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Borloo : passer de la mondialisation financière à la mondialisation verte

Lu dans les pages vertes du Figaro.fr, ce compte rendu d'un entretien avec Jean-Louis Borloo.

Retenu cette idée : passer d'une mondialisation financière à une "mondialisation verte".

A creuser.

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Pour Borloo, la sortie de crise passe par une révolution verte

Jean-Baptiste Garat
23/04/2009 | Mise à jour : 22:58
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Jean-Louis Borloo et sa secrétaire d'Etat à l'écolgie Chantal Jouanno.
Jean-Louis Borloo et sa secrétaire d'Etat à l'écolgie Chantal Jouanno. Crédits photo : Le Figaro

Le ministre d'État se défend d'être absent du débat politique depuis le Grenelle de l'environnement.

Surtout ne lui dites pas qu'il a disparu ! Certains ont beau s'agacer à l'Élysée du «silence médiatique» du ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire ou du «manque d'engagement politique» du vice-président du conseil national de l'UMP, Jean-Louis Borloo n'en a cure. «Je travaille tous les jours au devenir de l'humanité et on ne trouve rien d'autre à m'opposer que ces attaques d'une médiocrité inqualifiable», s'emporte le ministre d'État. Dans son entourage, la levée de boucliers est immédiate. Chantal Jouanno, secrétaire d'État à l'Écologie, dénonce «un mauvais procès» : «Jean-Louis ne parle que boulot, il n'est pas dans les petites phrases politiques, il ne sort pas de son sujet», assure-t-elle en se réjouissant que ce ministère dispose d'une telle «locomotive».

La colère ministérielle passée, l'avocat Borloo reprend bien vite le dessus. C'est que, il en est persuadé, l'enjeu de son travail dans la lutte contre le réchauffement climatique, pour l'environnement et l'établissement d'un nouveau modèle de société dépasse de loin les querelles politiciennes. «Nous sommes aujourd'hui lancés dans une immense bataille diplomatique, économique et morale pour le leadership mondial, plaide-t-il. Tous les pays du monde doivent aujourd'hui s'engager pour éviter l'irréversible, c'est la dernière station pour tout le monde.»

Dans la lutte contre le réchauffement climatique, la France et l'Europe ont une longueur d'avance et le ministre entend bien la conserver en entraînant les nations les plus rétives dans leur sillage. Les États-Unis de Barack Obama notamment. «Nous leur disons : “Yes you can.” Il est impossible que la première puissance du monde se donne des obligations de moyens et pas de résultats : les États-Unis doivent faire au moins autant que l'Europe.»

 

Appel aux Américains

 

Dans le cadre des négociations qui préparent la conférence des Nations unies à Copenhague en décembre, Washington avance sur la base d'un retour en 2020 au niveau des émissions carbone de 1990. Mais Borloo ne l'entend pas ainsi : «Je demande aux Américains de s'engager au moins sur les mêmes bases que les Européens, c'est-à-dire - 20 % minimum pour 2020 et - 80 % d'ici à 2050.» Ce message, il l'a martelé jeudi au G8 environnement à Syracuse. Sans oublier les absents du G8. La France a ainsi proposé que les pays développés s'engagent à financer à 100 % les investissements nécessaires au développement des énergies propres en Afrique. «Le continent africain a tous les atouts pour devenir le premier exportateur net d'énergie renouvelable, nous devons les y aider», assure-t-il.

Les ministres, réunis jeudi en Italie, ont également réaffirmé que la crise mondiale ne devait en rien retarder les mesures en faveur de l'environnement. Objectif que Jean-Louis Borloo poursuit prioritairement. «L'Occident a fait de la cavalerie des ménages un système de financement de ses États et de sa croissance. C'est un modèle fondé sur la démesure de l'énergie fossile et des matières premières importées», accuse Borloo avant de conclure : «Si la mondialisation financière n'était pas forcément une nécessité, et en tous les cas pas forcément une réussite, la mondialisation verte est un impératif absolu.»

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Commentaires

  • L'administration OBAMA semble vouloir prendre la bataille du changement climatique à bras le corps. Nous sommes heureux et soulagés de voir que les USA se préoccupent enfin de leurs émissions de GES, à coup sur les plus importantes au monde par tête d'habitants. Mais ne crions pas victoire trop tôt car en empruntant la voie législative le président américain sait que les groupes de pression fourbissent leurs armes et que la lutte sera difficile
    Ce que nous pouvons espérer c'est effectivement que personne ne cherche à se retrancher derrière la crise économique

  • Selon le WWF : l’UE « trompe » le monde à propos du climat :

    http://www.euractiv.com/fr/changement-climatique/wwf-ue-trompe-monde-propos-climat/article-181244

    En route, donc, pour Copenhague, où les gouvernements de 192 pays tenteront d’élaborer un successeur au protocole de Kyoto en décembre prochain.

    En parallèle, les scientifiques sont de plus en plus alarmistes quant au fait que le changement climatique pourrait se concrétiser plus rapidement que prévu.

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