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Nucléaire : la CRII RAD identifie un nouveau site mal décontaminé en Bretagne

La CRII-RAD, association indépendante qui réalise un travail exceptionnel d'expertise en matière de pollution radioactive vient de publier, le 20 juillet 2008, un rapport qui publie les premiers résultats d'analyse de la situation d'un ancien site minier (Rosglas) exploité en Bretagne. La conclusion du rapport (cf. p 9) est la suivante :

"Des déchets radioactifs accessibles au public.
Ces résultats préliminaires montrent que l’ancien exploitant minier a laissé sur le site de Rosglas des matières radioactives uranifères issues de l’exploitation de l’uranium.
Il s’agit de stériles miniers contenant en réalité des minerais à teneur élevée en uranium et de sols contaminés par les écoulements des eaux d’exhaure.
L’activité en uranium 238 des matériaux abandonnés sur la verse à « sériles » et les dépôts qui imprègnent le chemin est respectivement 80 et 29 fois supérieure à 3 700 Bq/kg, valeur que les autorités préfectorales retiennent pour imposer une gestion spécifique des matériaux solides autour des anciennes mines d’uranium.
En outre, l’activité massique totale de ces matériaux est largement supérieure à 500 000 Becquerels par kilogramme. On peut donc considérer qu’il s’agit de déchets FA à vie longue dans la mesure où l’ANDRA fixe habituellement la limite entre TFA (Très Faiblement Actifs) et FA (Faiblement Actifs) à 100 000 Bq/kg.
"
La preuve est une nouvelle fois faite que la transparence ne se fera pas de l'intérieur de la filière nucléaire. Heureusement, dans les négociations en cours sur la directive relative aux sols pollués, les sites contaminés par des déchets radioactifs ne sont pas au nombre des sites concernés par l'application de la directive.

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