Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Les biocarburants ne sont plus que des agrocarburants


Est-il possible que le greenwashing ait des ratés ? Rappelez vous, les "biocarburants" devaient nous permettre de sauver la planête tout en roulant du moment que notre voiture roulait au colza ou à la betterave. En réalité, les études se multiplient qui démontrent que ces carburants végétaux présentent un bilan écologique plus que médiocre. Last but not least, même l'office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et techniques, que l'on a connu plus perméable aux thèses des écologistes, recommande, dans un rapport récemment publié par deux sénateurs de bords politiques différents, un "moratoire" sur les cultures destinées à la production d'agrocarburants : "L'objectif européen d'inclure, d'ici 2012, 5,75 % de biocarburants dans les combustibles automobiles partait d'une excellente intention. Mais s'appliquant à des technologies dont le bilan carbone reste très discutable, sa réalisation a eu des effets pervers tant sur la biodiversité européenne que sur la biodiversité mondiale. En Europe, cette politique a eu pour conséquence d'activer le forçage des sols et, dans certains cas, d'aboutir à la suppression des mesures qui avaient été établies pour préserver la biodiversité des milieux agricoles. Ainsi, en France, on a supprimé l'obligation de maintenir les bandes enherbées aux abords des champs de colza situés près des ruisseaux, pour accroître les surfaces destinées à la production de biocarburant. A l'extérieur de l'Europe, cette poussée de demande de biocarburants a été un des facteurs d'accélération de la déforestation tropicale, en particulier dans le Sud-Est asiatique. Il semble donc souhaitable de proclamer un moratoire européen sur la progression de l'utilisation des biocarburants après 2012, en attendant la maturité des biocarburants de deuxième génération (catalyse enzymatique de la filière ligno-cellulosique) ou de troisième génération (micro-algues)". Certes, le rapport parle encore de biocarburants mais en termes peu élogieux. La presse à l'inverse, emploie davantage le terme agrocarburant. Des biocarburants aux agrocarburants nocifs pour la biodiversité : le glissement sémantique est intéressant et démontre peut être que ces produits sont une impasse.

Lien permanent Pin it! Imprimer 0 commentaire

Les commentaires sont fermés.