé en droit de l’environnement au Cabinet Huglo-Lepage & Associés et Maître de conférences à Sciences Po Paris.

    Objectif: 6000 Mw en 2020. A la suite du Grenelle de l’environnement qui s’est tenu en 2007, le Parlement s’apprête à voter, ce 22 juillet, un projet de loi dit « Grenelle 1 », lequel établit, à l’article 17, une liste des sources d’énergies reconnues renouvelables. Les énergies marine et hydraulique en font bien entendu partie. En conséquence, leur développement doit permettre à la France de porter la part des énergies renouvelables à au moins 23 % de sa consommation d’énergie finale d’ici à 2020, conformément à l’article 2 du même projet de loi. Dans ce cadre, les acteurs du Grenelle de la mer sont tombés d’accord sur l’urgence d’un « plan énergies bleues » avec un objectif chiffré : 6000 MW d’énergies marines en 2020. Ce plan annonce une « stratégie de développement des énergies marines » et une « politique maritime intégrée qui repose sur les 3 piliers du développement durable : la cohésion sociale, l’environnement et l’économie. Le message est clair : il n’est pas question de penser la mer ni du seul point de vue de la production énergétique, ni du seul point de vue de sa sanctuarisation mais bien d’articuler économie et écologie.

    la suite sur "GreenUnivers"...

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  • Nauru : l'île dévastée (Luc Folliet)

    Nauru.jpgJe viens d'achever la lecture de ce livre et je me permets de vous le recommander.

    A la fois récit de voyage, aventure personnelle, essai sur la destruction de l'environnement, la dérive du capitalisme et la chute d'une civilisation, ce livre se lit d'une traite.

    Aprés, il faudra lire ou relire le fondamental "Effondrement" de Jared Diamond

    Voici le résumé disponible sur le site de l'éditeur (La Découverte) en espérant qu'il vous donnera envie de vous rendre dans votre librairie :

    "Connaisez vous Nauru ? Cette île du Pacifique est la plus petite République du monde, apparemment semblable à des dizaines d’autres. Elle fut même, dans les années 1970-1980, l’un des pays le plus riches du monde.
    Aujourd’hui, Nauru est un État en ruine, une île littéralement dévastée. C’est le récit de cet incroyable effondrement qu’a entrepris Luc Folliet. Car tout commence à Nauru avec le phosphate, ce « cadeau de Dieu », dont l’exploitation démarre au début du XXe siècle. Lorsque les Nauruans conquièrent leur indépendance, en 1968, des centaines de millions de dollars tombent dans le portefeuille du nouvel État et de ses habitants, qui adoptent un mode de vie occidental et dépensent sans compter.
     Au début des années 1990, le phosphate s’épuise. Alors, l’île se vend à qui bon lui semble. Des centaines de banques off-shore choisissent de s’installer dans ce nouveau paradis fiscal. Mais rien n’y fait, Nauru devient l’un des États les plus pauvres au monde et loue sa terre à l’Australie voisine qui peut y « exporter » ses camps d’internement de réfugiés. On envisage même alors l’abandon de l’île et l’exil de ses habitants...
    Désastre écologique, faillite économique, hyperconsumérisme, maladies chroniques : l’histoire de Nauru raconte aussi notre histoire. Elle montre comment le rêve de prospérité peut, en quelques années, virer au cauchemar
    "

     

     

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  • Climat : où il est question du plan de relance européen, de capture et de stockage de carbone puis d'Arcelor Mittal

    industrialgasemissions_gML2z_17080.jpg

    Encore une information importante relative au climat qui est passée totalement inaperçue.

    Grâce à un communiqué de presse du 7 juillet dernier, on apprend que le Conseil de l'Union européenne, actuellement présidée par la Suède, a validé une liste de projets énergétiques dans le cadre du plan de relance européen.

    En clair, les fonds affectés au Plan de relance européen, arrêté en décembre 2008, seront injectés dans des projets industriels censés contribuer à la lutte contre le dérèglement climatique.

    Au final, ledit communiqué prévoit que le Plan de relance finance 47 projets et fixe pour chacun d'eux la contribution communautaire, avec une enveloppe financière totale pour la mise en oeuvre en 2009 et 2010 de 3 980 millions d'euros, répartis de la manière suivante:

    – 18 projets d'infrastructures pour le gaz : 1 440 millions d'euros;

    – 9 projets d'infrastructures pour l'électricité : 910 millions d'euros;

    – 2 projets concernant de petites îles : 15 millions d'euros;

    – 5 projets d'énergie éolienne en mer : 565 millions d'euros;

    – 13 projets de captage et stockage du carbone : 1 050 millions d'euros.

     

    C'est cette dernière catégorie qui a attiré mon attention. La technologie de la capture et de stockage de carbone est une vraie fausse solution qui consiste, non à réduire à la source les émissions de gaz à effet de serre mais à les enfouir. C'est la politique des Shadoks : on pompe.

    Cette technologie a le vent en poupe car elle permet - notamment - de cautionner la relance du charbon un peu partout dans le monde, y compris en France. Pour comprendre les limites du recours à l'enfouissement souterrain de ces gaz qui devraient être considérés comme des déchets, je vous recommande la lecture de l'excellent rapport de Greenpeace intitulé "False hope".

    Peu importe les risques, c'est une pluie d'argent public qui est en train de tomber sur cette technologie. En France, Le plan national sur les énergies renouvelables puis la PPI (programmation pluriannuelle des investissements en matière d'énergie ont créé un fond de soutien ausx "démosntrateurs de recherche" pour financer notamment les projets d'expérimentations de capture. Le Ministère de l'Ecologie soutient cette technologie et l'a rappelé lors d'une conférence internationale sur le sujet organisée à Bergen en mai dernier.

    Alors que le Sénat examine actuellement le projet de loi Grenelle 2 portant "engagement national pour l'environnement", qui va créer un cadre juridique propice à ce projets, la société Total s'apprête à injecter sur son site de Lacq (Pyrénées-Atlantiques) 125 000 tonnes de CO² en deux ans.  

    Revenons au plan de relance européen. Quels sont précisément les projets de capture et de stockage de carbone qui seront ainsi financés ?

    Pour le savoir, il faut se reporter à l'annexe C de ce programme d'aide approuvé le 30 juin 2009 par le Parlement européen. 50 millions d'euros vont ainsi être orientés vers le site de Florange d'Arcelor Mittal pour enfouir les gaz à effet émis par ce sidérurgiste.

    Or, à lire la dépêche AFP reproduite ci dessous, on apprend que le projet développé sur le site de Florange serait une réponse à la (très légitime) colère des syndicats de salariés, victimes de suppressions d'emplois sur le site de Gandrange.

    En clair, de l'argent public va aller droit vers un industriel responsable d'une casse sociale pour un projet qui pourrait contribuer à une casse environnementale, tout ça sans aucun débat public .....tout va bien.

    *******************************

    AFP : ArcelorMittal : Florange désigné pour être site pilote pour le captage de CO2

    PARIS - Le site ArcelorMittal de Florange, en Moselle, a été désigné pour être le site pilote d'une expérimentation industrielle dndie captage et stockage de dioxyde de carbone entre 2011 et 2015, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

    Une première étape d'essais sera réalisée en 2010-2014 sur un autre site d'ArcelorMittal, à Eisenhüttenstadt, en Allemagne, a indiqué la plateforme technologique européenne sur l'acier (ESTEP) à l'issue d'une réunion à Bruxelles sur le programme européen Ulcos.

    Celui-ci, porté par un consortium d'industriels et de chercheurs, vise la réduction de 50% des émissions de CO2 dans la sidérurgie à long terme.

    Une fois la technique validée sur le site allemand, "nous lancerons à Florange le pilote industriel du projet complet, avec recyclage des gaz et capture du CO2", ensuite enfoui en souterrain, a expliqué à l'AFP Daniel Soury-Lavergne, directeur général d'ArcelorMittal France.

    ArcelorMittal avait commencé à évoquer la possibilité de réaliser un tel projet à Florange au moment de l'annonce de la suppression de 600 emplois sur le site voisin de Gandrange au printemps 2008, décision qui avait provoqué un tollé syndical et politique.

    "Maintenant il faut réunir les conditions économiques pour lancer ce projet", a indiqué M. Soury-Lavergne, alors que le consortium industriel mène des discussions pour obtenir des aides financières européennes et nationales.

    Le coût du projet, qui doit permettre un développement de cette technique sur les sites sidérurgiques après 2020, est évalué entre 300 et 400 millions d'euros.

    Au total, un budget d'"environ 1 milliard d'euros à court et moyen terme" a été alloué aux différents programmes du projet Ulcos, indique l'ESTEP.

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  • C dans l'air : invité de l'émission sur les méga camions

    c dans l'air.jpgJe suis aujourd'hui invité de l'émission C dans l'air, à 17h45 sur France 5.

    Sujet : les Méga camions.

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  • Climat : Menons la bataille du climat, pas de la communication ! (FNE)

    css.jpgCommuniqué FNE - jeudi 9 juillet 2009

    Des engagements internationaux flous, Des engagements nationaux insuffisants.

    Pas d’accord au Forum des économies majeures mais accord au G8 sur un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre ? Réaction de FNE.

    « L’accord du G8 sur le climat ne peut pas être l’arbre qui cache la forêt. Méfions-nous des effets de manche : ce n’est pas une bataille de communication mais la guerre contre le dérèglement climatique qu’il faut mener. Cet accord ne peut pas masquer les désaccords persistants entre Etats qui sont autant d’embûches sur la route de Copenhague. » s’inquiète Sébastien Genest, Président de France Nature Environnement.

    Pas d’accord au MEF. Les 17 pays les plus pollueurs du monde, réunis mardi soir lors d’une réunion préparatoire au Forum des Economies Majeures, ont renoncé à l’objectif de 50% de réduction des émissions de gaz à effet de serre en 2050 par rapport à 1990.

    Sauf surprise, la déclaration qui sera publiée aujourd’hui jeudi 9 ne comportera que l’objectif d’un maximum de +2°C de réchauffement.

    Accord a minima au G8. Même si les dirigeants du G8, dont le sommet s’est ouvert hier, ont manifesté une volonté d’engagement apparemment forte, beaucoup de travail reste à faire pour une mobilisation conjointe des pays développés et des pays émergents.

    La volonté affirmée par les pays du G8 de parvenir au moins à une division par 2 des émissions mondiales de gaz à effet de serre en 2050 par rapport à 1990 et une réduction de plus de 80% des émissions des pays industrialisés n’est que le minimum vital et sera probablement insuffisante pour atteindre l’objectif des 2°C. « Les dirigeants se félicitent des progrès réalisés mais ceux-ci sont encore symboliques. L’année de référence pour les réductions d’émission n’est pas fixée avec précision [1] ce qui enlève beaucoup de leur sens aux objectifs. Il n’est pas non plus fait mention d’objectifs intermédiaires à l’horizon 2020 : on déclare des ambitions, mais qu’en est-il des moyens de s’y tenir ? » s’interroge Arnaud Gossement, porte parole de France Nature Environnement.

    Des engagements nationaux insuffisants. Un article, publié dans la revue Nature[2] de juillet 2009, fait le point sur tous les engagements nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les résultats sont catastrophiques. Dans le meilleur des cas, les politiques actuelles de tous les pays aboutiraient à plus qu’un doublement des émissions mondiales en 2050… très loin de l’objectif minimal de -50% ! Cette projection alarmante relève à la fois de la responsabilité des pays émergents et de celle des pays développés.

    En effet, les engagements des pays émergents n’aboutiraient qu’à une réduction de 4% de leurs émissions en 2020 par rapport au scénario « sans politiques climatiques ». Ceci est très loin des besoins estimés par le GIEC qui préconise une réduction de 15 à 30% en 2050 par rapport au scénario « sans politiques climatiques ».

    Les pays développés sont également responsables. A l’heure actuelle, leurs engagements n’aboutiraient qu’à une réduction de 8% à 14% de leurs émissions en 2020 par rapport à 1990, alors que le GIEC estime nécessaire une réduction de 25 à 40% en 2020 !

    Parlons des moyens, pas uniquement des objectifs. Les pays du G8 sont à la fois les plus riches et les responsables historiques des émissions : ils doivent assumer, c'est-à-dire débloquer les moyens nécessaires. L’Agence Internationale de l’Energie rappelle que les besoins d’investissements sont importants (400 milliards par an) et que « beaucoup reste à faire ». Rappelons que lors de la réunion du 18 juin, les ministres des finances de l’Union Européenne ont repoussé à l’automne les modalités concrètes concernant les financements nécessaires pour soutenir les pays en développement dans la lutte contre le changement climatique. S’ils veulent vraiment affirmer leur volonté et rassurer les pays émergents, les membres du G8 doivent débloquer immédiatement les premiers moyens.

    Balayons devant notre porte. Dans ce contexte, l’accord sur les 2 °C est un progrès… Mais il restera illusoire et sans fondement tant qu’il n’y aura pas d’objectifs chiffrés crédibles pour la réduction des émissions. Il faut prendre en compte les responsabilités de tous. Pour que les pays émergents s’engagent, il faut que les pays industrialisés se fixent des objectifs véritablement à la hauteur des enjeux à la fois sur leurs émissions, sur leurs politiques nationales et sur les financements nécessaires. En clair, l’Europe doit aller plus loin : plus de réductions et de l’argent sur la table !

    L’urgence d’une nouvelle gouvernance. Le mode de gouvernance actuel sur la question climatique montre ses limites. Face à l’urgence et à la gravité de la situation, il faut dépasser la personnification et la mise en scène des débats pour parvenir à un accord qui préserve les biens communs de l’humanité. La mobilisation des citoyens et le rôle des associations qui s’en font le relai doivent être renforcés.
     
    [1] http://www.g8italia2009.it/static/G8_Allegato/G8_Declaration_08_07_09_final,2.pdf
    Article 65 : “… compared to 1990 or more recent years.”
    [2] « Halfway to Copenhagen, no way to 2°C », J. Rogelj et al., in Nature Reports Climate Change, Vol 3, July 2009.

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  • G8 d'Aquila : le storytelling continue...

    Aquila Sarkobama.jpgMardi dernier, à Rome, les membres du Forum des Economies Majeures (MEF : 16 Etats + UE) n'ont pas réussi à s'entendre sur un objectif de réduction par deux des émissions de gaz à effet de serre, et ce, à la veille du sommet de Copenhague..

    Heureusement, dés le lendemain, soit mercredi, Nicolas Sarkozy et Barack Obama nous ont racontré une autre histoire : ils sont arrivés à Aquila, lieu d'un grave tremblement de terre, et ont sauvé les négociations climatiques avant, pourquoi pas, de sauver la terre.

    Grâce à eux : un accord a été conclu, tant pis pour le MEF. On comprend dés lors leurs mines réjouies sur les photographies de l'évènement.

    Quelques journalistes m'ont cependant fait part de leur doutes : accord ou pas accord ? Bonne ou mauvaise nouvelle ?

    Ce matin, à l'heure du pétit déjeuner, certaines chaines d'information avaient fait leur choix : sourires rayonnants de nos dirigeants qui ont remis le monde sur les bon rails.

    Oui mais voilà.....l'histoire n'est pas tout à fait celle-ci. A lire de prés de la déclaration d'Aquila, celle-ci est encore bien imprécise. Ainsi l'objectif affiché d'une réduction des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050 n'a pas d'année de référence. On ne sait donc pas exactement sur quelle période doit être opérée cette réduction.

    Quant au moyens d'y arriver....De même, se donner un objectif pour 2050 c'est bien, fixer un objectif intermédiaire en 2020, c'est mieux.

    Plus grave, la Chine était absente, la délégation russe a remis en cause l'accord sitôt signé et le Brésil en souligne à son tour l'inutilité....

    C'est pas gagné !

    AFP : Réduire les émissions de 80% en 2050 "pas crédible" sans objectif 2020

    L'AQUILA (Italie) - La réduction de 80% des émissions polluantes des pays industrialisés en 2050 n'est "pas crédible" sans objectif intermédiaire en 2020, a jugé jeudi le responsable brésilien des négociations climat, Luiz Alberto Figuereido Machado.

    "Nous ne pouvons pas nous contenter d'un seul objectif à long terme sous peine de perdre toute crédibilté", a déclaré M. Machado à la presse, en marge du sommet G8+G5, entre pays industrialisés et émergents.

    "Nous ne pouvons accepter cet objectif de 2050 que dans le cadre d'un engagement solide à moyen terme, il nous faut des objectifs de réduction forts et profonds jusqu'en 2020", a-t-il insisté.

    Les huit pays les plus industrialisés ont décidé mercredi de réduire les émissions mondiales de 50% et celles des pays industrialisés d'au moins 80% d'ici 2050, par rapport aux niveaux de 1990 ou d'une année plus récente.

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  • Climat : un accord au G8 ?!

    aquila.jpgLe film des négociations climatiques ne fait que commencer et promet bien des rebondissements !

    Alors que le Forum des économies majeures n'a pas réussi hier à conclure un accord sur la réduction des émissions de gaz à effet, le G8 réuni à Aquila a réussi.

    En effet, l'AFP vient de l'annoncer : le sommet du G8 réuni en ce moment à Aquila en Italie serait finalement parvenu à un accord sur l'objectif de réduction des émissions des gaz à effet de serre d'ici 2050.

    Trés concrètement, l'objectif d'un réduction de 80% s'imposerait pour les pays les plus industrialisés, de 50% pour les autres. Vu sous cet angle, c'est une grande avancée !

    Restent cependant bien des questions sans réponse...

    Première question  : Si le G8 se met d'accord aujourd'hui, le MEF à 16 d'hier n'a pas réussi à le faire. Que va-t-il se passer lorsque tous les Etats participant aux négociations de Copenhague seront réunis ? Le G8 ne représente plus le monde entier loin s'en faut.

    Deuxième question  : cet objectif de réduction est il assorti de contreparties ? Je n'ai pas la déclaration finale d'Aquila sous le nez mais il faut faire attention à ce que le terme "réduction" ne cache ceux de "compensation" ou de "séquestration" du CO².....Le projet de loi américain dont on parle tant consacre son premier volet à la capture et au stockage de carbone. On peut en penser ce que l'on veut mais ce n'est pour moi pas de la réduction à la source.

    Troisième question : Quelle sera la valeur juridique de l'accord de Copenhague ? Certes le mémorandum français prévoit un "accord juridfiquement contraignant mais n'explique pas du tout en quoi il le serait..... Si Copenhague accouche d'une déclaration sans contrainte, constitué des expressions et termes diplomatiques que l'on retrouve dans la déclaration d'Aquila, on sera confronté au même problème de traduction dans les faits que pour le protocole de Kyoto....

    Quatrième question : celle-ci reste entière...quelle est limplication des citoyens, de leurs représentants et des corps intermédiaires ? Même le meilleur des acccord ne sera d'aucune utilité s'il n'est pas réceptionné et porté par les populations et les acteurs politiques, économiques dans le monde. Là dessus, le problème reste entier.

    Dépêche Reuters ici.

    Dépêche AFP ci dessous

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  • Climat : chronique annoncée de la mort de Copenhague ? (FNE)

    css.jpgCommuniqué France Nature Environnement

    Climat : chronique annoncée de la mort de Copenhague ? L'urgence absolue d’une nouvelle gouvernance climatique

    A la veille du sommet du G8 à Aquila, les 8 pays membres du Forum des Economies Majeures, responsables de 80% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, ont renoncé à diviser par quatre leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050 par rapport à 1990. Réaction  de FNE.

    Pour Sébastien Genest, Président de France Nature Environnement, fédération de 3000 associations de protection de la nature et de l’environnement : « Cet échec terrible est peut être la chronique annoncée de la mort du sommet de Copenhague. Nous sommes en colère car nous réclamons depuis longtemps une vraie réflexion sur la manière de négocier avant même de s’interroger sur le contenu des négociations. Cela fait des mois que nous tirons la sonnette l’alarme sur le problème de la gouvernance démocratie de ces négociations. Rien n’a été fait ! »

    Sébastien Genest poursuit : « Qui a pensé à l’implication citoyenne ? Qui a pensé à la concertation avec les élus et les corps intermédiaires comme nos associations ? Qui a tiré les leçons des limites du Protocole de Kyoto ? Qui a pensé à la valeur juridique et à l’acceptabilité sociale de l’accord à signer à Copenhague ? Aujourd’hui, alors que l’urgence climatique n’a jamais été aussi pressante, nos dirigeants sont encore incapables de s’accorder sur le plus petit dénominateur commun».

    Coup de tonnerre : les pays les plus pollueurs renoncent aux 50 % de réduction. Les leçons du protocole de Kyoto, dont les effets s’achèveront en 2012, doivent être tirées : il faut un objectif contraignant réellement ambitieux. L’objectif minimum et contraignant de 50% de réduction ne devrait même pas faire l’objet de discussions.

    Les données scientifiques sont alarmantes : tout s’accélère tandis que la communauté internationale reste bloquée, incapable du minimum. Dans le projet de déclaration du MEF, l’objectif a été maintenu de limiter le réchauffement à +2°C par rapport au niveau pré-industriel. Or, d’après les données du GIEC, pour espérer atteindre l’objectif entre 2°C et 2,4°C, il faudra réduire les émissions mondiales de 50 à 85%. Pour espérer être en dessous des 2°C, il faudra réduire les émissions mondiales de plus de 85%. L’engagement perd donc tout son sens et toute sa crédibilité : soit les dirigeants des pays du MEF mentent, soit ils ne comprennent pas l’enjeu !

    Eteindre la télé-réalité et changer de braquet.  FNE déplore la personnification du débat actuel sur le dérèglement climatique qui n’est pas une question de personnes mais une question de démocratie. Pour FNE, le problème n’est pas de savoir qui fait pression sur qui mais bien quelle est l’implication des citoyens de ce monde en péril.

    « Le film des négociations actuelles fait parfois penser à une mauvaise série de télé réalité. Le débat est personnifié à outrance sur quelques grands dirigeants qui se tapent sur l’épaule,  promettent de faire leurs « homeworks » mais sont incapables de s’entendre ! On nage en plein storytelling ! Eteignons la télé réalité et regardons la réalité ! Seule la mobilisation citoyenne permettra de sortir de l’impasse et de tourner la page de Kyoto » déclare Arnaud Gossement, porte parole de France Nature Environnement.

    FNE demande à ce que les citoyens ne soient pas les spectateurs mais les acteurs de la question centrale du dérèglement climatique. Il faut s’assurer du portage et de l’acceptabilité sociale des négociations en cours.

    L’urgence absolue d’une nouvelle gouvernance climatique.  Les négociations climatiques ne doivent pas être l’objet de petits marchés entre gouvernants et experts en oubliant les Parlements, les ONG, les citoyens dans leur ensemble : la méthode a largement montré ses limites.

    Les négociations doivent prendre en compte des modes de gouvernance plus larges qui unissent Parlementaires et élus de la République, citoyens, organisations non gouvernementales et associations dans un effort commun pour stopper cette baisse d’ambition dramatique.

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  • Climat : chronique annoncée d'une catastrophe à Copenhague ?

    obama-sarkozy-debarquement.jpgUne information d'une extraordinaire importance vient de tomber : un véritable coup de tonnerre...

    Lors d'une réunion préparatoire au sommet du G8 qui se tiendra demain à Aquila, les Chefs d'Etat et de Gouvernement ne sont pas parvenus à s'entendre sur un objectif de réduction par 4 de nos émissions de gaz à effet de serre de 1990 à 2050.

    C'est une catastrophe qui en annonce sans doute une autre : l'échec des négociations à Copenhague qui doivent avoir lieu en décembre prochain pour définir le monde de l'aprés Kyoto.

    Il est plus que temps de tirer les leçons de cet échec et d'identifier les responsabilités.

    L'échec du storytelling. Le film des négociations climatiques ressemble malheureusement un peu trop à une série de télé réalité où le débat est personnifié à outrance.

    On nage en plein storytelling (cf. l'excellent bouquin de Christian Salmon). Je suis atterré de voir jouer ce feuilleton où Nicolas Sarkozy donne des leçons à Obama, lequel tape sur l'épaule de Borloo en promettant de faire ses "homeworks" etc....etc...

    Il est tout de même sidérant que les négociations en cours ne procédent pas d'une réflexion sur leur gouvernance. Quelle est l'implication des populations ? De leurs élus ? De leurs corps intermédiaires comme les associations ? En réalité, ces négociations sont devenues une bataille d'experts et de personnes et les citoyens sont tenus à l'écart au motif toujours fallacieux qu'ils ne peuvent pas comprendre.

    Et le droit dans tout ça ? J'entend aussi qu'il y a urgence- ce qui est vrai - et donc pas le temps pour un processus vraiment démocratique où seuls les exécutifs nationaux sont impliqués. L'argument ne tient plus depuis ce matin : l'échec des négociations en cours nous fera perdre un temps considérable faute de s'être posés au début les bonnes  questions : quelle aceptabilité sociale du processus ? Quelle gouvernance ? Quelle implication citoyenne ?

    Last but not least : s'est-on posé la question de la portée de l'accord à intervenir ? En clair : quelle sera sa valeur et sa qualité juridique ? S'agira--t-il d'une déclaration d'intention rédigée de manière à ce que chaun y rouve ce qu'il a envie d'y trouver ?

    Mais attention, ne nions pas la part de responsabilité collectivité. Mettre la pression sur Sarkozy pour qu'il mette la pression sur Obama pour qu'il fasse ses homeworks n'est pas la baguette magique. C'est à nous toutes et tous de nous mobiliser, en faisant circuler l'info, en écrivant à nos élus, en adhérant à des associations, en écrivant partout sur internet et ailleurs, en sensibilisant dans nos familles, écoles et entreprises....Le climat n'est pas un nouveau snobisme c'est l'affaire de chacun...

    Pendant ce temps....la Terre se réchauffe....

    ********
    AFP : Climat: Les principaux pollueurs renoncent à diviser par 2 leurs émissions 

     
    L'AQUILA, 08 juil 2009 (AFP) - Les principales économies qui représentent 80% des émissions mondiales de gaz à effet de serre ont renoncé à leur objectif de les diviser par deux d'ici 2050, a indiqué mercredi une source européenne.
    Cette décision a été prise mardi soir, lors d'une réunion à Rome des représentants des dirigeants du MEF, le Forum des économies majeures, dont le sommet est prévu jeudi à L'Aquila.
    "Il y a un très fort engagement (de leur part) à réduire de façon substantielle les émissions mondiales d'ici 2050, mais il n'y a pas de 50%", a précisé ce responsable à l'AFP.
    "Sur la date à laquelle les émissions devraient culminer, ils disent qu'elle devrait intervenir dès que possible, mais sans mention explicite. De notre point de vue, si la lutte contre le changement climatique doit se fonder sur la science, les émissions devraient culminer en 2020 (puis baisser) afin de limiter le réchauffement à 2°C", a-t-il poursuivi.
    Le MEF serait d'ailleurs décidé à conserver, dans sa déclaration finale, cet objectif d'un réchauffement maximal à 2°C supplémentaires par rapport aux niveaux pré-industriels, a indiqué un négociateur occidental. Mais sans préciser comment ils entendent y parvenir.
    Pour l'Union européenne, il s'agit d'un revers: "Nous poussons pour avoir davantage, nous poussons pour des objectifs ambitieux (de réduction) à moyen terme, et nous poussons pour une division par deux des émissions" mondiales, a souligné le responsable européen.
    Dans un précédent projet de déclaration, le MEF "soutenait l'objectif de réduire les émissions mondiales de 50% d'ici 2050", sans toutefois préciser l'année de référence par rapport à laquelle cette division devait s'opérer.
    Le MEF rassemble les seize principales économies de la planète, les huit pays les plus industrialisés du G8 et les grands émergents comme la Chine, l'Inde, la Corée du Sud ou le Brésil.

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  • Mega camions : un enterrement de première classe ?

    mega-camion_379.jpgFrance Nature Environnement, la fédération française des associations de protection de la nature et de l'environnement a lancé hier matin une campagne contre l'expérimentation et l'autorisation en France et en Europe de la circulation des Mega Camions :

    Ces monstres roulants peuvent mesurer jusqu'à 25 mètres et peser jusqu'à 60 tonnes.

    Cette campagne a fait l'objet d'une couverture médiatique assez exceptionnelle. Télévisions, radios, presse écrite ou internet : les articles et reportages ont été nombreux. Les réactions négatives ont été également trés nombreuses.

    Ainsi, de nombreux chauffeurs routiers ont exprimé leur inquiétude à l'antenne de RTL. Si je prends cet exemple c'est que ces réactions démontrent que ce qui nuit à l'environnement nuit aussi gravement à la justice sociale.

    La SNCF s'est également exprimée car le fret ferroviaire, déjà bien mal en point, serait encore menacé par ces mega trucks.

    Aujourd'hui, une réunion avait lieue au Ministère en présence des représentants de FNE. Si certains fonctionnaires continuent de défendre l'idée d'une expérimentation qui correspond à la stratégie bien connue du "peid dans la porte", le Secrétaire d'Etat aux Transports s'est exprimé en se déclarant "défavorable au Méga camions".

    Dominique Bussereau a annoncé la saisine de l'Observatoire Energie Environnement Transports créé au lendemain du Grenelle de l'environnement. Il pourrait bien s'agir d'un enterrement de première classe et d'un premier échec cinglant pour la stratégie de lobbying du Club des 25 mètre qui milite pour ces poids (trés) lourds.

    Attention, le combat n'est pas terminé. La pétition lancée par FNE a déjà recueilli 3000 signatures en 48h : il aut continuer.

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  • Mega camions : premier bilan de la campagne

    mega camions afp.jpgFrance Nature a lancé ce matin une campagne contre la circulation des Méga camions sur les routes européennes. Voici quelques liens vers des articles disponibles sur internet qui relaient cette campagne. Merci aux journalistes de leur intérêt pour ce dossier important.

    A consulter :

    Le site de la campagne européenne "No Mega Trucks"

    Le communiqué de presse de France Nature avec un lien vers le dossier de presse et la pétition en ligne

    RTL : Bientôt des poids lourds géants sur les routes de France ? (Chronique "C'est notre planète" de Virginie Garin)

    AFP : pétition contre la mise en circulation de méga camions

    Le Parisien : ces mega camions bientôt sur nos routes

    LCI.fr : qui veut barrer la route aux mega camions ?

    20minutes.fr : Pour ou contre les méga camions ?

    Actualités News Envitronnement : 81% des français s'opposent aux Mega camions

    Europe 1 : pétition contre les méga camions

    Actu Environnement : FNE lance une pétition contre la circulation de mégas camions 

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  • Méga Camions : 81 % des français sont contre ! (FNE)

    MEGAFON.jpgEn avril dernier, le Secrétaire d’Etat aux Transports Dominique BUSSEREAU annonce son souhait « d’expérimenter » les Méga-Camions en France. France Nature Environnement lance alors une première alerte. Aujourd’hui, FNE révèle les résultats d’un sondage CSA : 81% des français disent non aux méga-camions. Pourquoi le Gouvernement s’entête-t-il ?

    Dangereux, couteux polluants : 81% des français disent non aux méga-camions

    FNE révèle les résultats d’un sondage CSA réalisé auprès d’un échantillon représentatif de 1012 personnes.

    A la question : « En Finlande et en Suède, des camions dépassant 25 mètres de long, soit 35% de plus qu’un camion classique, circulent sur les routes. Seriez-vous (tout à fait/ plutôt/ pas/ pas du tout) favorable à l’autorisation de circulation de ces camions en France et en Europe ? », 81% des personnes interrogées répondent qu’elles ne seraient pas et pas du tout favorables.

    Michel DUBROMEL, Responsable Transports à France Nature Environnement analyse ces résultats : « Ces résultats confirment que le Gouvernement a tout faux sur ce dossier. Selon nos sources, un décret est dans les tuyaux pour permettre la mise en circulation prochaine de ces engins. Sortira-t-il dans la stupeur estivale ? Ce serait inadmissible ! »

    Les discussions entre les industriels et les services du Ministère sont en cours. France Nature Environnement a été récemment conviée à un Comité de pilotage. Mais tout à vraisemblablement été déjà largement décidé.

    Michel DUBROMEL rajoute : « Le Ministère envisagerait un axe Nantes-Strasbourg pour cette mise en circulation. Soit près de 1000 kms de routes ; là où des dessertes ferroviaires ont été supprimées en Mai 2003 ! Et alors même que l’engagement 40 du Grenelle de l’environnement prévoit de réduire les trajets routiers longue distance (supérieurs à 500 kms). On marche totalement à l’envers avec ces Méga-camions. Le coût pour les infrastructures de ces engins est en plus considérable. Cessons les investissements publics inutiles ! »

    A la question : « Et si ces camions circulaient sur les routes françaises, seriez-vous (très/ assez/ peu/ pas du tout) inquiet pour les conditions de sécurité de circulation ? », 79% des personnes interrogées répondent qu’elles seraient très et assez inquiètes.

    Céline MESQUIDA, chargé de mission transports à France Nature Environnement précise : « Ces engins sont de vrais monstres roulants ! Selon une étude récente menée à une échelle européenne par notre Fédération européenne Transport and Environment, les poids lourds actuels sont déjà responsables de 2 fois plus de décès que les voitures. Qu’il s’agisse des conditions de dépassement, de freinage, de manœuvre dans les carrefours étroits, tout indique que ces méga-camions sont encore plus dangereux que les camions qui circulent actuellement. »

    France Nature Environnement lance une pétition pour l’abandon de toute mise en circulation

    Le dossier des méga-camions est suivi de près par France Nature Environnement au niveau européen autant que français. Une révision de Directive est en effet prévue.

    La Commission européenne pourrait très prochainement proposer une autorisation généralisée des méga-camions. Dans cette situation, ce serait les méga-camions hollandais, suédois et autres qui seraient prêts à rouler sur nos routes !

    France Nature Environnement lance une pétition pour l’abandon de toute expérimentation des méga-camions en France.
    Signez la pétition en ligne

    Elle reste mobilisée ai niveau européen avec ses partenaires de la campagne « No mega trucks » : Visitez le site de la plateforme européenne

    Consultez le Dossier de Presse de FNE sur les Méga Camions

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  • Taxe Carbone - Contribution Climat Energie : invité du Soir 3 sur France 3

    logo Fr3.jpgJ'étais hier soir l'invité de l'édition du Soir 3, présenté par Carole Gaessler. Sujet : la taxe carbone.

    Pour voir le sujet c'est ici (édition du jeudi 2 juillet 2009). Avancer le curseur à 8mn30s.

    Bien à vous

     

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  • Taxe carbone - Contribution Climat Energie : les enjeux (Greenunivers)

    logo-greenunivers-space-999x242.jpgVoici le début de ma chronique hebdomadaire pour GreenUnivers, consacréz à la Taxe Carbone.

    Bonne lecture !

    La conférence d’experts sur la contribution climat énergie, présidée par Michel Rocard, commence ses travaux aujourd’hui.

    Les 2 et 3 juillet, puis les 9 et 10 juillet, économistes et fiscalistes vont croiser leurs points de vue sur le principe, le taux, l’assiette et le produit de cette taxe sur le carbone et l’énergie. Analyse des principaux enjeux de cette réflexion par Arnaud Gossement, avocat associé en droit de l’environnement au Cabinet Huglo-Lepage & Associés et Maître de conférences à Sciences Po Paris.

    Pourquoi une taxe carbone ?

    Le projet de loi de programme relatif à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement, que le Sénat vient de voter en deuxième lecture, prévoit que l’Etat doit mettre à l’étude la création d’une contribution climat énergie (CCE). Ce même projet de loi prévoit que la France doit réduire ses émissions de gaz à effet de serre par 4 entre 1990 et 2050. Or le marché européen de quotas (ETS), mis en place en 2005, ne concerne que 43 % des émissions européennes de GES et 38% des émissions françaises. La création d’une CCE a donc pour objectif de traiter les émissions non visées par le système ETS.

    Existe-t-il déjà une éco fiscalité en France ?

    Plusieurs taxes frappent déjà les activités susceptibles d’avoir des effets sur l’environnement. La plus connue est sans doute la Taxe générale sur les activités polluantes (TGAP). Créée par la loi de Finances pour 1999, cette taxe avait notamment pour finalité de prévenir l’orientation des déchets vers les centres de stockage. Récemment élargie aux déchets incinérés par la loi de finances pour 2009, cette taxe, qui n’est plus collectée par l’Ademe mais les douanes, peine à remplir son objectif de prévention puisqu’elle est davantage conçue comme une recette supplémentaire pour les finances publiques. De ce point de vue, il faut donc éviter que la CCE ne soit conçue que dans le but de remplacer la taxe professionnelle. Dans l’idéal, la CCE, si elle permet une baisse de la consommation d’énergie, aurait un produit en diminution au fil des ans.

    La suite sur Green Univers

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