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Grenelle de l'environnement : où sont les sous ?

Le financement des 273 engagements négociés lors du Grenelle de l'environnement est un sujet trés délicat qui embarasse jusqu'aux écologistes eux mêmes. Il est en effet important de ne pas parler de l'environnement qu'en termes de coûts mais aussi en termes d'opportunités économiques, à une époque de pétrôle cher et d'engouement des jeunes actifs pour le développement durable. Il est aussi important de ne pas oublier le principe pollueur payeur et d'amener les entreprises à internaliser un certain nombre de coûts externes, liés à la dégradation de l'environnement, qui sont aujourd'hui supportés par la collectivité.

Cela étant, même si le développement des éco technologies peut doper la croissance, même si le secteur privé doit contribuer, il n'en demeure pas moins qu'une réorganisation des finances publiques s'impose pour assurer la mise en oeuvre de certains engagements du Grenelle. A ce sujet, les collectivités locales (dont les régions ne sont pas de la même couleur politique que la majorité présidentielle) sont inquiètes des efforts que pourrait leur demander un Etat dont les caisses ne débordent pas.
En clair, il faudra bien trouver des financements publics. Or, un article du journal Les Echos de ce jour laisse craindre que les acteurs du Grenelle soient déçus par les mesures de la future loi de finances pour 2009... Je cite le passage qui nous concerne : "Par ailleurs, le gouvernement cherche à mettre un accent sur l'écologie, le développement et l'aménagement durable. Pourtant, le ministère de Jean-Louis Borloo n'obtient quasiment pas de crédits supplémentaires. Il parie en fait sur des redéploiements importants pour financer le Grenelle de l'environnement, lequel touche à bien des sujets, comme le logement, les transports, l'eau ou l'énergie. A quoi s'ajoutera le « verdissement » de la fiscalité avec le développement des systèmes de bonus- malus".
Pas de crédits supplémentaires.....vous avez bien lu. Quant au "verdissement de la fiscalité", lorsque l'on se rappelle qu'Eric Woerth avait publiquement critiqué le système du bonus malus et et la réserve du Président de la République sur la contribution climat énergie (ex taxe carbone)....le doute est permis.

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Commentaires

  • Il apparaît évident que la crise écologique va plomber l'économie : la raréfaction des ressources , tout particulièrement le pétrole , les désordres climatiques etc sont de nature à mettre nos économie à genoux. Quoi de plus normal ? Le problème écologique n'est pas une abstraction, c'est la conséquence concrète et le révélateur redoutable d'une organisation de la société dans un sens non durable .Faire un Grenelle et compter sur le système lui même pour financer la sortie du système est d'une logique peu rigoureuse. C'est envoyer balader bien loin la notion pourtant juste si souvent citée de nouveau paradigme. Je commencerai à reprendre espoir quand "les écologistes" comprendront enfin la gravité du problème écologique et par conséquent l'obligation d'apréhender le problème autrement.

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