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Annualisation du malus auto : le signal est bon mais faible

Le projet de loi de finances rectificative pour 2009 a été présenté ce matin en Conseil des ministres. Parmi les mesures envisagées figure la création d'un malus annuel qui frapperait les voitures les plus polluantes. Trés exactement, le propriétaire d'une voiture qui émet plus de 260g de CO² par km devra s'acqupot échap poll AFP Aude Vanlathem.jpgitter chaque année d'une contribution de 160 euros. Ce système s'ajoute à celui du bonus/malus à l'achat, le malus pouvant à cet instant grimper jusqu'à 2500euros.

La mesure correspond à un engagement du Grenelle de l'environnement mais elle est symbolique. Elle ne devrait en effet toucher que 1% des véhicules. Pour les Ministres porteurs du projet comme Nathalie Kosciusko-Morizet, il ne s'agit d'ailleurs que d'un "signal." Le signal est bon mais faible. Encore que cela dépende du point de vue d'où l'on place. Toute mesure susceptible de donner l'impression aux français que l'on portera atteinte au budget voiture est trés impopulaire dans un contexte marqué par des tensions trés fortes sur le pouvoir d'achat. C'est sans doute la raison pour laquelle, le Gouvernement a refusé d'abaisser le seuil de déclenchement du malus à 160 ou 180gCO² comme le demandent les associations de défense de l'environnement.

En réalité, la création d'un malus sur les véhicules les plus polluants est une mesure qui présente bien des avantages et pas que pour la protection de l'environnement, ce qui serait déjà considérable. En réalité, encourager l'achat de voitures moins polluantes, c'est aussi encourager l'achat de voitures moins chères et moins gourmandes en énergie. Le malus n'est donc pas contraire à la défense du pouvoir d'achat. Surtout, l'industrie française de l'automobile, qui souffre aussi, met sur le marché des véhicules plus petits et moins polluants que ses concurrents allemands par exemple. Le malus n'est donc pas contraire aux intérêts économiques des constructeurs français ni, par voie de conséquence, à l'emploi, dans un contexte difficile.

Bref, si l'on y regarde de prés, le malus n'a pas été créé pour faire plaisir à des écolos en manque de taxes mais bien parce qu'il s'agit d'une mesure "éco compatible" : écologiquement et économiquement. Dommage simplement que le Gouvernement ne siot pas allé un tout petit peu plus loin en s'arrétant aux véhicules de plus de 250gCO² (crédits photo : AFP Aude Vanlathem)

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