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G8 d'Aquila : le storytelling continue...

Aquila Sarkobama.jpgMardi dernier, à Rome, les membres du Forum des Economies Majeures (MEF : 16 Etats + UE) n'ont pas réussi à s'entendre sur un objectif de réduction par deux des émissions de gaz à effet de serre, et ce, à la veille du sommet de Copenhague..

Heureusement, dés le lendemain, soit mercredi, Nicolas Sarkozy et Barack Obama nous ont racontré une autre histoire : ils sont arrivés à Aquila, lieu d'un grave tremblement de terre, et ont sauvé les négociations climatiques avant, pourquoi pas, de sauver la terre.

Grâce à eux : un accord a été conclu, tant pis pour le MEF. On comprend dés lors leurs mines réjouies sur les photographies de l'évènement.

Quelques journalistes m'ont cependant fait part de leur doutes : accord ou pas accord ? Bonne ou mauvaise nouvelle ?

Ce matin, à l'heure du pétit déjeuner, certaines chaines d'information avaient fait leur choix : sourires rayonnants de nos dirigeants qui ont remis le monde sur les bon rails.

Oui mais voilà.....l'histoire n'est pas tout à fait celle-ci. A lire de prés de la déclaration d'Aquila, celle-ci est encore bien imprécise. Ainsi l'objectif affiché d'une réduction des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050 n'a pas d'année de référence. On ne sait donc pas exactement sur quelle période doit être opérée cette réduction.

Quant au moyens d'y arriver....De même, se donner un objectif pour 2050 c'est bien, fixer un objectif intermédiaire en 2020, c'est mieux.

Plus grave, la Chine était absente, la délégation russe a remis en cause l'accord sitôt signé et le Brésil en souligne à son tour l'inutilité....

C'est pas gagné !

AFP : Réduire les émissions de 80% en 2050 "pas crédible" sans objectif 2020

L'AQUILA (Italie) - La réduction de 80% des émissions polluantes des pays industrialisés en 2050 n'est "pas crédible" sans objectif intermédiaire en 2020, a jugé jeudi le responsable brésilien des négociations climat, Luiz Alberto Figuereido Machado.

"Nous ne pouvons pas nous contenter d'un seul objectif à long terme sous peine de perdre toute crédibilté", a déclaré M. Machado à la presse, en marge du sommet G8+G5, entre pays industrialisés et émergents.

"Nous ne pouvons accepter cet objectif de 2050 que dans le cadre d'un engagement solide à moyen terme, il nous faut des objectifs de réduction forts et profonds jusqu'en 2020", a-t-il insisté.

Les huit pays les plus industrialisés ont décidé mercredi de réduire les émissions mondiales de 50% et celles des pays industrialisés d'au moins 80% d'ici 2050, par rapport aux niveaux de 1990 ou d'une année plus récente.

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