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compensation : aprés le carbone, la nature ?

Feuille verte biodiv.jpgLa compensation de la biodiversité est un sujet absolument fondamental. C'est pourquoi la visite par Chantal Jouanno, Secrétaire d'Etat à l'Ecologie, de la première "réserve d'actifs naturels", lundi dernier était d'une particulière importante.

Les enjeux éthiques, économiques, juridiques et scientifiques sont innombrables.

Je prépare un article sur le sujet mais dés à présent, je me permets d'attirer votre attention sur ces quelques articles parus à la suite de ce déplacement ministériel.

AFP : Faire renaître un écosystème ici pour compenser les dégâts ailleurs

Développement Durable le Journal : Cossure l'écosystème en restauration

Enviro2B : La CDC Biodiversité réhabilité un écosystème unique

 

Ci dessous un entretien trés intéressant réalisé par l'AFP, de Thierry Dutoit, professeur à l'Institut méditerranéen d'écologie et de paléoécologie (IMEP)

"Donner un coup de pouce à la nature pour réparer ce que l'homme a défait"


SAINT-MARTIN-DE-CRAU, 13 mai 2009 (AFP) - Thierry Dutoit, professeur à l'Institut méditerranéen d'écologie et de paléoécologie (IMEP), travaille sur la restauration d'un écosystème rare dans la plaine de Crau, là où des vergers avaient été implantés, grâce à l'irrigation, mais aussi aux pesticides et herbicides.
Il estime que l'ingénierie écologique permet de "donner un coup de pouce" à la nature pour réparer ce que l'homme a défait, tout en mettant en garde contre l'illusion de vouloir recréer un environnement à l'identique.
Q : Qu'est-ce que l'ingénierie écologique ?
R : On considère que la nature spontanément ne va pas pouvoir faire le travail d'elle-même, et on lui donne des coups de pouce pour réparer ce que l'homme a défait ou n'a pas prévu de conserver lorsqu'il installé, par exemple, des vergers industriels.
Q : Concrètement, comment cela se passe ?
R : L'objectif est de remettre en état de marche certaines fonctions de l'écosystème qui ont disparu. On sème des espèces qui vont favoriser l'arrivée d'autres pour accélérer le processus de restauration.
Mais on sait très bien qu'aucune restauration ne peut remplir 100% des objectifs car on est sur des systèmes extrêmement complexes. On restaure une des communautés végétales les plus riches de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur avec jusqu'à 70 espèces par m2. Il est évident que vous ne pouvez connaître le fonctionnement de chacune des espèces et les interactions entre elles.
Q : Peut-on envisager de revenir à un état "originel" ?
R : A aucun moment on ne pourrait se qualifier de +renaturateur+. Le propre de la nature, c'est d'être spontanée. On va vers un nouveau système, une nouvelle référence. Il y a un notion d'irrervsibilité de ce qui a été fait.

Pour revenir à l'identique ici, il faudrait pouvoir mimer 6.000 ans d'interactions entre le climat, le sol et les pratiques pastorales !

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