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Nucléaire : le Ministre est-il le dernier informé ?

Communiqué FNE
S’il faut se féliciter des prises de position de Jean-Louis Borloo de ce jour, les déclarations du Ministre de l’Ecologie, à la suite de l’accident nucléaire du Tricastin, le démontrent : le politique a perdu le contrôle de la filière nucléaire et nous dépendons désormais toutes et tous du bon vouloir du lobby nucléaire qui s’est arrogé, grâce à la loi du 13 juin 2006 l’entier contrôle de cette filière.

Sur la surveillance des nappes phréatiques

M. Jean Louis Borloo a annoncé qu’il veut faire vérifier l’état de pollution des nappes phréatiques près de l'ensemble des centrales nucléaires après l'incident qui s'est produit la semaine dernière sur le site de Tricastin.

Rappelons simplement que cette demande est portée par les associations, qui siègent au sein des commissions locales d’information installées près de chaque site nucléaire depuis des années. Rappelons qu’en 2005, un laboratoire indépendant (ACRO) avait déjà tiré la sonnette d’alarme quant à la présence de tritium à proximité des centres de stockage de déchets nucléaires de La Hague et de l’Aube. Résultat ? Aucune réaction !

Sur la saisine du Haut Conseil pour la transparence et la sécurité en matière nucléaire

M Borloo a saisi ce Haut Conseil, au sein duquel siège FNE, d’une demande d’analyse de l’accident survenu sur le site du Tricastin.

FNE rappelle que la représentation des associations au sein de ce Haut conseil est totalement déséquilibrée et que ce Haut Conseil dépend complètement de l’information élaborée, contrôlée et diffusée par l’Autorité de sûreté nucléaire. De plus, le Haut Conseil devrait être informé en amont et en continu, pas 10 jours après les faits !

Conclusion : il faut casser de toute urgence le monstre technocratique et antidémocratique mis en place par la loi du 13 juin 2006.

La lecture attentive des déclarations du Ministre de l’Ecologie qui est aussi en charge de l’Energie le démontre : il ne peut que demander, souhaiter, vouloir des informations mais il ne dispose d’aucun moyen de contrôler cette information et d’imposer quoi que ce soit à l’Autorité de sûreté nucléaire, composée de 5 personnes non élues et juridiquement irresponsables.

Pour Arnaud Gossement, porte parole de FNE : « La loi du 13 juin 2006 a placé tous les pouvoirs de contrôle de la filière nucléaire aux mains des 5 dirigeant de l’Autorité de sûreté nucléaire. Pire, l’article 64 de cette loi a donné à l’ASN la tutelle de tous les fonctionnaires en charge du nucléaire. M Borloo, comme tous les français, dépend donc de l’ASN qui est la seule à contrôler l’information en matière nucléaire. Cessons ce scandale démocratique en abrogeant cette loi du 13 juin 2006 ! »

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Commentaires

  • Quels rappels fréquents à ce soi-disant "Lobby nucléaire", à cette effrayante techno-structure industrielle qui détournerait la démocratie dans notre pays. Je pense que cela relève du fantasme et de la manipulation. L'industrie nucléaire en France est affaire d'état avant tout, et l'état c'est la majorité des citoyens. Si le nucléaire était uniquement une affaire de gros sous il y a longtemps que les capitaux privés auraient investi le domaine. Or ce sont les politiques qui ont décidé à l'origine (1973) de renforcer l'indépendance énergétique du pays et par conséquence en raison du choix du nucléaire, placé le pays parmi les meilleurs en matière de rejets de CO2, ce gaz qui représente le risque majeur pour la planète dans la prochaine décénnie. Merci au nucléaire!

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