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La relance a-t-elle tué le Grenelle ?

Relance verte…relance grise….et le Grenelle dans tout ça ?

Il y a deux jours où s’engager pour la protection de l’environnement est plus difficile que d’autres. Ces derniers temps, les mauvaises nouvelles pleuvent…..régression du contrôle des activités industrielles, création d’un nouveau circuit de formule 1, annonce de la relance de 3 autoroutes, menaces sur l’objectif de performance énergétique des bâtiments, forcing des lobbies pour l’autorisation des « supertrucks », milliards donnés à l’industrie automobile et aéronautique sans réelle contrepartie environnementale, création de deux nouveaux réacteurs nucléaires EPR…..On nous avait annoncé une relance économique verte, un « new deal écologique », on se retrouve avec une relance un peu trop grise.

Malheureusement, la crise économique n’est pas perdue pour tout le monde. Sous couvert de relance économique, les solutions à courte vue reprennent du galon et la culture du long terme recule. Alors la question est posée, pour la centième fois : le Grenelle est-il mort ? Oui et non Oui, la philosophie générale des 273 engagements négociés en octobre 2007 souffre clairement d’un certain nombre de projets et décisions qui ne peuvent pas constituer une réponse àbidons atomiques.jpg la double crise écologique et économique que nous connaissons. La situation est de ce point de vue très préoccupante. Développer le nucléaire dont le coût et les risques sont inacceptables est clairement contraire au développement des éco technologies. Celles et ceux qui se battent contre vents et marées depuis un an et demi pour imposer l’application des engagements du Grenelle doivent aujourd’hui sortir les rames et le découragement n’est pas très loin !

Une fois qu’on a dit ça… qu’est ce qu’on fait ? Existe-t-il une alternative au dialogue environnemental qui s’est bon an mal an institué entre les acteurs concernés par la protection de l’environnement ? Le Grenelle en tant que processus de dialogue ne doit pas mourir ou ce serait une catastrophe majeure, surtout pour nos enfants et petits enfants. Il faut saluer le courage et le dévouement extraordinaire des militants qui s’accrochent à ce dialogue ainsi qu’aux instruments que donne un Etat de droit pour faire respecter une conception ambitieuse du droit de l’environnement, y compris devant les tribunaux. Je pense ici et notamment aux associations qui viennent d’obtenir l’annulation d’un rallye de motos et quads en pleine montagne.

Prenons exemple sur le dialogue social entre syndicats de salariés et représentants du patronat. Malgré les affrontements parfois très vifs entre ces acteurs, le processus de dialogue social institué dans les années 20 perdure encore et a, objectivement donné des résultats. L’enjeu du moment est de faire en sorte que le dialogue environnemental survive à la tempête actuelle.

Alors certes, la lecture des journaux ne donne pas le moral mais c’est une raison de plus pour s’activer et refuser le fatalisme.

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Commentaires

  • Je pense qu'il est même paradoxal de répondre à la crise en abandonnant des engagements que l'on s'était fixé. C'est en effet le moment ou jamais de s'engager clairement dans une alternative économique, axée sur l'environnement. Investir aujourd'hui dans l'écologique(et donc dans l'économique), c'est en effet répondre aux multiples objectifs transcendés par la notion de "développement durable".
    Il est d'abord nécessaire que les gouvernants (ou LE gouvernant) prennent enfin conscience que l'écologique est synonyme d'économie. Alors certes, peut être pas à court terme. Mais les dépenses réalisées maintenant seront, il est certain, amorties très largement dans quelques années.

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