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Pêcheurs : comment défendre les quotas et les hommes ?

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Traiter du sujet de la pêche relève du dilemne absolu. La presse se fait actuellement l'écho de cette problématique qui met mal à l'aise tout le monde, des politiques aux associatifs. A lire notamment cet article du Monde dont le titre fait froid dans le dos : "Si on n'obtient rien, on mourra à petit feu".

Pourquoi ? Parce que personne ne peut être insensible à la détresse de ces hommes et femmes qui tiennent à leur métier à leur culture et qui souhaiteraient évidemment l'exercer dans la dignité avant de l'apprendre à leurs enfants. Chacun peut comprendre cela.

Dans le même temps, la disparition des poissions signerait à coup sûr et de manière brutale la disparition des pêcheurs. On peut se demander pourquoi le problème n'a pas été anticipé plus tôt mais personne ne peut plus militer pour retarder le règlement du problème. L'Union européenne vient à son tour de rappeler que la flotte française est "surdimensionnée". Des choix douloureux se profilent donc. Mais ces choix ne peuvent se réduire à des aides pour le carburant déjà défiscalisé, comme cela avait été proposé l'an dernier.

A l'évidence, ce dossier est emblématique de la difficulté qu'il y a parfois à conjuguer le social, l'économique et l'environnement, bref les trois piliers d'un développement durable. La première chose à faire, à mon sens, pour un écologiste est d'éviter de donner de la voix au risque de  de mettre de l'huile sur le feu voire de ne pas être compris des familles touchées par cette grave crise. (crédits photo Flickr)

 

Pêche: l'UE doit continuer à réduire les capacités de ses flottes (AFP)

BRUXELLES - Les flottes de pêche de l'Union européenne vont devoir réduire drastiquement leurs capacités de captures, mais cela sera "socialement très pénible", avertissent la Commission et les experts dans un document de réflexion sur la politique européenne de la Pêche.

Ces propositions risquent d'alimenter le mécontentement des pêcheurs, notamment en France, car l'objectif affiché est une réduction de la capacité de pêche et des jours en mer pour protéger les stocks de poissons.

"La flotte communautaire peut actuellement pêcher deux tiers de plus que ce que la mer peut offrir en ressources", a expliqué un responsable de la Commission, en commentant ce "Livre vert" dont l'AFP a obtenu une mouture, encore susceptible d'être remaniée d'ici sa publication prévue mercredi.

"On parle en termes de capacité de pêche, pas de bateaux. L'effort doit porter sur la capacité, pas nécessairement sur le nombre de bateaux", a-t-il souligné.

En préambule de la version consultée par l'AFP, Bruxelles présente sa vision de ce que pourrait être la pêche en 2020: des stocks de poissons reconstitués dès 2015, une flotte ne dépendant plus des aides publiques, pratiquant une pêche respectueuse des capacités de la mer.

Mais le document a déjà été plusieurs fois remanié et la version qui sera soumise à l'aval du collège des commissaires européens mercredi pourrait être très édulcorée, tant le sujet est sensible, notamment en France, où les ports du nord ont été bloqués par les pêcheurs furieux de l'insuffisance des quotas de captures alloués pour la campagne 2009, reconnaissait-on auprès de la Commission.

"Les pays de l'UE sont conscients des enjeux, mais ce sera très dur et socialement pénible, car les reconversions ne sont pas faciles", a averti un négociateur européen.

(©AFP / 16 avril 2009 14h50)

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