Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

THT France/Espagne : un enfouissement de la ligne ou…

Communiqué FNE

Jean-Louis Borloo vient d’annoncer son choix en faveur d’un enfouissement de la ligne électrique 400 000 volts à très haute tension (THT) qui doit relier Figueras, en Espagne, à Perpignan. Réaction de France Nature Environnement, fédération française des associations de protection de la nature et de l’environnement.

Pour Arnaud Gossement, porte parole de FNE : « Enfouir la ligne THT, c’est bien, enterrer le projet c’est mieux. L’enfouissement n’est qu’une réponse partielle à une vraie question : de quelle politique énergétique voulons nous ? Pour FNE, la solution est celle d’une production énergétique plus sobre, diversifiée et renouvelable, pas d’un système nucléaire centralisé, peu adapté aux territoires, peu démocratique et qui commercialise ses excédents aux pays frontaliers. »

L’enfouissement : une réponse qui pose beaucoup de questions !

Pour France Nature Environnement, le dossier est loin d’être bouclé et un nouveau sommet franco-espagnol doit d’ailleurs se réunir en juin. FNE souhaite que le public soit informé de l’étude que RTE et REE doivent réaliser : s’agira-t-il d’un enfouissement terrestre ou marin ? partiel ou total ? Quel sera son bilan écologique, financier mais aussi sanitaire ? En réalité, le choix de l’enfouissement pose de nouvelles questions.

L’enfouissement : une réponse partielle à un problème global

Par ailleurs, France Nature Environnement rappelle que si la nécessité d’une certaine souplesse d’échanges frontaliers peut se justifier dans le cadre européen, la systématisation de l’exportation française revient à faire supporter à notre pays la pollution, les risques et la gestion des déchets, pour pallier l’imprévoyance énergétique des pays limitrophes. Si le courant électrique est pour tous, les déchets devraient l’être également ?

La solution de l'enfouissement, bien que hors de prix (700 millions d’euros), consiste à « limiter les dégâts ». Reste que cette "solution" ne répond nullement à la question de fond : celle de l'exportation d'une électricité française excédentaire (par la construction mal calculée du programme nucléaire français à partir de 1974), en partie vers la péninsule ibérique.

Pour mémoire : la France exporte (chiffres de 2007) 6,2 TWh vers l'Espagne et en importe. Bilan final : exportation de 4,7 TWh. Il faut comparer ses données à l'export vers l'Italie (14,9), la Suisse (11,7), l'Allemagne (16,5), la Belgique (10,8) ou le Royaume Uni (11,8). Le bilan final de la France est une exportation de 63,4 TWh. soit l'équivalent d'environ dix tranches nucléaires de 900 MW...(produisant chacune environ 6,5 TWh).

France Nature Environnement salue le travail des associations - comme la SEPANSO, UMINATE, LRNE, le Collectif anti-THT – et les élus qui se battent depuis des années contre ce projet de THT 400 000 volts dans les Pyrénées.

Lien permanent Pin it! Imprimer 1 commentaire

Commentaires

  • Bonjourau sujet de l'enfouissement, mais pour le projet Cotentin-Maine, le communiqué de la coordination interrégionale Stop-THT ( www.stop-tht.org ) :Enfouir la ligne THT ou enfouir les vraies questions ?Depuis l’annonce de l’enfouissement de la ligne THT France-Espagne, quelques "grands" élus de la Manche et de la Mayenne plaident pour l’enfouissement de la THT 400 000 Volts Cotentin-Maine.Il est important de repréciser que cette ligne ne pourra pas être entièrement enfouie car les contraintes techniques entre la THT France-Espagne et le projet Cotentin-Maine sont de nature très différente. Pour la ligne pyrénéenne, il est possible d’utiliser du courant continu (comme pour les lignes sous marines) parce que c’est une ligne de transit, alors que la ligne Cotentin-Maine doit obligatoirement transporter du courant alternatif pour maintenir le lien synchronisant sur le réseau. L’enfouissement d’une 400 000 Volts, en courant alternatif sur une longueur de plus de 100 Kms est, aujourd’hui, techniquement impossibleM. le Député Kert a bien précisé "que l’enfouissement ne pourrait concerner que quelques tronçons et que, de toutes façons, la problématique des champs magnétiques et des courants induits ne serait absolument pas résolue et l’impact sur l’environnement, faune, flore, sol, sous-sol, resterait important".Avec une ligne aérienne refusée par les populations au Sud comme au Nord à cause de ses nuisances, ou avec une ligne souterraine dont la solution technique n’est pas démontrée, l’urgence est de définir avant tout les règles de protection des riverains potentiels ou de ceux vivant sous les lignes THT. Il appartient aux députés, sénateurs… de porter le débat devant l’assemblée nationale et de légiférer dans ce sens, et non d’enfouir les vraies questions : justification de la ligne, impact sur les exploitations agricoles et la santé des riverains.Plutôt que de poursuivre dans une politique énergétique obsolète, il serait plus sage de consacrer les investissements au développement de l’efficacité énergétique et de toutes les sources d’énergies renouvelables ; les deux seuls piliers d’une politique énergétique qui allie sécurité énergétique, lutte contre les changements climatiques et préservation de l’environnement et de la santé.La CIStop-THT rappelle qu’avant toute nouvelle construction de ligne à très haute tension aérienne ou enfouie, il est nécessaire que l’Etat et les industriels reconnaissent enfin l’impact des ces lignes sur les exploitations et la santé des riverains. Ce préalable devra être concrétisé par une révision des normes d’exposition et l’imposition de distance de protection entre les lignes et les riverains et exploitations agricoles. Nous demandons un moratoire suspensif des travaux de la ligne jusqu’aux conclusions de l’enquête « vivre avec une ligne THT ? » et de l’étude conduite par l’Inserm.Coordination interrégionale STOP-THT

Les commentaires sont fermés.