Au secours : Claude Allègre revient ! (16 mai 2009)

L’information est chaque jour plus précise, chaque jour plus incroyable : le Président de la République s’apprêterait à nommer Claude Allègre au Gouvernement, au lendemain des élections au Parlement européen. Le pire n’est jamais certain mais le risque est réel : il faut réagir.

Il faut réagir car notre société est en train de vivre une transition économique et écologique sans précédent. Cette transition est difficile, douloureuse, particulièrement dans un contexte de crise qui frappe les plus faibles. Cette transition doit à chaque instant être portée, encouragée, renforcée en soutenant toutes celles et tous ceux, chaque jour plus nombreux, qui s’engagent pour un autre modèle de développement.

Tout retour en arrière, toute pause est inconcevable tant il est urgent d’apporter une réponse commune à la crise écologique, économique et sociale. Claude Allègre ministre c’est prendre le risque inconcevable d’appuyer debout sur la pédale de frein alors que nous devons prendre le virage de l’économie verte pour éviter une sortie de route définitive. Pas besoin de verser dans le catastrophisme facile : la Terre ne nous laissera pas le droit à l’erreur ni le droit aux ringards !

Claude Allègre n’est favorable qu’au dérèglement du climat politique et social comme son peu de considération des enseignants a pu le démontrer alors qu’il était ministre de l’Education nationale. Ses prises de position simplistes contre le principe de précaution, le désamiantage de l’Université de Jussieu ou les conclusions des milliers de chercheurs réunis au sein du Groupe international d’experts sur le climat relèvent de la provocation et de la volonté de se distinguer : mais est-il l’heure de jouer ?

Nommer Claude Allègre à la veille des négociations internationales de Copenhague, qui doivent définir le Monde de l’après-Kyoto, désintoxiqué de la surconsommation et des énergies fossiles, représente le rêve des lobbys du surplace et le cauchemar de celles et ceux qui comprennent notre responsabilité envers les générations futures.

Il faut lancer un appel à tous les hommes et à toutes les femmes de bonne volonté, quelles que soient leurs opinions politiques, écologistes ou non qui refusent tout simplement la politique de l’égoïsme mais exigent celle du respect, d’une recherche citoyenne renforcée et de l’accès au savoir pour tous.

A coup sûr « l’arme contre le progrès » ce n’est pas le principe de précaution mais bien Claude Allègre. Monsieur le Président de la République : par pitié oubliez Claude Allègre !

15:28 Écrit par | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : claude allègre | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |