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L’avenir de nos océans à la table des négociations

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Communiqué de presse France Nature Environnement - Surfrider - Ligue pour la protection des Oiseaux

mardi 24 mars 2009


L’avenir de nos océans à la table des négociations


Partie prenante du Grenelle de la Mer, FNE entend, avec ses associations membres, dont Surfrider Foundation Europe et la LPO, saisir cette occasion pour faire avancer des revendications portées de longue date et lutter efficacement contre les menaces les plus récentes auxquelles les océans sont confrontés.

FNE s’emploie aujourd’hui à mobiliser toutes les ressources nécessaires, en s’appuyant sur ses associations membres, pour que cette démarche porte ses fruits. Le Grenelle de la mer est une opportunité pour mettre sur la table un ensemble de propositions visant une meilleure préservation des océans et convaincre les professionnels de la mer, les collectivités territoriales, l’Etat et les syndicats de leur bien-fondé.

Les enjeux sont énormes. Les océans se réchauffent et leur niveau moyen augmente, le rôle de régulateur du climat des courants océaniques risque d’être perturbé par le réchauffement global, les ressources halieutiques diminuent de façon alarmante. Il est nécessaire de faire évoluer les politiques maritimes à l’aune de ces enjeux.

Le sort des mers au cœur des actions de FNE


Depuis longtemps, notre fédération s’est engagée pour l’application et le respect de la loi littoral, dans la lutte contre les marées noires et les pollutions telluriques, pour la sécurité maritime, la protection de la faune, de la flore et des milieux marins.

Comme le souligne Christian Garnier, Vice Président de FNE : « Nous avons mené, avec d’autres, des batailles qui ont contribué à l’adoption de nombreuses mesures, comme les « paquets » européens ERIKA I, II et tout récemment, III, en faveur de la sécurité maritime. Il s’agit maintenant de concrétiser enfin une vraie vision stratégique pour les espaces marins et littoraux, vision assortie d’un ensemble de propositions qui doit permettre de passer une vitesse supérieure, comme pour le changement climatique. »

Et le travail de la fédération ne se limite pas aux rivages de l’Hexagone. Christian Garnier continue :« Dans les DOM-COM, les associations membres de FNE défendent l’environnement au quotidien (tortues marines, lagons, exploitation du nickel...), la protection de la qualité des eaux littorales. Elles assurent également l’information et l’éducation du public. »

Les macro-déchets

Sur le sujet des macro-déchets, qui fait actuellement l’objet d’un Comité opérationnel animé par Robin des Bois, France Nature Environnement fera valoir l’expérience de son association membre SFE, Surfrider Foundation Europe. « Dans le cadre de sa campagne « Gardiens de la côte », action locale de surveillance du littoral, Surfrider Foundation Europe a su devenir un acteur de référence dans la préservation des océans et du littoral contre les pollutions et l’artificialisation. Les programmes de travail sur la qualité des eaux de baignades, les macro-déchets et le transport maritime permettront d’être force de proposition lors de cette concertation. » nous explique Antidia Citores, juriste au sein de Surfrider.

Du 19 au 22 mars, SFE organisait la 14eme édition des « initiatives océanes ». Chaque année, cette opération de ramassage des déchets permet d’alerter les élus, les pouvoirs publics et les médias sur la problématique du traitement des déchets. Son succès démontre la forte préoccupation de nos concitoyens face à l’avenir de nos océans.

Vers une nouvelle gouvernance pour les eaux françaises, européennes et internationales ?

La gouvernance mer et littoral doit être refondée. Lors des échanges de ce Grenelle dédié à la mer, l’idée de doter les administrations de la mer et du littoral de nouveaux moyens devrait émerger. FNE veillera à ce que ces nouveaux fonds soient employés de façon judicieuse, dans le sens de l’intérêt général.


La sécurité maritime

Autre sujet à l’ordre du jour de ces réunions, les autoroutes de la mer. Le gouvernement pourrait souhaiter que soit entériné le principe de nouveaux rails, déjà négociés avec l’Espagne. Mais cette évolution est-elle compatible avec la sécurité des hommes, l la protection de la biodiversité et des littoraux? Sommes-nous en capacité d’assumer une augmentation de la circulation dans nos eaux, alors que nos océans vont si mal ? Pour FNE, ces questions ne pourront pas être éludées.

Lutter contre l’effondrement des ressources halieutiques

Face à une situation dramatique, nous devons aboutir à une politique mondiale de la pêche et donc à sa régulation. Voici l’idée que défend France Nature Environnement depuis de longues années, et qu’elle défendra à la table des négociations.

Enfin, France Nature Environnement n’oubliera pas les sujets qui ne seraient pas abordés lors de ce Grenelle de la Mer. Peu de place, a priori, semble réservé à la biodiversité. Il est plus que temps de se soucier des 75 % de la surface terrestre, et de milieux naturels qui abritent sans doute plus de la moitié de toute la biodiversité de la planète !

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